Europe : BCE : Lagarde quittera ses fonctions le 7 février 2027

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BCE : Lagarde quittera ses fonctions le 7 février 2027

Publié le 29.10.2026 à 12h00 – Par Liam Anderson – Temps de lecture 4mn

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Le président de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, quittera ses fonctions le 7 février 2027

Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde a annoncé qu’elle quittera ses fonctions le 7 février 2027. Elle a communiqué cette décision au conseil des gouverneurs et à l’ancien président du Conseil européen, Antonio Costa, comme indiqué sur le site du régulateur. Les raisons de cette décision ne sont pas révélées.

BCE – BCE : Lagarde quittera ses fonctions le 7 février 2027
Anciens confidents : Christine Lagarde, alors directrice du FMI, et Klaus Schwab, fondateur du WEF, lors de la réunion annuelle de Davos en 2013.

Un mandat marqué par les crises

Arrivée à la tête de la BCE en novembre 2019, Christine Lagarde a succédé à Mario Draghi dans un contexte déjà incertain. Son mandat a été immédiatement dominé par la pandémie de Covid-19, qui a imposé une réponse monétaire massive et rapide. Le programme d’achats d’urgence pandémique (PEPP) a été lancé en quelques semaines pour stabiliser les marchés. La guerre en Ukraine, débutée en 2022, a ensuite provoqué un choc d’offre majeur et une flambée de l’inflation sans précédent depuis la création de l’euro. La BCE a dû opérer un virage brutal, relevant ses taux directeurs à un rythme historique pour ramener l’inflation vers sa cible de 2 %. Ce cycle de resserrement s’est achevé en 2024, laissant place à une phase d’assouplissement progressive. La gestion de la transition climatique et le lancement de l’euro numérique figurent parmi les dossiers structurels initiés sous sa présidence.

Présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde

Un successeur sera désigné selon le processus prévu

Le Conseil européen désignera un successeur pour Christine Lagarde conformément au processus de nomination (article 283 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne), indique le communiqué de presse. Le conseil des gouverneurs a remercié Mme Lagarde pour son travail.

La procédure de nomination du président de la BCE est encadrée par l’article 283 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Le Conseil européen, réuni au niveau des chefs d’État et de gouvernement, statue à la majorité qualifiée sur recommandation du Conseil des ministres des finances (Ecofin). Le Parlement européen est consulté et son avis, bien que non contraignant, pèse politiquement. Le mandat est d’une durée de huit ans, non renouvelable. Les équilibres géographiques et politiques jouent traditionnellement un rôle déterminant : l’alternance entre pays du Nord et du Sud, ainsi que la recherche de parité homme-femme, orientent souvent les tractations. Le futur président devra obtenir l’adhésion d’une large coalition au sein du Conseil des gouverneurs pour garantir la cohésion de l’institution.

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Des pistes de départ anticipé et de nouvelles fonctions

Christine Lagarde avait envisagé une démission anticipée si la situation économique de l’Union européenne se stabilisait, situation qui a été perturbée par le conflit au Moyen-Orient. La Neue Zürcher Zeitung a évoqué la possibilité que Mme Lagarde prenne la tête du Forum économique mondial (WEF).

Les candidats potentiels cités par Reuters

Parmi les candidats envisagés pour le poste de président du BCE, Reuters a nommé le directeur du Fonds monétaire international, Pablo Hernández de Cos, le directeur de la Bundesbank, Joachim Nagel, le président de la Banque européenne d’investissement, Nadia Calviño, ainsi que l’ancien directeur de la Banque centrale néerlandaise (2011-2025), Klaas Knot.

La succession : enjeux et profils

Les quatre noms cités par Reuters reflètent la diversité des profils traditionnellement privilégiés pour ce poste. Pablo Hernández de Cos, à la tête du FMI depuis peu, combine une expérience de banquier central (Banque d’Espagne) et une vision multilatérale. Joachim Nagel incarne la rigueur monétaire allemande, défendant souvent une ligne stricte sur la stabilité des prix au sein du directoire. Nadia Calviño apporte une double casquette politique et technique, forte de son passage au gouvernement espagnol et à la présidence de la BEI. Klaas Knot, vétéran de la banque centrale néerlandaise, est reconnu pour son expertise en supervision bancaire et sa fermeté sur les règles budgétaires. Le choix final devra arbitrer entre continuité dans la lutte contre l’inflation et adaptation aux nouveaux chocs géopolitiques. La fragmentation économique de la zone euro et le financement de la défense européenne s’imposent comme les défis majeurs du prochain mandat.

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