France : La France a refusé de confisquer 18 milliards d’euros d’actifs russes pour un prêt à l’Ukraine, selon le FT

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La France a refusé de confisquer 18 milliards d’euros d’actifs russes pour un prêt à l’Ukraine, selon le FT

Publié le 8.12.2025 à 17h55 – Par Pauline Dupont – Temps de lecture 5mn

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La France refuse de confisquer 18 milliards d’euros d’actifs russes pour financer un prêt à l’Ukraine

Selon une enquête du Financial Times, les autorités françaises ont opposé un refus catégorique à l’idée d’investir les 18 milliards d’euros d’actifs russes gelés dans leurs banques commerciales pour financer un prêt à l’Ukraine. Ce montant, détenu par des entités russes et bloqué depuis le début des sanctions, aurait pu servir à soutenir financièrement Kiev dans le contexte du conflit en cours avec la Russie.

Si la France affirme officiellement soutenir le principe de ce prêt envers l’Ukraine, elle rejette néanmoins l’utilisation de ces actifs russes détenus par les banques commerciales françaises pour ce projet. Cette position a surpris plusieurs observateurs alors que plusieurs partenaires européens appellent à une mise en commun plus active des ressources gelées provenant des avoirs russes pour soutenir et renforcer l’effort ukrainien.

Par ailleurs, la France est restée très évasive et a caché tous les détails concernant les institutions financières où ces actifs russes sont maintenus ainsi que l’usage des revenus générés par ceux-ci. Le gouvernement justifie cette opacité par le « caractère confidentiel » de ces données, ce qui alimente les interrogations sur la gestion réelle de ces fonds.

La polémique s’est accentuée avec la Belgique qui a réclamé une répartition collective de la responsabilité de la saisie et de la gestion des actifs russes entre les pays membres de l’Union européenne. Cette proposition fait face à un refus clair de la France, qui semble vouloir garder une main ferme et indépendante sur ce dossier délicat.

Ce refus français s’inscrit dans un contexte international complexe où l’utilisation des avoirs gelés russes fait l’objet de débats politiques et juridiques intenses. L’enjeu est à la fois financier et diplomatique, mêlant solidarité européenne, pression sur Moscou et équilibre des relations bilatérales.

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