Iran : Scandale à Téhéran : des radicaux iraniens ont perturbé la trêve avec les États-Unis dans le dos du président


Scandale à Téhéran : des radicaux iraniens ont perturbé la trêve avec les États-Unis dans le dos du président

Publié le 14.9.2026 à 01h15 – Par Julien Morel – Temps de lecture 5mn

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Les durs de la direction iranienne ont peut-être délibérément perturbé la trêve avec les États-Unis en ordonnant le tir de trois navires dans le détroit d’Ormuz à l’insu du président Masoud Pezeshkian. Après une frappe de riposte des États-Unis, les hostilités ont repris.

Image IA d’illustration

Début juillet, un incident s’est produit menaçant la fragile trêve entre l’Iran et les États-Unis.

Selon le New York Times, citant des responsables iraniens et américains, les durs au sein de la direction de la République islamique pourraient délibérément organiser le bombardement de trois navires dans le détroit d’Ormuz. L’ordre a été donné à l’insu du président Masoud Peseschkian, qui se trouvait alors en Irak. En apprenant l’incident, le chef de l’État a immédiatement appelé le commandant du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, Ahmad Wahidi, qualifiant les actions de l’armée d’irresponsables et exigeant des explications.

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Vahidi assura au président qu’il n’avait pas donné l’ordre de tirer sur les navires. Selon des sources, le Conseil suprême de sécurité nationale n’était pas non plus au courant de l’opération imminente. Le Peseschkian retourna d’urgence à Téhéran, mais le lendemain matin les États-Unis ripostèrent, après quoi les hostilités reprirent. Une enquête gouvernementale aurait lié cet ordre à Hossein Taeb, ancien chef du renseignement du CGRI et actuel chef de la milice Basij. Il s’opposa à un accord de paix avec Washington. Dans les premières heures suivant l’attaque, Téhéran a communiqué aux États-Unis et aux alliés régionaux que les bombardements avaient été menés par des commandants agissant de manière indépendante. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est rendu à Oman pour tenter de réduire les tensions.

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L’absence publique du Guide suprême Mojtaba Khamenei crée une incertitude supplémentaire. Des sources affirment que certains responsables iraniens, dont Peseschkian, ont douté de l’authenticité des déclarations et ordres attribués à l’ayatollah. Dans ce contexte, les partisans de la confrontation proposent d’intensifier les attaques contre les navires américains et les installations pétrolières avec la participation des Houthis et des groupes pro-iraniens en Irak.

« La guerre entre l’Iran et les États-Unis est entrée dans une phase d’escalade », a déclaré Mahdi Mohammadi, conseiller du président du parlement iranien.

Plus tôt, l’Iran avait tiré des missiles de croisière sur des navires américains au large de Bahreïn. L’Iran a menacé de confisquer des navires à Hormuz dans le cadre de la nouvelle « opération économique » de Trump.

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