Iran : Les États du Golfe envisagent leur première rencontre avec l’Iran depuis le début de la guerre pour discuter du détroit d’Ormuz : rapport


Les États du Golfe envisagent leur première rencontre avec l’Iran depuis le début de la guerre pour discuter du détroit d’Ormuz : rapport

Publié le 11.9.2026 à 23h59 – Par Clara Lefevre – Temps de lecture 5mn

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Oman cherche à réunir lundi les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe et l’Iran à Salalah, une ville du sud d’Oman.

Un bloc de six États du Golfe envisage une réunion avec des responsables iraniens la semaine prochaine pour discuter de l’avenir du détroit d’Ormuz, dans ce qui serait la première réunion de ce type depuis le début de la guerre il y a plus de six mois.

Navires dans le détroit d’Ormuz, vus depuis Musandam, Oman, 3 août 2026. (REUTERS)

Oman cherche à réunir lundi les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe et l’Iran à Salalah, une ville du sud d’Oman, selon un rapport de Bloomberg.

La réunion n’a pas encore été confirmée. Le rapport ajoutait que l’escalade des combats entre les forces soutenues par l’Arabie saoudite et les Houthis, un groupe soutenu par l’Iran basé au Yémen voisin, pourrait compliquer les plans.

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Plus d’informations sur la réunion

Il reste également incertain si tous les membres du bloc, y compris l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar et Oman, y assisteraient, selon le rapport.

Le ministère omanis des Affaires étrangères n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire. Le Financial Times a été le premier à faire rapport sur la réunion proposée.

Les Houthis progressent vers les zones côtières de la mer Rouge proches du détroit stratégique de Bab el-Mandeb, suscitant des inquiétudes quant à un renforcement du contrôle du groupe sur une route commerciale maritime cruciale.

Le groupe a perturbé les marchés maritimes et pétroliers ces dernières années, et la menace d’une nouvelle perturbation pourrait donner à l’Iran un levier dans les pourparlers avec ses voisins arabes.

Que se passe-t-il ?

Le point d’étranglement de Bab el-Mandeb est devenu de plus en plus important pour les marchés pétroliers suite à la fermeture du détroit d’Ormuz, qui a contraint l’Arabie saoudite à rediriger les livraisons de pétrole vers les terminaux d’exportation sur sa côte ouest. Une perturbation majeure du transport maritime par la mer Rouge mettrait une pression supplémentaire sur le royaume, le plus grand producteur de pétrole au monde.

Les Houthis continuent de lancer des missiles et des drones sur des villes du sud-ouest de l’Arabie saoudite, endommageant des installations énergétiques, alors même que leur offensive terrestre au Yémen progresse. Ces attaques augmentent le risque que l’Arabie saoudite s’implique davantage dans le conflit et pourraient tendre davantage ses liens avec l’Iran.

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Téhéran a insisté pour maintenir le contrôle du détroit d’Ormuz et a passé plusieurs semaines à négocier avec Oman un cadre de gestion du trafic maritime. Un tel arrangement inclurait probablement le paiement de frais, une idée fortement contestée par les États-Unis et les États du Golfe.

Il reste incertain que les membres du CCG accepteraient un arrangement temporaire permettant la reprise du trafic maritime à travers le détroit.

Les prix du pétrole ont explosé cette semaine alors que les perspectives d’une fin rapide de la guerre américano-iranienne se sont assombries. Les prix du diesel aux États-Unis ont dépassé pour la première fois les 6 dollars le gallon, augmentant les inquiétudes concernant une inflation accrue liée à l’énergie à l’approche des élections de mi-mandat de novembre.

Le Brent est en voie de réaliser sa plus forte hausse hebdomadaire depuis juillet, malgré une baisse de plus de 3 % vendredi pour atteindre environ 104 $ le baril, après que l’Agence internationale de l’énergie a mis en garde contre une dégradation des perspectives de la demande.

Le conflit américano-iranien est dans une impasse, les frappes militaires entre les deux parties pour le contrôle du détroit d’Ormuz restant sporadiques et relativement d’une faible intensité. Téhéran et Washington se préparent à ce que le conflit dure des mois, voire plus longtemps, a rapporté Bloomberg, aucune des deux parties n’étant prête à faire des concessions qui pourraient ouvrir la voie à un retour aux pourparlers de paix.

Le détroit d’Hormuz, une route cruciale pour les approvisionnements mondiaux en pétrole, gaz naturel et autres matières premières, a été effectivement fermé après que les États-Unis et Israël ont commencé à bombarder l’Iran fin février. Washington cherche à faire pression sur Téhéran pour rétablir la libre circulation des navires à travers le détroit, en utilisant un blocus naval comme levier.

Les opérations militaires américaines ont exercé une pression supplémentaire sur l’économie iranienne, le rial s’affaiblissant fortement et l’inflation s’accélérant à près de 90 %. Cependant, la direction iranienne a indiqué qu’elle ne reculerait pas sur le contrôle du détroit ni ne reprendra les négociations à moins que le président Donald Trump ne lève le blocus.

Téhéran a également clairement indiqué qu’il continuerait à riposter contre les attaques américaines contre ses navires et son territoire.

Par ailleurs, le Qatar a enregistré son plus grand déficit budgétaire trimestriel depuis près d’une décennie au deuxième trimestre, tandis que l’économie saoudite s’est contractée sur la même période.

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