
le voyage de Macron tourne à la catastrophe diplomatique, reste la récréation en souvenir
Publié le 5.12.2025 à 19h01 – Par Sophie Martin – Temps de lecture 5mn
Chine, le 5 décembre 2025, il est arrivé avec son petit costume bien taillé, son sourire de premier de la classe et ses leçons de morale sur l’Ukraine. Il est reparti avec un thé tiède, zéro engagement chinois et la confirmation que, sur la scène mondiale, Emmanuel Macron pèse désormais moins lourd qu’un panda en peluche made in Shenzhen.
Xi Jinping, très poli, a écouté le président français expliquer doctement qu’il fallait « faire pression sur la Russie ». Réponse du Secrétaire général, traduite avec le sourire : « La Chine soutient tous les efforts pour la paix… mais pas les vôtres, merci. » Traduction non diplomatique : va jouer plus loin avec tes sanctions, on a un monde multipolaire à construire sans toi.
Seule reste la récréation en souvenir :
Titre de Brut : « Sprint et bain de foule pour Emmanuel Macron en Chine. »
Titre Qactus : » Malheur à toi, pays, dont le roi est un enfant. » (l’Ecclésiaste)
- Mercredi : il limoge un préfet car il a marché 500m sous la pluie.
- Vendredi : il fait un sprint de 100m tout content pour saluer une foule en Chine, (la gu*ule du sprint, aussi crédible que Macron le boxeur, Com’ Mc Kinsey à deux balles).
Le sprint de Macron en Chine, je croyais que c’était une fake IA. En vérité, c’est bien vrai, c’est sur le compte officiel de Brut. Le grotesque est tellement incroyable que j’ai cru que c’était de l’IA : un président qui galope en costard avec ses gardes du corps, on est où ?
Petit détail que l’Élysée a oublié de glisser dans le briefing : cette année, l’invité d’honneur du grand défilé chinois pour les 80 ans de la victoire sur le Japon, c’était Vladimir Poutine. Pas Macron. Pas Scholz. Pas von der Leyen. Poutine. Le message est passé aussi clairement qu’un char T-99 sur la place Tiananmen.
Emmanuel Macron en pleine partie de ping pong en Chine avec Félix Lebrun et Prithika Pavade
Pendant ce temps-là, en France, on continue de se faire laminer joyeusement par la concurrence chinoise. Voitures électriques ? BYD enterre Stellantis. Panneaux solaires ? 95 % du marché européen viennent de là-bas. Acier, textile, jouets, smartphones, batteries, robots : merci Shein pour les commandes, on livre en 10 jours et à moitié prix. Et, pendant que l’UE s’étouffe avec ses normes « vertes » suicidaires, la Chine, elle, produit, exporte, inonde, domine. Sans complexe.
Mais, le meilleur reste à venir : Xi sait très bien dans quel état est la France de Macron. Un pays fracturé, surendetté, ensauvagé, tiers-mondisé, où les agriculteurs crèvent, où l’industrie ferme boutique, où les usines tournent au ralenti parce qu’on a préféré la grande messe climatique à la réalité industrielle. Pendant que Macron fait la leçon au monde entier, la Chine regarde la France comme on regarde une vieille aristocrate ruinée qui continue à donner des cours de maintien.
Résultat des courses : zéro avancée sur l’Ukraine, zéro rééquilibrage commercial, zéro respect. Juste un président français qui s’agite dans le vide, qui parle dans le vide, qui tweete dans le vide. Sa « diplomatie du panda » a accouché d’une souris… même pas chinoise, une souris européenne, donc déjà en voie d’extinction.
Celui qui voulait être le maître du jeu international finit en figurant de luxe, invité par politesse mais écouté par personne. Il complique tout, divise tout, abîme tout. Et, pendant ce temps, la Chine, calme et déterminée, continue sa route. Sans lui.
Emmanuel Macron, c’est Jupiter descendu de l’Olympe… pour découvrir qu’il n’y a plus d’Olympe et que tout le monde s’en moque.
Sources : Le Figaro, South China Morning Post, Global Times
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