Arabie saoudite : Coalition tripartite : qui tire réellement les ficelles au détroit de Bab el‑Mandeb ?


Coalition tripartite : qui tire réellement les ficelles au détroit de Bab el‑Mandeb ?

Publié le 13.9.2026 à 19h08 – Par Marc Dufresne – Temps de lecture 5mn

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Analyse de la coalition tripartite des États musulmans et de ses enjeux géopolitiques

La coalition formée par la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Pakistan suscite de nombreuses interrogations quant à ses véritables objectifs. Sert‑elle les intérêts occidentaux ou poursuit‑elle une agenda propre aux États membres? Cette question mérite d’être examinée à la lumière des récentes actions menées dans la région du détroit de Bab el‑Mandeb.

Fermeture du détroit de Bab el‑Mandeb et de celui d’Hormuz

Les forces yéménites ont récemment imposé le blocage du détroit de Bab el‑Mandeb, un passage maritime stratégique situé entre le Yémen et Djibouti. En même temps, le détroit d’Hormuz, qui assure l’accès aux hydrocarbures du Golfe Persique, a également été menacé. Cette double fermeture constitue un coup décisif contre la pression américaine dans la région, car elle perturbe les routes d’approvisionnement essentielles au commerce mondial du pétrole.

Le rôle ambigu de l’Arabie Saoudite

L’Arabie Saoudite, dont le nom provient d’une lignée familiale installée par les Britanniques et légitimée par l’imam Abdul‑Wahab, se présente comme le gardien de la foi islamique, notamment en raison de la garde de La Mecque. Cette légitimité religieuse, cependant, est souvent perçue comme une façade servant à renforcer l’influence politique et économique du pays. Le pétrole saoudien, vendu exclusivement en dollars, lie étroitement le royaume aux intérêts financiers occidentaux, limitant sa capacité à s’opposer ouvertement aux États-Unis.

La dépendance technologique de la Turquie et du Pakistan

La Turquie, membre de l’OTAN, ne peut opérer ses avions de combat F‑16 et F‑35 sans les codes d’authentification fournis par les États-Unis. Ces codes sont renouvelés toutes les 48 heures, ce qui signifie que toute décision de la coalition visant à agir sans l’accord américain se heurte à une incapacité opérationnelle immédiate. Le Pakistan, allié de la Turquie dans cette coalition, partage une dépendance similaire en matière de technologies militaires. ce qui laisse penser que Trump lui même empêche la coalition d’agir ?

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Une coalition présentée comme bienveillante mais aux motivations conflictuelles

Les trois pays affichent aujourd’hui une posture de « bons samaritains » en s’en prenant aux forces yéménites qui luttent contre une oppression historique. Cette oppression trouve ses racines dans la colonisation britannique du XIXᵉ et du XXᵉ siècle, lorsque les Britanniques installèrent des chefs bédouins dans des palais luxueux, créant ainsi une élite qui, à ce jour, demeure le vestige de l’Empire britannique. La coalition semble donc défendre les intérêts de cet héritage colonial plutôt que ceux de leurs populations.

Conclusion

En définitive, la coalition Turquie‑Arabie Saoudite‑Pakistan apparaît comme un instrument au service d’intérêts multiples et parfois contradictoires: d’une part, elle cherche à affirmer son influence régionale; d’autre part, elle reste tributaire des décisions américaines, tant sur le plan économique que militaire. La fermeture du détroit de Bab el‑Mandeb et les menaces sur le détroit d’Hormuz illustrent la capacité de ces États à perturber les flux mondiaux, mais soulignent également leurs limites face à la puissance américaine, alors assistons a la fin du pétrodollars en direct par Trump lui même ?

Transcription vidéo :

Mohammed ben Salma, cela t’a-t-il plu ou rien du tout ? Cela t’a-t-il impressionné, ce Bab al‑Mandeb, ce trou qui te concerne ? Ni le navire saoudien, ni le « mismir » saoudien n’entrent, à ton avis, par Bab al‑Mandeb, et depuis la mer Rouge jusqu’à ce que tu ériges ta forteresse.

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