France : De Dol-de-Bretagne à la fraude alimentaire : comment 22 tonnes de volaille ont trompé les Français

Drapeau France

De Dol-de-Bretagne à la fraude alimentaire : comment 22 tonnes de volaille ont trompé les Français

Publié le 13.9.2026 à 12h19 – Par Julien Morel – Temps de lecture 5mn

4.5/5 (4 votes)

Poulet brésilien : le double jeu des marques Terrena

Pour rappel Ouest France rapportait : Le 14 janvier 2026, à Dol-de-Bretagne, un camion transportant 22T de poulet congelé en provenance du Brésil (groupe Agrosul) a été intercepté par des agriculteurs.

La cargaison était destinée à l’usine Galliance, filiale volaille de la coopérative Terrena.

Lors d’une action de protestation contre la signature du traité de libre-échange entre l’Europe et les pays du Mercosur, des agriculteurs bretons ont découvert une cargaison de poulet congelé brésilien à destination de la coopérative Terrena. | PHOTO FOURNIE À OUEST-FRANCE

Les marques du groupe incluent : Père Dodu, Douce France, Nature de France, Le Picoreur, Fermiers d’Ancenis, Royal Bernard, Volailles Champenoises et La Nouvelle Agriculture.

En France, le poulet entier est souvent local, mais les produits transformés peuvent contenir du poulet importé. Ces volailles brésiliennes proviennent d’élevages utilisant du soja OGM et des antibiotiques interdits en Europe. Terrena vend ces produits sous des marques qui valorisent une origine française et une grande qualité, alors que la viande utilisée peut être importée.

Cela constitue une tromperie sur l’origine et la qualité réelle des produits !

À l’intérieur, de ces 22 tonnes de poulet en provenance du Brésil. Destination finale: être revendu sous la marque Père Dodu.

La célèbre marque Père Dodu, inventrice du cordon bleu et des nuggets de volaille en France, a été totalement déconnectée des déboires du Groupe Doux. Elle appartient désormais à Terrena, la première coopérative agricole polyvalente de France.

Terena et Sofiprotéol. Sofiprotéol est la filiale financière et la société d’investissement du Groupe Avril. (Avril anciennement connu sous le nom de Sofiprotéol est un groupe agro-industriel français spécialisé dans l’alimentation humaine, l’alimentation animale, l’énergie et la chimie renouvelable. Il dispose d’un portefeuille de marques comme Lesieur, Puget, Vivien Paille, Sanders ou Diester). Son rôle : Elle fonctionne comme une sorte de banque ou de fonds d’investissement dédié au monde agricole et agroalimentaire français. Elle injecte de l’argent (via des prises de participation minoritaires ou des crédits) pour aider les coopératives et les entreprises de la filière à se développer, à moderniser leurs usines ou à surmonter des crises.

Le président du groupe Avril, je le rappelle pour ceux qui l’ignorent, est Arnaud Rousseau, président de la FNSEA.

À titre individuel, Arnaud Rousseau est exploitant agricole en Seine-et-Marne, où il dirige avec son épouse une grande exploitation céréalière d’environ 700 hectares (produisant du colza, du blé ou de la betterave).

Arnaud Rousseau est le Président d’Avril Gestion (le Conseil d’Administration du groupe). Il fixe les grandes orientations stratégiques et financières de l’entreprise.

Sa fiche Wikipédia ?? : »Arnaud Rousseau, né le 15 janvier 1974 à Meaux, est un exploitant agricole céréalier, syndicaliste agricole, Président du conseil d’administration du groupe Agro-alimentaire Avril et politique français. » Oui vous avez bien lu politique Français en plus de syndicaliste ?? Donc, comme tous les corrompus : la pluie et le beau temps quand ça les arrange. Le Mercosur en fait partie : gagner du fric tout en distribuant de la merde aux Français, voilà son crédo.

Paul-Yves L’Anthoën est le Gérant (Directeur Général) du Groupe Avril. Il assure la direction opérationnelle et exécutive de l’ensemble du groupe. Il a succédé à Jean-Philippe Puig (qui dirigeait le groupe depuis 14 ans).

On ose encore présenter la FNSEA comme le porte‑parole de « tous les paysans français » ? Imposture ! La FNSEA n’est qu’un des nombreux syndicats qui parsèment le paysage agricole, une organisation professionnelle d’affairiste qui ne représente qu’une partie de la communauté des agriculteurs. Le monde agricole français est un véritable patchwork de courants de pensée et de modèles économiques, loin d’être monolithique.

