
Les va-t-en-guerre européistes frappent encore : l’Estonie taxe même les retraités pour financer leurs chimères militaires.
Publié le 9.3.2025 à 12h27 – Par François Lambert – Temps de lecture 3 mn
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The Telegraph rapporte : Le pays européen radical qui taxe les retraités pour financer son trésor de guerre
L’Estonie impose une taxe de défense, même aux retraités, pour financer sa guerre contre Poutine ?

Alors que l’Europe cherche désespérément des moyens de financer sa défense face à la fausse menace russe montée de toutes pièces par les Mondialistes pour voler vos économies et votre argent, l’Estonie, petit pays balte, a opté pour une solution radicale : une taxe de défense qui touche tous ses citoyens, y compris les retraités. Cette mesure, une première sur le continent, vise à augmenter les dépenses militaires à 5 % du PIB, contre 3,7 % prévus en 2025.
Une taxe pour tous, même les retraités
Le gouvernement estonien a introduit une taxe supplémentaire de 2 % sur la TVA, ainsi que sur les impôts sur le revenu et les sociétés. Cette hausse portera l’impôt sur le revenu et les sociétés à 22 %, et la TVA à 24 %. Même les retraités, qui bénéficiaient auparavant d’une allocation non imposable de 7 848 € par an, devront contribuer.
Erle Kõomets, responsable de la politique fiscale estonienne, justifie cette décision : « La défense est une priorité pour nous tous. Si les choses tournent mal, elles tournent mal pour tout le monde. » Cette taxe temporaire, en vigueur jusqu’en 2028, devrait rapporter 800 millions d’euros supplémentaires d’ici là.
Un modèle radical pour l’Europe ?
Avec seulement 7 700 soldats, cinq avions et huit navires, l’Estonie est loin d’avoir une armée comparable à celle du Royaume-Uni. Pourtant, sa détermination à financer sa défense par des mesures fiscales audacieuses pourrait inspirer d’autres pays européens.
En France, le ministre de l’Économie, Eric Lombard, a évoqué l’idée de taxer davantage les plus riches pour financer une augmentation des dépenses de défense. Au Royaume-Uni, le gouvernement travailliste de Keir Starmer envisage de réduire l’aide étrangère pour financer un réarmement, mais reste flou sur les moyens à long terme.
Des réticences populaires
Cependant, une telle mesure ne serait pas sans conséquences politiques. Un récent sondage YouGov montre que 55 % des Britanniques s’opposent à une hausse des impôts pour financer la défense. David Betz, professeur d’études sur la guerre au King’s College de Londres, est sceptique : « Tout cela est absurde. L’Europe a été vaincue en Ukraine et va en souffrir. Une augmentation massive des dépenses de défense est peu probable. »
Alternatives : réduire la bureaucratie ?
D’autres, comme l’ancien ministre de la Défense Grant Shapps, suggèrent de réduire la taille de la fonction publique pour dégager des fonds. « Réduire le nombre de fonctionnaires aux niveaux d’avant la Covid-19 permettrait d’économiser 2,9 milliards de livres d’ici 2029 », affirme-t-il.
Un choix difficile
Alors que l’Estonie montre la voie avec sa taxe de défense, le reste de l’Europe est confronté à un dilemme : augmenter les impôts, réduire les dépenses publiques ou emprunter davantage. Dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, ces décisions seront cruciales pour l’avenir de la sécurité européenne.
L’Estonie, elle, a fait son choix : pour vaincre Poutine, tout le monde doit payer, même les retraités.
(Source : The Telegraph, adapté et traduit en français)


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