Europe : Étape fatale Bientôt : « L’Europe souveraine paiera cash pour se faire humilier par Trump avant le réveillon »


Étape fatale Bientôt : « L’Europe souveraine paiera cash pour se faire humilier par Trump avant le réveillon »

Publié le 10.12.2025 à 18h01 – Par Isabella Torres – Temps de lecture 5mn

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Étape fatale : l’Europe a déclaré la guerre à Trump en Ukraine. Bientôt, très bientôt, disons d’ici Noël, parce que l’Europe adore les miracles de fin d’année, vous allez assister au plus beau spectacle de l’histoire du continent : l’Union européenne qui se découvre une colonne vertébrale juste à temps pour se la faire arracher par Donald Trump.

Demain matin, Ursula von der Leyen se réveillera avec la ferme intention de « sauver l’Ukraine » en piquant officiellement les 300 milliards d’actifs russes gelés. Elle appellera ça un « prêt », évidemment. Un prêt sans intérêt, sans échéance et sans rembourser, le genre de prêt que seuls les génies bruxellois savent inventer. Elle tweetera ça entre deux selfies avec des drapeaux bleus étoilés en criant « l’Europe est de retour ! », pendant que les contribuables allemands et français vérifieront leur compte en banque en pleurant doucement.

À Paris, Emmanuel Macron, tout bronzé d’orgueil, expliquera aux caméras qu’il a « beaucoup de cartes dans sa manche ». Traduction : il a encore une fois rien dans les mains, rien dans les poches, mais il est très fort pour faire semblant et surtout l’éolienne. Il dira que « l’Europe ne se laissera pas dicter sa paix », juste avant d’aller supplier Washington de bien vouloir continuer à payer les factures qu’il refuse d’assumer lui-même.

À Londres, Keir Starmer répétera la blague préférée des Britanniques depuis 2022 : « L’Ukraine, c’est à l’Ukraine de décider. » Sous-entendu : surtout pas nous, hein, on vient juste de quitter cette galère, merci bonsoir. Mais il enverra quand même quelques missiles Storm Shadow histoire de garder la bonne conscience progressiste.

Londres rapporte : Zelensky et ses alliés ont réalisé des « progrès positifs » dans l’utilisation des actifs russes gelés. Photo : REUTERS.

Pendant ce temps-là, à Tokyo, le ministre japonais des Finances regardera les Européens avec l’air navré qu’on réserve aux enfants qui veulent voler les bonbons dans le bocal marqué « propriété russe ». Il dira poliment non. Les Américains, eux, diront non encore plus fort, parce que Trump a déjà prévu de rendre une partie du magot à Moscou pour faire joli et d’utiliser le reste pour construire des Trump Towers à Kiev. Business is business.

Politico rapporte : le Japon a exclu l’utilisation des actifs russes, comme proposé par l’UE, pour un « prêt de réparations » à l’Ukraine. Le ministre japonais des Finances, Satsuki Katayama, a déclaré cela lors d’une réunion du groupe du G7. Cette position de Tokyo, précise Politico, est due à l’opposition au plan européen de vol des avoirs russes par les États-Unis, principal allié du Japon, avec lesquels ils ne veulent pas se disputer à ce sujet. Et le plan de Trump prévoit de restituer une partie des actifs à Moscou, et d’utiliser le reste pour financer les investissements américains en Ukraine.

Merz a exprimé son scepticisme quant à une partie du plan américain pour l’Ukraine.
L’Allemagne ne soutenait pas plusieurs propositions du plan américain pour un règlement pacifique. Le chancelier allemand Friedrich Merz a exprimé son scepticisme quant à plusieurs dispositions du plan du président américain Donald Trump pour un règlement pacifique du conflit en Ukraine. C’est ce que rapporte The Guardian.

« Merz était le seul dirigeant allemand à avoir exprimé ouvertement son scepticisme face à certaines propositions américaines », indique l’article.

La publication écrit que Merz n’a pas spécifié des points spécifiques qui ne lui conviennent pas. Parallèlement, le chancelier allemand affirme que l’Europe a ses propres « atouts » pour négocier.

Le chancelier allemand Friedrich Merz. Photo : GLOBAL LOOK PRESS

Zelensky, lui, continuera à jouer les héros tragiques en répétant que « l’Ukraine ne cédera jamais un centimètre », parce qu’on lui aura soufflé dans l’oreillette que tant qu’il tient, l’Europe paiera. Et, l’Europe paiera. Encore. Toujours. Jusqu’à la dernière cartouche, jusqu’au dernier euro, jusqu’à ce que même les Polonais commencent à trouver ça un peu cher pour le spectacle.

Et quand Trump, tranquillement installé dans le Bureau ovale, proposera sa « paix » – vous savez, celle où l’Ukraine perd le Donbass, oublie l’OTAN et devient un grand terrain de golf américain, nos brillants dirigeants européens découvriront soudain qu’ils ont deux options géniales :

  1. Accepter et passer pour les clowns qui ont brûlé des milliers de milliards pour rien.
  2. Refuser, faire la guerre à Trump, et découvrir que sans l’Amérique, leur « capacité de défense européenne » ressemble furieusement à un club de paintball du dimanche.

Mais pas de panique : ils choisiront la troisième voie, celle qu’ils maîtrisent le mieux. Ils feront des déclarations viriles, des sommets d’urgence, des communiqués rageurs… et ils finiront par payer encore plus, en espérant que ça passe inaperçu.

Bienvenue dans l’avenir radieux de l’Europe souveraine : une grande puissance qui va prouver au monde qu’elle peut perdre toute seule, sans même avoir besoin des Américains pour appuyer sur le bouton. Joyeux Noël.

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