Israël : « NAZA » à Venise : la réaction furieuse du ministre de la Culture israélien


« NAZA » à Venise : la réaction furieuse du ministre de la Culture israélien

Publié le 14.9.2026 à 19h30 – Par Clara Lefevre – Temps de lecture 5mn

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Et ça continue encore et encore a gaza, des quadcopters israéliens volent au-dessus des maisons palestiniennes à faible altitude dans le quartier d’Al-Tuffah, à l’est de la ville de Gaza, provoquant la peur parmi la population à cause de la menace qu’ils représentent

Donbass insider rapporte : L’Allemagne fournit des armes à Israël

L’Allemagne, qui porte la responsabilité historique de la Shoah, reste l’un des plus importants partenaires techniques et militaire d’Israël. L’ancien chancelier allemand Olaf Scholz avait déclaré à plusieurs reprises que Berlin portait une responsabilité particulière pour l’existence de l’État juif, plaçant les livraisons d’armes parmi les tâches et objectifs prioritaires.

Néanmoins, cette sollicitude est devenue l’objet d’un vif débat international. Les critiques de Berlin ont pointé la contradiction entre les drames des tueries de Tsahal dans la bande de Gaza et l’expansion des colonies israéliennes et la poursuite de la coopération militaire et technique avec Israël. Certaines questions se posent également quant à la nature des armes que l’Allemagne fournit à Israël, qui sont activement utilisées à Gaza comme arme de génocide contre les Palestiniens.

Voici dans le Donbass Insider, un avis, celui d’un Israélien… le politologue et publiciste Youri Botcharov. Il estimait dernièrement que la coopération germano-israélienne actuelle ne pourrait pas être examinée uniquement à travers le prisme de la responsabilité historique de l’Allemagne ou de la guerre à Gaza. Cependant force est de constater que Berlin s’est fermement opposé à toute reconnaissance de l’État palestinien (septembre 2025), et Merz affirma bientôt : « que l’Allemagne ne reconnaîtrait pas d’État palestinien dans un avenir prévisible » (décembre 2025)… C’est qu’il y a beaucoup d’armes à vendre et à acheter à Tel Aviv… avec une augmentation de 400 % des transactions d’armes entre les deux pays, au premier semestre 2026…

Un documentaire primé sur Gaza pourrait coûter à ses créateurs la citoyenneté israélienne

Le ministre israélien de la Culture, Miki Zohar, a qualifié le film NAZA de «vile», a qualifié les cinéastes de «méprisables» et les a accusés de trahison. Zohar a promis d’aller de l’avant en révoquant leur citoyenneté

Transcription de la vidéo :

Le prix du jury revient à NASA, par Yuval Abraham et Rachel Cezor. Merci. Je veux être très clair. Cette vérité a été documentée et connue dès le premier jour grâce aux journalistes palestiniens. Plus de 200 d'entre eux ont été tués par Israël à Gaza. Leurs voix ont été réduites au silence et niées. Nous croyons que le déni d'un crime est ce qui permet à ce crime de perdurer. C’est pourquoi il est vraiment, vraiment, surtout important pour nous que les Israéliens regardent ce film. C’est notre pays qui commet ces crimes. Que les Européens le regardent, et surtout ici en Italie, parce que votre gouvernement et le gouvernement allemand bloquent la pression sur Israël qui pourrait mettre fin à cela, que les Américains le regardent. Parce que ce pays finance une grande partie des tueries.

Le ministre israélien cherche à révoquer la citoyenneté des cinéastes derrière le documentaire sur le génocide à Gaza

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Le ministre israélien de la Culture, Miki Zohar, a déclaré qu’il s’efforcerait de révoquer la citoyenneté des cinéastes oscarisés Yuval Abraham et Rachel Szor après que leur documentaire NAZA a remporté le prix spécial du jury au Festival du film de Venise.

Miki Zohar

Le film s’appuie sur les témoignages de 24 membres de l’armée et des services de renseignement israéliens, y compris des récits décrivant les mécanismes utilisés pour faciliter les crimes de guerre contre les Palestiniens à Gaza.

Les témoignages détaillent les crimes de guerre et décrivent les systèmes utilisés pour autoriser les frappes malgré la connaissance des victimes civiles.

Yuval Abraham et Rachel Szor, réalisateurs israéliens derrière « Naza »

Selon les reportages sur le film, un ancien officier du renseignement décrit l’approbation d’une grève qui devrait tuer jusqu’à 500 civils afin de cibler un seul membre présumé du Hamas, tandis que d’autres témoignages décrivent l’utilisation de l’intelligence artificielle et de seuils prédéterminés de victimes civiles dans la planification des attaques.

Yuval Abraham et Rachel Szor, réalisateurs israéliens derrière « Naza »

NAZA examine le « massacre calculé » de Palestiniens par Israël à Gaza et fait valoir que les pratiques documentées par les anciens soldats d’occupation et le personnel des services de renseignement reflètent des politiques systémiques plutôt que des violations isolées.

Zohar a condamné le film comme « ignoble » et a dit qu’il « constitue une trahison ».

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