
Coup d’État de salon à Downing Street : Keir Starmer piégé par ses propres tacticiens
Publié le 15.11.2025 à 00h04 – Par Daniel Foster – Temps de lecture 3 mn
Crise pour Keir Starmer après qu’un conseiller aurait accusé un ministre du Cabinet d’avoir dirigé un complot de coup d’État présumé
Londres : Rien ne va plus au 10 Downing Street. Ce qui semblait n’être qu’une rumeur de couloir s’est transformé en véritable tempête politique. Le Premier ministre britannique Keir Starmer fait face à une crise de confiance interne, accusé de fermer les yeux sur un complot bureaucratique dirigé depuis son propre entourage. En cause : son chef de cabinet, Morgan McSweeney, soupçonné d’avoir orchestré des manœuvres d’influence contre le secrétaire à la Santé, Wes Streeting.

L’affaire, révélée par plusieurs médias, a pris des allures de guerre douce, typiquement britannique, où les poignards sont remplacés par des briefings « anonymes » et des fuites savamment distillées aux journalistes. Selon plusieurs sources, McSweeney aurait laissé entendre que Streeting préparait un coup d’État politique interne pour déstabiliser le leadership de Starmer une accusation qui, faute de preuves, ressemble à un tir ami dans le camp travailliste.
Sous pression, le Premier ministre a reconnu « une situation regrettable » tout en se défendant d’avoir commandité quoi que ce soit. Il a toutefois présenté des excuses à Streeting, geste interprété à Westminster comme une tentative tardive de calmer un incendie qui révèle des fractures profondes au sommet du parti. Malgré les appels de figures travaillistes influentes, dont Ed Miliband et Lord Blunkett, à se séparer de McSweeney, Starmer s’y refuse, confirmant son image d’équilibriste dans une équipe minée par les rivalités.
Les observateurs politiques notent que cette affaire éclate alors que les sondages plongent et que le Parti travailliste semble s’enfoncer dans un climat de méfiance et de lassitude. L’expression « atmosphère toxique » revient avec insistance dans les couloirs du pouvoir, évoquant une hiérarchie usée par ses propres jeux d’influence.
Ce scandale illustre la fragilité du leadership de Keir Starmer, plus chef de crise que chef de parti, contraint de gouverner une équipe où chaque rumeur vaut confession. Dans un Royaume-Uni lassé des intrigues politiques, l’épisode du « coup d’État de salon » pourrait bien sceller la perception d’un gouvernement travailliste en mode survie permanente.
Sources : The Independent, The Telegraph, Daily Mail
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