Q HISTOIRE – Des archéologues ont retrouvé la chambre cachée de la maîtresse et esclave de Thomas Jefferson

Qui sait pour Sally Hemings ?

Elle était l’esclave de Thomas Jefferson.
Appelé sa ′′ maîtresse, » mais comment pouvez-vous être une maîtresse quand vous étiez esclave, enfant et ne pouviez pas consentir ? Vous n’aviez absolument pas le choix ?

Elle l’a porté 6, peut-être jusqu’à 8 enfants. Il l’a enfermée dans une cave.

Elle avait entre 12 et 14 ans quand il a commencé à la violer, et Jefferson avait la quarantaine. Il a libéré les enfants qu’il avait avec elle, mais pas Sally. Sa fille a dû libérer sa mère après le décès de Jefferson.


Ceci n’est pas enseigné dans les écoles. Ce côté de l’histoire. Nous sommes censés considérer les pères fondateurs comme de grands hommes, qui luttent pour la justice et la liberté, guidés par Dieu… alors qu’ils étaient en réalité des hommes méchants. Des hommes égoïstes qui n’ont rien fait, si ce n’était pas pour leur propre aggrandissement, leur bénéfice personnel et leur profit financier.

J ‘ aimerais aussi ajouter que Sally était la demi-sœur de la femme décédée de Jefferson. La mère de Sally a été violée par son propriétaire, qui était Martha (femme de Thomas) le père de Jefferson.

Ces gens ont laissé un héritage.


Un héritage de droits dans les circonstances les plus criminelles, et les croyances suprémacistes blancs qui envahissent la société américaine et la culture, jusqu’à ce jour.

Une vision d'artiste de Sally Hemings, et la maison de Monticello de Thomas Jefferson, aujourd'hui restaurée.
Une vision d'artiste de Sally Hemings, et la maison de Monticello de Thomas Jefferson, aujourd'hui restaurée. Wikimedia Commons

Accolée à la chambre du troisième président des États-Unis, la petite chambre de Sally Hemings, dans la résidence de Monticello, avait été oubliée pendant des décennies.

Sally Hemings était la maîtresse, mais aussi, et surtout, l’esclave du troisième président américain Thomas Jefferson, mort en 1826.

Celle qui aurait porté au moins six des enfants illégitimes du président a toujours vécu dans l’ombre de son maître. Aucun portrait de Sally n’a résisté au temps, mais sa chambre personnelle vient de sortir de terre. Les archéologues ont en effet retrouvé la pièce où vivait, dans des conditions encore mystérieuses, la maîtresse du président dans sa résidence de Monticello, en Virginie, rapporte CBS News.

Une petite pièce accolée à la chambre du président

4,5 mètres de large sur 4 mètres de long, pas de fenêtre… La chambre de Sally Hemings était loin d’être un palace. Mais la maîtresse du président aurait disposé d’un traitement de faveur par rapport aux autres esclaves de la maison. Accolée à la chambre du président, dans l’aile sud de la résidence, la pièce qu’occupait Sally avait été remplacée par une salle de bain dans les années 1940 avant d’être oubliée pendant près de 80 ans.

Plus de 200 ans après sa construction, il ne reste que le sol et la cheminée d’origine de la chambre de Sally Hemings, qui sera restaurée pour être présentée au public au printemps 2018. « Cette chambre est une vraie connexion avec le passé », a expliqué Fraser Neiman, directeur archéologique à Monticello, à CBS. « Nous excavons et découvrons beaucoup, beaucoup de choses. »

Les premières rumeurs de la relation entre le président et l’une de ses esclaves – sa propriété en comptait plus de 200 – ont éclaté en 1802 quand James T. Callender, un journaliste politique, a écrit dans un de ses papiers que Thomas Jefferson avait depuis plusieurs années « gardé, comme concubine, l’une de ses propres esclaves (…), Sally », ajoutant qu’il avait « plusieurs enfants d’elle ». La liaison était restée secrète et taboue, avant que des tests ADN ne confirment la paternité de Thomas Jefferson sur les enfants de Sally en 2000. 

La résidence de Monticello, où Thomas Jefferson a vécu une bonne partie de sa vie, avait été construite sur les plans de l’ancien président entre 1769 et 1809. Des fouilles archéologiques y sont régulièrement menées. C’est dans sa chambre de Monticello que Sally aurait accouché, mettant ainsi au monde une bonne partie de la descendance de Jefferson.


VOIR AUSSI : Derrière la tête de Lincoln au mont Rushmore se cache une pièce secrète de 20 mètres de long


Source : France 24

Source : Wikipedia


Ecrit par La Nouvelle République

« Une forme de vénération »

Le troisième président des Etats-Unis, Thomas Jefferson, est la cible de certains manifestants qui ont vandalisé plusieurs monuments le représentant.
Car s’il fut l’un des auteurs de la Déclaration d’indépendance, il a été le propriétaire de plus de 600 esclaves et estimait que les hommes noirs étaient inférieurs aux blancs, rappelle le site internet de son ancienne plantation devenu musée à Monticello, en Virginie.
« Beaucoup de ses statues devraient être mises à terre », a affirmé la semaine dernière dans Newsweek Shannon LaNier. C’est l’un des descendants de Sally Hemings, une esclave avec qui Thomas Jefferson a eu plusieurs enfants.
La vue des statues « du maître de vos ancêtres esclaves, d’un meurtrier ou d’un suprémaciste blanc » est « une douleur au-delà de l’imaginable » pour beaucoup d’Afro-Américains, explique-t-il.
Même le père de la nation américaine et son premier président, George Washington, n’est pas intouchable, car il possédait plus d’une centaine d’esclaves dans sa plantation de Mount Vernon, au sud de la capitale fédérale qui porte son nom.
« Installer une statue dans l’espace public, c’est une forme de vénération, et beaucoup de gens demandent aujourd’hui pourquoi nous vénérons des gens qui possédaient des esclaves », dit Carolyn Gallaher.
Pour elle, même si la distinction et claire entre le général Lee et les deux pères fondateurs, « ils possédaient tous des esclaves, c’est ce qui dérange le plus les gens ». Elle souligne que plusieurs héros de l’indépendance avaient remis en question « la moralité de l’esclavage ».

Source : la nouvelle république