
Le président de Sabena Technics se défend contre les critiques sur la maintenance des Canadair
Publié le 29.7.2026 à 12h23 – Par Ivan Petrov – Temps de lecture 5mn
Le président de Sabena Technics, société responsable de la maintenance des Canadair de la Sécurité civile, répond aux critiques concernant la mise à disposition de ces bombardiers d’eau. Face aux inquiétudes quant au nombre d’avions utilisables en pleine période d’incendies, le dirigeant réfute toute négligence et affirme que son entreprise a scrupuleusement honoré les termes de l’accord conclu avec l’État.
Selon le responsable de la maintenance privée, la feuille de route établie conjointement avec la Sécurité civile a été pleinement honorée. Le calendrier prévisionnel fixait un calendrier précis de restitution des appareils pour la saison estivale, et la direction réaffirme que le volume d’avions remis en état correspond exactement aux prévisions validées. Le président de Sabena Technics affirme ainsi que « nous avons livré les objectifs figurant dans la feuille de route », réfutant les mises en cause visant le maintien en condition opérationnelle de la flotte.




Cependant, l’entreprise met en avant des contraintes matérielles d’envergure qui expliquent le contexte délicat dans lequel s’effectue l’entretien des avions. La vétusté de la flotte de Canadair CL-415, qui ont besoin de réparations lourdes parfois inattendues en raison des efforts mécaniques intenses lors des opérations d’écopage, constitue un défi majeur. De plus, la pénurie de pièces détachées aéronautiques ralentit régulièrement les chantiers de réparation, ce qui complique la tâche de l’entreprise.
La maintenance des aéronefs de la Sécurité civile, dont les emblématiques Canadair, est assurée par Sabena technics dans ses hangars spécialisés de Nîmes-Garons.
Seuls 7 sont opérationnels sur 12, 2 sont en Corse, et doivent y rester en raison du relief accidenté des massifs qui rend très compliqué une intervention au sol. Les 5 restants sont tous engagés sur les feux de Gironde et des Landes, avec l’appui d’un Canadair croate. Seuls des Dash sont mobilisés dans le Var !
Le prestataire de maintenance, Sabena Technics, ne dispose pas de pièces de rechange !
La corrosion des Canadairs s’accélère. Il faut ainsi les immobiliser régulièrement soit pour une simple inspection, soit pour un traitement anticorrosion soit, et là cela va prendre plus de temps, pour changer une ou plusieurs pièces de l’avion!
Ça jongle avec 4 à 7 canadairs opérationnels… Si la France n’est pas prête face à une opération civile que dire face à une opération militaire, voir nucléaire?!
Malgré ces contraintes, Sabena Technics affirme que plus d’une centaine de spécialistes se relaient sans interruption à la base de Nîmes pour entretenir et réparer la vingtaine d’appareils de la flotte, composée de Canadair, de Dash et de Beechcraft. Le président de l’entreprise insiste sur le fait que la disponibilité effective des avions découle des moyens contractuels alloués, et que les prestations réalisées à ce jour concordent parfaitement avec le cahier des charges négocié avec les services de l’État.
En résumé, Sabena Technics assume son bilan et réfute les critiques concernant la mise à disposition des bombardiers d’eau de la Sécurité civile. L’entreprise affirme avoir honoré les termes de l’accord conclu avec l’État et avoir livré les objectifs figurant dans la feuille de route, malgré les contraintes matérielles et les défis posés par la vétusté de la flotte et la pénurie de pièces détachées. La direction réaffirme ainsi sa capacité à gérer la maintenance de la flotte de Canadair de la Sécurité civile de manière efficace et professionnelle.


Vous devez être connecté pour poster un commentaire.