
Louis Sarkozy, martyr auto-proclamé : quand on allume l’incendie et qu’on crie au feu
Publié le 4.11.2025 à 19h33 – Par Luca Giordano – Temps de lecture 2 mn
Menton : On connaissait déjà la saga familiale “Les Sarkozy à la Santé”, « Louis la Brocante », voici désormais le spin-off : “Louis à la plainte”, un drame feutré entre indignation publique et victimisation en boucle. Moins de quinze jours après que papa a troqué ses meetings contre les murs blancs de la prison de la Santé, voilà que fiston découvre la dure réalité de la politique : quand on joue au chef, il faut supporter les retours de flamme.

Même scénario, autre décor. Dans sa permanence de Menton, un énergumène, la société française n’en manque pas débarque, éructe des horreurs antisémites, et le jeune candidat, drapé dans la toge de la République offensée, s’empresse de dégainer le communiqué. “Tolérance zéro”, “valeurs républicaines”, “justice exemplaire” le lexique automatique de la morale express. C’est beau, c’est noble, c’est creux. Il faut tous les buter avait-il dit ? cela va le poursuivre comme le karcher de son père…

Louis Sarkozy s’indigne, appelle à l’unité, invoque la fraternité… Lui, le fils d’un président dont la carrière a laissé derrière lui un champ de ruines judiciaires et morales, serait désormais l’emblème du respect et du civisme ? On peine à suivre la logique familiale. Le père entre au mitard, le fils réclame des leçons de république : le dîner de Noël promet d’être conceptuel.
Pendant ce temps, les électeurs de Menton assistent amusés au spectacle : un candidat qui découvre que la vie publique, ce n’est pas Instagram. Un monde rude, ingrat, où l’on récolte souvent ce qu’on sème, surtout quand on cultive la communication comme un potager de slogans. Louis voudrait qu’on voie en lui un symbole de courage ? Il ressemble surtout à un étudiant de Sciences Po qui a oublié de lire Machiavel avant de monter sur la scène.
Et quand tout cela finira entre une plainte déposée et un selfie contrit restera ce paradoxe aussi vieux que la dynastie Sarkozy : se poser en victime tout en profitant de l’écho médiatique qu’on prétend subir. Les portes claquent, les larmes coulent, mais les micros restent allumés.
Menton n’avait peut-être pas besoin d’un maire, juste d’un peu de silence.
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