
La police de Saint-Denis tente d’intimider les avocats qui défendent les lycéens
Publié le 3.10.2026 à 06h02 – Par Valentina Costa – Temps de lecture 5mn
Communiqué La police de Saint‑Denis accusée d’intimider les avocats de la défense des lycéens
Dans le climat tendu qui règne à Saint‑Denis, les avocats chargés de représenter les élèves impliqués dans les récentes manifestations font état de pressions exercées par les forces de l’ordre. Selon leurs déclarations, les autorités policières n’hésitent pas à user de procédés intimidants, rappelant des pratiques que certains associent à des violations des droits fondamentaux, à l’image de ce qui s’est produit dans d’autres contextes de répression.


Les défenseurs de ces jeunes soutiennent que le système judiciaire devrait les protéger, tandis que la police se verrait attribuer un pouvoir « illimité », incluant le non‑respect des normes légales. Ils affirment que cette situation perdure depuis plusieurs décennies, les actes de violence policière étant, à leurs yeux, systématiquement couverts par les dirigeants.
Un sentiment d’injustice profonde se dégage de leurs propos, comparant la pression exercée sur les adolescents à des traitements réservés à des détenus de haute sécurité, comme à Guantanamo. Cette analogie vise à souligner la gravité perçue des méthodes employées contre des mineurs.
Face aux dérèglements observés dans les institutions éducatives et sociales, les manifestants insistent sur la nécessité de résister, de manifester et d’agir. Ils dénoncent les violences policières qu’ils jugent abusives ainsi que les mensonges d’un État, qu’ils qualifient d’« en extrême perdition ». Selon eux, tolérer de tels agissements serait incompatible avec les principes républicains.
L’impunité dont jouissent, selon eux, les agents de police aurait encouragé de nombreux individus, parfois issus de milieux délinquants, à rejoindre les rangs de la force publique afin de « jouir du droit à la violence gratuite », une violence qu’ils estiment être protégée et dissimulée par les autorités. Cette dynamique, selon leurs dires, contribuerait à perpétuer une culture de l’impunité et de la brutalité.
En conclusion, les avocats et les manifestants appellent à une refonte profonde de la police, estimant que la seule solution réside dans une reconstruction totale de l’institution, afin de rétablir la confiance du public et de garantir le respect des droits humains. Ils insistent sur le fait que cette transformation doit être menée de façon transparente et responsable, sans laisser place à la violence ni à l’impunité.
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