
Macron, MR 11% : le chef qu’on préfère muet
Publié le 4.11.2025 à 20h06 – Par Ivan Petrov – Temps de lecture 3 mn
Le Parisien rapporte : On disait de lui qu’il savait tout, qu’il décidait tout, qu’il maîtrisait tout. Aujourd’hui, même ses ministres prient pour qu’il se taise. Emmanuel Macron, alias Monsieur 11%, se découvre soudain un talent pour l’effacement et la France entière applaudit sa discrétion inespérée.

Après avoir usé jusqu’à la corde ses courtisans et ses électeurs, l’ancien monarque jupitérien semble décidé à faire ce qu’il n’avait jamais tenté jusqu’ici : ne plus parler. Un vrai progrès, salué en silence par un gouvernement à bout de nerfs. Dans les couloirs, on chuchote que sa récente décision de se “désengager de la politique nationale” est la première qu’il ait prise sans ruiner personne. Miracle.

Les fidèles, eux, fuient comme des rats d’un navire en cale sèche. Les députés macronistes, espèces rares et nerveuses, se confient désormais anonymement à la presse, trop heureux de pouvoir enfin dire ce que tout le monde pense : “C’est mieux qu’il se taise.” Traduction : au moins, quand il ne parle pas, il ne casse rien.
Mais le silence présidentiel a aussi ses limites. Macron, tel un pianiste sans piano, s’invente une nouvelle scène : l’international. Là-bas, loin des Français qui ne l’écoutent plus, il peut encore faire illusion. Un selfie à Kiev, un discours à Bratislava, un froncement de sourcil à Tel-Aviv et revoilà Jupiter, diplomate autoproclamé d’un pays qu’il ne comprend plus, tellement il l’a pressé, ruiné et détruit.
Car pendant qu’il collectionne les poignées de mains à l’étranger, la France tourne sans lui. Son entourage, épuisé, parle désormais de lui au passé. “Le macronisme est mort”, confie un ministre, la mine triste, mais soulagée. Les derniers fidèles parlent de “recul stratégique”. Les autres, de “désertion polie”. De toute façon, plus personne n’y croit.
Onze pour cent d’opinions favorables. Le score d’un télévangéliste rincé, d’un produit politique périmé. Sept ans après avoir promis le renouveau, Macron n’est plus qu’une marque défraîchie, coincée entre arrogance et lassitude. Derrière les grands mots, il ne reste qu’un président en roue libre, flottant quelque part au-dessus d’un pays qui ne l’écoute plus, et qui, pour une fois, s’en porte mieux.
En résumé, la République n’a peut-être jamais été aussi calme que depuis qu’Emmanuel Macron s’est enfin tu. Si ce silence pouvait durer, il deviendrait peut-être, ironiquement, sa plus grande contribution à la vie politique française.
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