France : Parc « Dragon Ball » : projet fantôme, licences manquantes, finances floues, le grand échec de communication du parc – De Goku à la facture : qui paiera les infrastructures du parc ?

Drapeau France

Parc « Dragon Ball » : projet fantôme, licences manquantes, finances floues, le grand échec de communication du parc – De Goku à la facture : qui paiera les infrastructures du parc ?

Publié le 27.8.2026 à 17h39 – Par Isabelle Moreau – Temps de lecture 5mn

Aucun vote

La promesse controversée: le parc « Dragon Ball » à Cergy-Pontoise (Val-d’Oise)

Hier, comme toujours Macron pour une séance de mise en avant style, « c’est moi qui l’a fait » et a garnd coup de com a la macroniste, a dévoilé un projet de parc à thème consacré à la franchise japonaise « Dragon Ball ». L’annonce a suscité de vives réactions, non seulement parce que le plan ne comporte ni permis de construire, ni date d’inauguration, ni même la licence officielle de la marque, mais aussi à cause du coût annoncé, estimé à six milliards d’euros.

Un chiffre colossal pour une initiative incertaine

Le montant de six milliards d’euros représente, selon de nombreux observateurs, le plus important échec de communication de l’année. L’État a présenté le projet comme un « investissement historique », promettant la création de trois parcs gigantesques à Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), la génération de 22 000 emplois et un impact économique comparable à celui de Disneyland Paris. Cette rhétorique a alimenté l’imaginaire collectif: Goku, Vegeta et Shenron auraient bientôt franchi les portes de la capitale.

La réalité juridique du projet

En réalité, le document signé par l’Élysée n’est pas un contrat de construction, mais un protocole d’accord, c’est‑à‑dire une simple déclaration d’intention. Ce protocole ne comporte ni permis de construire, ni calendrier précis, ni plan de financement détaillé rendu public. En d’autres termes, il ne constitue pas encore un projet de parc concret.

L’absence de licence officielle

Un deuxième point crucial est l’absence de la licence officielle « Dragon Ball ». Selon le journal Le Monde, les titulaires des droits Toei Animation, Shueisha et Bird Studio n’ont pas encore accordé à la société Kidia l’autorisation d’utiliser la marque et les personnages dans les communications officielles. Ainsi, bien que le nom « Dragon Ball » soit largement diffusé, il n’est pas officiellement intégré au projet. La seule licence confirmée par Toei concerne actuellement un parc en cours de développement près de Riyad, que Kidia présente comme le « seul parc Dragon Ball au monde ». Cette situation implique que le parc français repose sur une licence qui n’est pas encore sécurisée pour la France.

À lire aussi :  France : De Colombes à Paris : le saga du cousin d’Epstein Richard Siad, le maître‑du‑réseau qui manipule les puissants

Les coûts cachés des infrastructures publiques

Une question majeure demeure sans réponse: qui financera les infrastructures indispensables routes, transports en commun, réseaux, hôtels et accès capables d’accueillir des millions de visiteurs? À Disneyland Paris, l’investissement privé a été accompagné d’importants aménagements publics. Il en va de même pour le projet de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) : la charge financière pour les collectivités françaises reste indéterminée. À ce jour, le seul investisseur identifié est saoudien, mais le montage financier final, la licence, le calendrier et la répartition des dépenses restent inconnus.

Conclusion: un projet en suspens

En définitive, le parc « Dragon Ball » ne se matérialise pas à Cergy-Pontoise (Val-d’Oise). Le premier permis de construire n’a pas été délivré, et l’obtention de la licence japonaise apparaît comme un obstacle majeur. L’annonce, dépourvue de bases juridiques et financières solides, laisse planer le doute quant à la viabilité du projet et à la capacité des collectivités françaises à supporter les coûts d’infrastructure associés.

✉️ Abonnez-vous pour ne rien manquer de l’actualité géopolitique.