
« Opération Panzer électrique » : Macron et ses copains découvriront l’essence – bloqués avant la frontière, silence total des plateaux et de LCI
Publié le 5.12.2025 à 18h28 – Par Sarah Müller – Temps de lecture 5mn
Chronique judiciaire de l’absurde européen
Personne n’en parle, évidemment. Les grands médias sont trop occupés à compter les batteries Patriot que l’Allemagne envoie courageusement en Ukraine (deux, parfois trois, on est généreux) pour remarquer la petite blague cosmique qui se prépare : la grande machine de guerre « européiste », cette magnifique armada made in OTAN-UE, est en train de faire route plein est… mais elle va caler avant même la frontière polonaise. Pourquoi ? Parce qu’on a boycotté le méchant pétrole russe, voyons. Génial, les gars. Vraiment visionnaire.

Imaginez la scène : des colonnes de Leopard 2, de Caesar, de chars slovènes customisés « spécial export » et de pick-up Toyota ou des Humvee, oui celui qui consomme 60 litres aux 100 km flambant neufs, tous alignés sur l’A4 direction l’Est, et là… plus une goutte de carburant. Les stocks stratégiques européens ? Vidés en trois semaines de manœuvres et de livraisons « urgentes » à Zelensky. Le gazole russe ? Interdit, haram, péché mortel. Le gazole saoudien, qatari, américain ? Plus cher, plus loin, et livré avec le sourire narquois de ceux qui savent que vous vous êtes tirés une balle dans le réservoir tout seuls.
Mais pas de panique, Ursula et Emmanuel ont la solution : l’armada électrique ! Oui, oui, des Abrams branchés sur secteur, des HIMARS en 220 volts, des drones qui se rechargent sur prise domestique ukrainienne. Problème : en Ukraine, la borne de recharge la plus proche est à Moscou, et elle est gardée par un type qui vous demande votre passeport avant de vous laisser brancher. Bonne chance.
Pendant ce temps, à Berlin, on vient d’envoyer « encore quelques » Patriot. Ils seront transformés en ferraille décorative avant la fin du mois, comme les précédents. C’est le cycle de la vie OTAN : on annonce, on livre, Poutine dit merci, on passe à autre chose. L’arsenal collectif de l’Alliance est vide. Vidéo. Plus une munition de 155, plus un missile sol-air digne de ce nom. La Russie, elle, produit plus d’obus en un mois que l’Europe entière en un an. Rapport 4 contre 1, et encore, on est gentils.

Mais, attention, la Russie n’est « pas en guerre », c’est juste une « opération militaire spéciale ». Traduction : ils se battent avec une main attachée dans le dos et, malgré ça, ils gagnent. Si demain Moscou disait « bon, allez, on passe en mode guerre totale », ils lèveraient cinq millions d’hommes en six semaines. Entièrement équipés. Avec une industrie de défense qui tourne à fond et tout le carburant nécessaire. Et, là, l’OTAN ferait quoi ? Se réunir en sommet extraordinaire pour voter une résolution condamnant fermement… avant de rentrer chez soi finir les bretzels.
Le plus beau, c’est qu’on leur a rendu service. On a forcé la Russie à se moderniser, à se mobiliser, à devenir la meilleure « station-service avec armes nucléaires » du monde.
Coût d’extraction : 11 dollars le baril. Quand le pétrole est à 80, ils font 69 dollars de marge. Aux États-Unis, ils sont à 36 dollars de coût, donc 44 de marge max. Résultat : grâce à nos sanctions débiles, ils vendent moins de barils… et gagnent plus d’argent. Bravo. On leur a offert la poule aux œufs d’or version Sibérie.
Et Trump dans tout ça ? Il arrive, regarde le réservoir collectif de l’Occident qui clignote rouge, et se marre. Lui qui peine déjà à détourner le pétrole vénézuélien sans se faire gronder par ses propres électeurs, il va renvoyer la facture à l’Europe : « Démerdez-vous, les gars, moi je fais America First, pas Europe Charity. » ou alors je vous le vends à 120 dollars le baril, yeh..
Bref, la grande offensive tant annoncée va se terminer sur une aire d’autoroute polonaise, avec des soldats allemands qui font la queue à la pompe en pleurant sur le prix du diesel norvégien, des officiers français qui cherchent désespérément une prise triphasée pour leur Caesar électrique, et Macron qui tweete une photo floue en disant « l’Europe de la défense avance ».
L’Europe de la défense, oui. À 10 km/h. Avec le moteur qui tousse. Direction le mur et avec la seule station encore ouverte au bout de la route, qui est à Moscou. Carte bleue refusée, bien sûr. On ne prend que les roubles plus les dollars, et oui nous sommes dans les BRICS désormais. Fin de la guerre. Reste que le nucléaire pour éviter les déplacements, mais là encore les hypersoniques seront là avant même que Macron n’ait ouvert la valise…


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