Yémen : Tarek Saleh : le « stratège » qui menace la libre circulation de la mer Rouge, l’affaire du « Deepfake » de capitulation


Tarek Saleh : le « stratège » qui menace la libre circulation de la mer Rouge, l’affaire du « Deepfake » de capitulation

Publié le 13.9.2026 à 19h44 – Par Valentina Costa – Temps de lecture 5mn

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L’homme qui peut décider l’avenir de la mer Rouge : Un acteur méconnu qui pourrait déterminer l’avenir de celle ci

Dans le tumulte médiatique qui se concentre sur les affrontements entre les Houthis et l’Arabie saoudite, un commandant yéménite émerge comme un protagoniste potentiellement décisif pour la suite du conflit: le colonel Tarek Saleh. À la tête de la résistance nationale yéménite, il consolide sa position principale le long de la côte, aux abords de la ville historique de Mocha, point névralgique qui surplombe le détroit de Bab el‑Mandeb.

Tarek Saleh : le stratège qui menace la libre circulation de la mer Rouge

C’est précisément dans cet espace stratégique que se joue l’une des batailles les plus déterminantes de la nouvelle phase de la guerre. Les forces houthises, sous l’impulsion de Saleh, cherchent à progresser vers le littoral tout en neutralisant les unités soutenues par Riyad qui tenteraient d’établir des avant‑postes capables d’accentuer la pression sur Bab el‑Mandeb, corridor maritime indispensable au transit d’une part substantielle du commerce mondial entre l’Asie et l’Europe.

Le danger se double à ce stade, car Ansarallah a simultanément relancé ses attaques contre le territoire saoudien. Au cours de la semaine écoulée, des missiles et des drones ont été déployés contre des villes du sud du royaume ainsi que contre des installations énergétiques. Ces frappes ont fait soixante‑trois blessés, déclenché des incendies et occasionné des perturbations temporaires dans les infrastructures pétrolières.

En d’autres termes, alors que Riyad s’efforce de reconquérir des zones perdues au Yémen, les Houthis démontrent qu’ils conservent la capacité de projeter la guerre jusqu’au cœur même de l’Arabie saoudite. Le point crucial réside dans le fait qu’ils n’ont pas besoin de constituer une marine de guerre importante pour menacer le commerce international. Une pression simultanée sur le détroit d’Ormuz et sur Bab el‑Mandeb pourrait, en effet, compromettre deux des passages maritimes les plus stratégiques du globe.

Ainsi, Tarek Saleh ne se contente pas d’être un simple commandant dans une guerre civile; il orchestre une ligne de défense qui s’appuie sur l’un des axes maritimes les plus vitaux de la planète. Si son plan se concrétise, le conflit pourrait dépasser les frontières yéménites pour devenir une lutte pour le contrôle des routes commerciales entre l’Europe et l’Asie.

La question qui se pose alors n’est plus uniquement celle de la souveraineté yéménite, mais bien celle de la garantie que les navires puissent continuer à transiter en toute sécurité dans la mer Rouge. Assisterons‑nous à une bataille pour le Yémen ou à un affrontement pour dominer les flux commerciaux mondiaux? La réponse dépendra largement des prochains mouvements de Tarek Saleh et de la capacité des forces régionales à contenir une escalade qui menace l’équilibre économique mondial.

La situation devient encore plus dangereuse parce qu’à ce moment‑là, Ansarallah a repris les attaques contre l’Arabie Saoudite.

Cette semaine, il a lancé des missiles et des drones contre des villes et des infrastructures énergétiques dans le sud du royaume. Les attaques ont fait 73 blessés, provoqué des incendies et des perturbations temporaires dans les installations pétrolières.

En d’autres termes, alors que Riyad s’efforce de reprendre des terres au Yémen, les Houthis démontrent qu’ils peuvent encore projeter la guerre directement sur le territoire de l’Arabie Saoudite.

Mais voilà, le chef des mercenaires saoudiens, Tarek Saleh, a quitté le Yémen par voie maritime et se trouve actuellement en Somalie.

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Qui est-il ? L’héritier du « clan Saleh »

Né en 1970, Tarek Saleh est le neveu d’Ali Abdallah Saleh, l’homme qui a gouverné le Yémen d’une main de fer pendant plus de trente ans (de 1978 à 2012).

L’histoire de Tarek Saleh a pris un tournant critique ces derniers jours. Alors que le Moyen-Orient est plongé dans un conflit régional majeur depuis le début de l’année, les Houthis ont lancé une offensive éclair dévastatrice sur la côte ouest du Yémen.

