
Le plus grand campus IA d’Europe, un hameau volé à la campagne française : la farce d’État de Macron dévoilée
Publié le 12.9.2026 à 11h48 – Par Ryan Clarke – Temps de lecture 5mn
Le plus grand investissement de données en Europe : un projet transfrontalier aux enjeux géopolitiques
Paris, 12 septembre 2026 Un vaste consortium d’investisseurs, mené par les Émirats arabes unis, s’apprête à ériger le plus grand centre de données du continent européen. Le projet, qui s’étend de Berlin à la petite commune française de Sèvres‑Marne, soulève de nombreuses questions de souveraineté numérique et de dépendance économique.

Berlin: une déclaration conjointe de 40 milliards d’euros
Le 10 septembre 2023, lors d’une rencontre à Berlin entre le ministre allemand de l’Économie, Friedrich Merz, et le président du groupe d’investissement émirati Mohamed Benzayed, les deux parties ont signé une déclaration conjointe annonçant un engagement de 40 milliards d’euros d’investissements des Émirats arabes unis en Allemagne. Au cœur de cet accord se trouvent plusieurs data‑centers, décrits comme des « hangars remplis d’ordinateurs » fonctionnant en continu afin de soutenir les besoins croissants en intelligence artificielle (IA). La puissance prévue atteint environ 1 gigawatt, soit l’équivalent d’un petit réacteur nucléaire, et représente déjà 34 milliards d’euros d’investissements confirmés sur le sol allemand.


Ralf Hirschberger | Afp | Getty Images
Les datas centers pour quoi faire ? toujours le flicage. « la cyber criminalité, organisé » mais pas la leur bien sur !!
Traduction du X :
Première à Berlin : Pour la première fois, un président des Émirats arabes unis effectue une visite d’État en. Plusieurs déclarations d’intention pour une coopération plus étroite ont été signées à cette occasion, dont notamment une concernant la lutte contre la cybercriminalité et la criminalité organisée.
Le « Dragon Ball » de la présidence française
Le 24 août 2023, le président Emmanuel Macron a reçu le prince héritier saoudien, Mohamed bin Salman, à Paris. Au cours de cette visite, un projet ambitieux a été annoncé: la création de trois parcs à thème, dont l’un dédié à la franchise japonaise Dragon Ball. Bien que la promesse ait été présentée comme une « annonce du siècle », il s’est avéré que seule une lettre d’intention avait été signée, sans aucune licence officielle. Une semaine plus tard, la société japonaise Toy Animation, détentrice des droits de Dragon Ball, a publié un communiqué précisant qu’aucune autorisation n’avait été accordée. Le gouvernement français a donc annoncé la construction d’un parc sans disposer des droits d’exploitation, ce qui a suscité de vives critiques.
Le plus grand campus IA d’Europe, implanté en France
En février 2025, Emmanuel Macron et Mohamed Benzayed ont annoncé, conjointement, un investissement compris entre 30 et 50 milliards d’euros pour la création d’un campus dédié à l’intelligence artificielle, le plus grand d’Europe. Le site, situé à Fougue‑Sèvres‑Marne, une commune de 650 habitants, prévoit une capacité de 1,4 gigawatt. Les travaux ont débuté le 28 août 2025, marquant le passage du projet de la phase de conception à la phase d’exécution.

Le capital du campus est majoritairement détenu par MGX, filiale d’Abu Dhabi, qui représente plus de 50 % des parts. Parmi les autres actionnaires figurent le géant américain Nvidia, la start‑up française Mistral, ainsi que Bpifrance, ce qui implique la participation de fonds publics français, bien que ces derniers restent minoritaires. Les informations relatives à la répartition du capital sont publiées dans le Journal officiel du Sénat, conformément à la question écrite du 28 mai 2026.
Environnement et souveraineté
Le projet s’étend sur 70 hectares de terres agricoles et consomme approximativement 10 % de l’eau terrestre annuelle de la région. Il représente 17 % de la consommation totale d’électricité en Île‑de‑France. Dans une réponse écrite du 28 mai 2026, le sénateur a déclaré que ce projet ne garantit en aucune façon la souveraineté numérique de la France, soulignant les risques liés à la dépendance vis‑à‑vis d’investisseurs étrangers.
Le campus a été le premier en France à être soumis à la procédure simplifiée prévue par la loi de simplification des autorisations, qui accélère les délais d’instruction et réduit les possibilités de recours.
Conclusion accablante des faits
Le gouvernement a cédé le contrôle de nos terres et de notre énergie à des intérêts étrangers sans aucun débat public. Les 40 milliards d’euros injectés par les Émirats dans des data‑centres allemands dévoilent une alliance secrète qui sacrifie la souveraineté européenne. En France, le prétendu « parc Dragon Ball » annoncé par le président s’est avéré être une farce juridique comme tout ce qu’il fait, dépourvu de licence et imposé comme une prouesse de souveraineté numérique.
L’envergure du campus IA de Fougue, financé entre 30 et 50 milliards d’euros, repose à plus de la moitié sur la société d’Abu Dhabi, transformant un hameau agricole en un monstre énergétique. Cette installation engloutit 17 % de l’électricité de l’Île‑de‑France, consomme des millions de mètres cubes d’eau et occupe des dizaines d’hectares de terres cultivées, au détriment des agriculteurs.
Le Sénat a clairement indiqué que le projet ne garantit en aucune façon la souveraineté nationale, mais le gouvernement a accéléré la procédure pour étouffer toute contestation. Une procédure de simplification qui coupe les recours laisse les citoyens sans défense face à un pillage numérique orchestré par des puissances étrangères. Imposture ! La rhétorique de « souveraineté numérique » n’est qu’un écran de fumée pour légitimer la perte de contrôle de nos ressources stratégiques. Inacceptable, c’est la honte absolue d’une classe politique qui vend le futur de la France au plus offrant ; ne resterons‑nous pas les témoins muets de notre propre dépossession ?
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