Imposture ! La FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) se proclame le syndicat agricole majoritaire en France, mais il ne faut pas se voiler la face : il s’agit d’une structure politique et professionnelle privée, à laquelle chaque agriculteur « argenté » décide d’adhérer… ou non.

À lire aussi :  France : Scandale Dati : République des impunis, comment l’élite s’offre des fauteuils douillets pendant la crise

Inacceptable de prétendre que ce groupe privé reflète l’ensemble d’une profession si diverse. Les paysans français, c’est l’ensemble des exploitants agricoles du pays, soit près de 400 000 personnes. Une majorité d’entre eux ne sont pas cartés dans la FNSEA, certains restent indépendants, d’autres votent pour des organisations concurrentes.

Dérisoire est le discours qui réduit toute la richesse et la pluralité du secteur à l’unique voix de la FNSEA. Ignorer les agriculteurs qui ne s’y reconnaissent pas, c’est bafouer la réalité du champ français.

Honte absolue pour ceux qui, par mégarde ou par volonté, font de la FNSEA le symbole de toute la classe paysanne. La vérité, c’est que le tissu agricole français est composé d’une myriade d’associations, de coopératives, de mouvements alternatifs et d’individus libres qui n’adhèrent à aucune structure unique.

En somme, la FNSEA n’est pas le synonyme de « tous les paysans français » : elle n’est qu’un acteur parmi d’autres, un représentant partiel d’une profession aux multiples visages. Toute tentative de l’ériger en porte‑voix universel relève du mensonge et de la falsification du réel. Problème c’est elle qui impose ce que nous devons manger ou plutôt ce qui va leur rapporter

Nous n’inventons rien; tout est sous vos yeux. Toutes ces informations sont publiques, vérifiables et disponibles en ligne, notamment sur Wikipédia et d’autres sources ouvertes. Mais ce n’est pas fini.

Il existe encore, bien sûr, d’autres arnaques. Aujourd’hui, les droits de douane sur le poulet importé s’élèvent à environ 3,5 euros le kilo. Avec le Mercosur, il n’y a aucun droit de douane.

Zéro, oui zéro €. Concrètement, que signifie‑t‑cela? Une porte grande ouverte aux importations massives, une concurrence totalement déloyale avec nos propres marques françaises et, en conséquence, le déclin programmé de l’agriculture française.

Pendant que nos agriculteurs souffrent, d’autres font voyager du poulet à l’autre bout du monde pour le vendre sous une marque française historique. Voilà la réalité, et désormais plus personne ne pourra dire qu’il n’en était pas informé.

Et pensez aussi à vos enfants, aveuglés par la débilité des cadeaux ou autres formes d’appâts. Oui, les enseignes au sourcing mixte ou importé, le “low‑cost du poulet”, ne vendent pas que de la nourriture : elles vendent de l’illusion à bas prix, payée cher par votre santé et celle de vos gosses.

L’explosion récente de la restauration rapide autour du poulet (poulet frit, « Crousty », tenders bon marché) s’appuie massivement sur l’importation de viande industrielle. La production française ne suffit pas à couvrir cette explosion de la demande.

KFC (France) : Malgré ses efforts, l’enseigne affiche un sourcing mixte. Environ 47 % de son poulet est tricolore grâce à un accord majeur passé avec le leader français LDC. Les 53 % restants proviennent principalement d’importations européennes (Pologne, Allemagne, Pays-Bas).

Les fast-foods indépendants (Chaines de « Crousty », Master Poulet, etc.) : Pour proposer des menus complets (poulet, riz/frites, boisson) à moins de 10 €, ces structures achètent leur viande là où les coûts de production industrielle sont les plus bas. Le poulet provient majoritairement de Pologne, d’Espagne ou du Brésil

À noter : Des règles différentes selon les pays

Attention si vous voyagez : les engagements d’une marque en France ne s’appliquent pas forcément ailleurs. Par exemple, si le poulet de Burger King est français en France, Burger King Suisse indique officiellement importer son poulet du Brésil et de Pologne.

Donc, une seule chose à faire : boycotter toutes ces marques et faire travailler votre producteur paysan, juste à côté de chez vous, au plus près. Si vous voulez rester en bonne santé, c’est votre choix : Parfois, il vaut mieux moins, mais plus cher et de meilleure qualité. Tout est affaire de conscience. Voilà la bonne stratégie de résistance de ne plus consommer de tels produits de supermarchés ou Fast Food débile et quand ils se retrouveront avec le stock sur les bras et seront en échec, notre société changera … comme disait Coluche , il suffit de ne pas l’acheter pour que ça ne se vende pas …

✉️ Abonnez-vous pour ne rien manquer de l’actualité géopolitique.