  • La perte de son fief : Les forces de Tarek Saleh ont été totalement submergées. Les Houthis se sont emparés du port stratégique de Mokha (qui était le quartier général de Tarek Saleh) ainsi que du détroit de Bab el-Mandeb.
  • L’affaire du « Deepfake » de capitulation : En pleine débâcle, les Houthis ont utilisé une arme technologique redoutable : une fausse bande audio générée par Intelligence Artificielle (Deepfake) imitant la voix du général Tarek Saleh, ordonnant à ses troupes de battre en retraite. Le but était de briser le moral des soldats alors que les lignes de défense s’effondraient.
  • La fuite et l’isolement : Après avoir reconnu de « lourdes pertes », le général a dû évacuer en urgence son centre de commandement pour se mettre à l’abri. Il s’est rendu ce week-end à Riyad, en Arabie saoudite, pour réorganiser ses forces et supplier ses alliés de lui fournir un soutien aérien, mais le camp anti-Houthis est profondément fragmenté.
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En perdant Mokha et le contrôle de la mer Rouge, Tarek Saleh vient de subir la plus lourde défaite de sa carrière militaire, replongeant le Yémen et le commerce maritime mondial dans une crise absolue.

Traduction du X :

La Trahison Finale de Tarek Saleh : « L’Arabie Saoudite Nous a Abandonnés » Lors d’un appel téléphonique divulgué, Tarek Saleh, commandant des Forces de Résistance Nationale soutenues par l’Arabie Saoudite, a ordonné à ses troupes de se retirer de la côte ouest. Sa voix n’était pas celle d’un commandant. C’était celle d’un homme qui venait de réaliser qu’il avait été trahi. Son accusation était directe : l’Arabie Saoudite a abandonné ses forces.

Ce Qu’il a Dit Tarek Saleh, neveu de l’ancien président yéménite Ali Abdullah Saleh, était le pivot de la stratégie saoudo-émiratie sur la côte ouest du Yémen. Ses forces, financées, armées et formées par les Émirats arabes unis et l’Arabie Saoudite, devaient tenir la ligne face à Ansar Allah. Elles devaient protéger Bab al-Mandab. Elles devaient se battre jusqu’au dernier homme. Au lieu de cela, il leur a ordonné de se replier sur Al-Mokha. Et ensuite, Al-Mokha est tombée aussi. Dans son enregistrement audio, Saleh a accusé l’Arabie Saoudite et d’autres factions de la coalition de « trahison », affirmant qu’elles avaient abandonné les forces combattant sur la côte ouest. Il a déclaré que les partenaires de la coalition avaient laissé ses hommes mourir pendant qu’ils fuyaient. Ce n’est pas la première fois que Saleh est abandonné. C’est juste la plus publique. L’Effondrement d’une Marionnette Tarek Saleh était l’homme des Émirats arabes unis au Yémen. Ses forces, les Forces de Résistance Nationale, étaient la pointe acérée de la lance émiratie sur la côte ouest. Elles étaient équipées de véhicules blindés américains, formées par des officiers émiratis et financées par des riyals saoudiens. Et elles se sont effondrées en moins d’une semaine. · Hays → abandonnée · Al-Khawkhah → abandonnée · Camp Khalid ibn al-Walid → abandonné · Al-Mokha → abandonnée Ses hommes ont laissé leurs blessés à l’hôpital Ben Zaid. Ils ont laissé leurs armes au bord des routes. Ils ont laissé leurs véhicules sur la piste de l’aéroport de Mocha. Ils ont tout laissé, sauf leurs vies. Et Tarek Saleh a blâmé l’Arabie Saoudite.

La Vraie Trahison Tarek Saleh accusant l’Arabie Saoudite de trahison, c’est comme un voleur accusant son complice de vol. Toute l’intervention saoudo-émiratie au Yémen était une trahison du peuple yéménite, du droit international, de tous les principes qu’ils prétendaient défendre. Mais il y a une trahison plus profonde ici : la trahison des mercenaires eux-mêmes.

Ils leur avaient promis la victoire. Ils ont eu la défaite.

Ils leur avaient promis une paie. Ils ont été abandonnés.

Ils leur avaient promis la gloire. Ils ont été moqués aux portes d’Aden par des forces soutenues par les Émirats qui ont filmé leur lâcheté. L’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis ont utilisé ces hommes comme chair à canon. Quand la bataille a tourné, ils les ont lâchés.

L’appel téléphonique de Tarek Saleh n’est pas un ordre de commandant. C’est une confession. C’est la confession d’un homme qui a réalisé trop tard qu’il se battait pour des maîtres qui ne se battraient jamais pour lui. C’est la confession d’un proxy qui a découvert que ses parrains le considéraient comme jetable. C’est la confession d’une marionnette qui a enfin vu les ficelles et savait qu’il ne pouvait pas les couper. La coalition saoudo-émiratie n’a pas seulement perdu le Yémen. Elle a perdu ses propres hommes. Elle a perdu sa propre crédibilité. Et elle a perdu la guerre. La voix de Tarek Saleh, brisée par la colère et le désespoir, est le son d’une coalition qui s’effondre de l’intérieur. Et Ansar Allah avance.

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