
La France accusée d’avoir violé l’espace aérien du pays et libéré des terroristes.
Publié le 9.8.2023
C’est un schéma qui ne cesse de se répéter : lorsqu’un pays aspire à provoquer l’agitation, le conflit ou même un acte terroriste sous fausse bannière, il fait appel aux mêmes méthodes éprouvées. Des terroristes, des mercenaires ou une pseudo-armée, tel que le bien connu GLADIO dans les situations extrêmes, ou encore Al-Qaïda et ISIS (ce dernier étant un pur produit américain sous l’ère d’Obama), chacun avec son propre arsenal pour maintenir une certaine distance d’intervention directe.
C’est là que l’histoire du Niger prend une tournure alarmante. Le petit dictateur local parisien cherche à afficher sa puissance et à mener sa propre guerre, tout en évitant les retombées majeures qui pourraient en découler. Il emprunte la voie bien usitée, s’inspirant des tactiques du passé, à l’image de Bob Denard, le mercenaire français mêlé à maints coups d’État en Afrique entre les années 1960 et 1995.
Pourtant, le temps a évolué, laissant peu de place aux ombres et aux secrets. Tout est désormais discernable, prévisible, et la manœuvre de Macron ne fait pas exception. Les ailes du pouvoir risquent de se brûler dangereusement, non seulement pour lui, mais également pour les Français. Le spectre d’attentats bien réels, soigneusement orchestrés dans le style caractéristique du faux drapeau à la française, vont planer sur le territoire pour forcer les enjeux.
Voilà Macron engagé dans une trame déjà tissée par ses prédécesseurs tels que Hollande, Caseneuve ou Manuel Valls. Les fils de cette toile complexe s’emmêlent, formant un réseau qui pourrait finir par se retourner contre ceux qui l’ont tissé. Les schémas du passé révèlent leurs ombres inquiétantes dans le présent, offrant un avertissement tangible sur les conséquences potentiellement désastreuses de ces actions répétitives.
Les militaires au pouvoir au Niger ont accusé le 9 août la France d’avoir violé la fermeture de l’espace aérien nigérien et « libéré des terroristes », ce qui constitue selon lui « un véritable plan de déstabilisation de notre pays ».
Bob Denard, le roi des Coups d’État en Afrique.
Les « forces françaises ont fait décoller » le 9 août de N’Djamena, au Tchad, « un avion militaire » à « 6 H 01 locales », indique un communiqué du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) qui a pris le pouvoir au Niger, ajoutant :
« Cet aéronef a volontairement coupé tout contact avec le contrôle aérien à l’entrée de notre espace de 6 H 39 à 11 H 15 locales ».
Dans le même communiqué, le CNSP accuse Paris d’avoir « d’une façon unilatérale libéré des terroristes prisonniers », le mot « terroriste » désignant des jihadistes armés. « Nous assistons à un véritable plan de déstabilisation de notre pays »
Après leur libération, ces jihadistes ont participé à « une réunion de planification » d’une attaque « de positions militaires dans la zone des trois frontières » entre Niger, Burkina Faso et Mali, dans l’ouest nigérien, ajoute le CNSP. Sans faire de lien direct avec cette « libération » de jihadistes prisonniers, il annonce dans le même communiqué que, le 9 août matin, « la position de la garde nationale de Boubou », dans la zone des trois frontières, a fait l’objet d’une attaque dont « le bilan n’est pas encore établi ».
« Nous assistons à un véritable plan de déstabilisation de notre pays », affirme le CNSP, dont le but est de le « discréditer » et de « créer une rupture avec le peuple qui le soutient, de créer un sentiment d’insécurité généralisée ». En conséquence, il est demandé aux Forces de défense et de sécurité (FDS) de « relever leur niveau d’alerte sur l’ensemble du territoire » et « au peuple de rester mobilisé et vigilant ».
Ces accusations contre l’ancienne puissance coloniale dans la région, particulièrement prise pour cible depuis le coup d’État du 26 juillet, surviennent à la veille d’un sommet de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) au Nigeria.
Cette organisation, jugée « à la solde » de la France par les militaires ayant pris le pouvoir à Niamey, les a menacés d’une intervention armée en cas d’échec de la diplomatie afin de rétablir dans ses fonctions le président nigérien renversé, Mohamed Bazoum
Quant au Nigéria, pour la France et le cas des Biafrais à l’époque, écouté cela :
Maintenant écouter ça trouvé dans un film et vous savez qu’il vous l’annonce avant :
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