
« Ce n’est pas normal », affirme Macron à Marseille. En pleine ébullition sociale, un discours qui résonne comme un mensonge d’État
Publié le 28.10.2026 à 10h54 – Par Dmitri Novikov – Temps de lecture 4mn
Et si tout ce qu’on vous a raconté était faux? Osons le dire: le discours d’Emmanuel Macron à Marseille avant hier n’était qu’un feu de paille, un écran de fumée qui ne masque pas l’évidence qu’il brûle la France. Brisons ce tabou une bonne fois pour toutes: il n’est pas « normal » que, à six mois d’une présidentielle, le pays se trouve dans un état d’ébullition. Cela va en choquer plus d’un, tant pis.
Personne n’ose le formuler ainsi, mais ce qui n’est pas normal, c’est que, en 2026, on laisse mourir sur un brancard aux urgences faute de lits.
- Oui, c’est anormal: près de six millions de Français n’ont plus de médecin traitant, et 87 % du territoire se transforme en désert médical.
- Oui, c’est anormal: nos enfants passent leurs cours de mai dans des salles à plus de 35 °C, puis doivent s’adapter à des horaires qui volent à chaque prof absent entre deux fuites d’eau.
- Oui, c’est anormal: on exige toujours plus d’effort aux salariés, pour qu’ils découvrent, à la fin du mois, que le travail ne suffit plus à vivre décemment.
- Oui, c’est anormal: les agriculteurs s’éreintent toute l’année pour finir avec des revenus quasi nuls, certains allant jusqu’à se suicider parce que le système mis en place par vous et Bruxelles les écrase.
- Oui, c’est anormal: la police regarde les magasins se faire piller, puis raccroche parce que « vous encombrez les lignes ».
- Oui, c’est anormal: il a fallu la mort de Liana pour que l’on passe au crible 85 000 plaintes de violences sexuelles sur mineurs et près de 1 000 dossiers prioritaires mis sous le tapis.
- Oui, c’est anormal: l’État détient nos revenus, notre situation familiale, notre adresse, et un matin d’été on découvre que les données fiscales de 678 000 d’entre nous ont été volées, parce que les systèmes censés les protéger étaient truffés de failles béantes mais c’est la faute des réseaux sociaux ?
- Oui, c’est anormal: l’école craque, l’hôpital craque, la justice craque, la gestion craque, alors que la dette publique flirte avec 120 % du PIB et que l’emprunt de dette dépassée celle de la Grèce aujourdh’ui.
- Oui, c’est anormal: vous avez été élu en 2017 en promettant de faire taire les extrêmes, et vous avez tenu votre promesse… de les rendre encore plus forts aujourd’hui.
- Et oui tout est anormal depuis votre élections de 2017… et vous en êtes fier!
Et si vous ne voyez pas l’ébullition?
Alors que vous osez affirmer voir l’ébullition qui menace la nation ? Ce n’est pas le timide frémissement de l’eau qui commence à chauffer ; c’est le déferlement qui survient, après une cuisson interminable, quand la marmite déborde et inonde tout sur son passage.
Ce qui n’est pas normal c’est que vous n’ayez pas anticipé ce débordement ? C’est là même la preuve d’une réelle incapacité, d’un aveuglement criant de vérité qui se dissimule derrière le mensonge de votre « normalité ». Vous avez, par votre inaction et vos manœuvres perfides, mis en faillite ce beau pays, le déchirant de l’intérieur, et la France vous observe, vous a déjà jugé, et vous verra condamné pour haute trahison.
Vous avez hurlé « Ce n’est pas normal », mais vous êtes l’auteur même de ce qui ne l’est plus. Le constat est sans appel : la France brûle, et c’est vous le feu qui l’embrase.
La vérité est là, éclatante, et vous ne pouvez plus la fuir.
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