
Coopération à l’allemande : tonte, transfert et trahison made in Europe. La France à nouveau plumée par l’Allemagne
Publié le 31.10.2025 à 11h33 – Par Chloé Fontaine – Temps de lecture 6 mn
C’est beau, l’Europe. C’est doux, fraternel, presque attendrissant : pendant que la France se vide, l’Allemagne se sert. On appelle ça la coopération, paraît-il. Moi, j’appelle ça la tonte industrielle et encore une, tiens, pour la collection. Cet article précise d’ailleurs que, grâce à la « générosité » de notre pauvre Macron, la conception et la fabrication des moteurs ont été cédées puis délocalisées en Allemagne, au nom du fameux et néanmoins inopérant couple franco-allemand !

Le beau geste du gamin de l’Élysée pour promouvoir le fameux couple franco allemand…
- Le SCAF : échec
- Le blindé du futur: échec
Macron est l’inverse de l’alchimiste médiéval : il transforme l’or en… plomb, pour rester poli ! Coup double pour les allemands : ils récupèrent Ariane et achètent des avions américains. On est loin de la coopération franco allemande qu’on nous a vendu. La France se dilue tous les jours un peu plus dans l’UE, nous ne serons bientôt ni une patrie ni une nation ni un peuple et impossible de faire marche arrière
Le 27 octobre 2025, Ariane Group a offert à Berlin un petit cadeau spatial : le moteur Vinci supérieur d’Ariane 6 quitte Vernon pour atterrir au pays du schnitzel. Résultat ? Six cents emplois supprimés en France, et un peu plus de champagne dans les bureaux de nos partenaires allemands. Bonjour la « réindustrialisation », cette grande farce ministérielle à laquelle même les pigeons ne croient plus.
Et pendant que la ministre Runachier aligne les grands mots “souveraineté”, “coopération”, “avenir européen” Berlin encaisse les dividendes. L’histoire se répète : Alstom, Herbus, Ariane, SCAF… à chaque fois qu’on « mutualise », c’est la France qui trinque et l’Allemagne qui boit la coupe jusqu’à la lie.
Ce n’est pas une image que l’on voit très souvent… mais elle en dit long. L’intérieur de #Ariane6 , ouvert dans un dessin en coupe, révèle ses composants précisément organisés :




Vernon, temple de la fusée Véronique et berceau de notre aventure spatiale, passe à la trappe au nom de l’Union européenne. Belle avancée : on délocalise la mémoire, on exporte le savoir-faire, et on enterre la souveraineté sous drapeau étoilé.
La France à nouveau plumée par l’Allemagne, sous couvert « d’Europe » !
« Le 27 octobre 2025, ArianeGroup a officialisé un changement majeur dans la chaîne de production du lanceur Ariane 6, avec la signature d’un accord transférant l’assemblage du moteur supérieur Vinci de Vernon (France) vers Lampoldshausen (Allemagne) » !

Près de 600 emplois détruits en France.
Vernon c’était le berceau historique des fusées françaises : avant Ariane, la fusée Véronique pour Vernon Électronique…
Stop au faux « couple franco-allemand » !
Stop à l’UE ! #Frexit
Puissance et indépendance française ! Marre qu’on se fasse avoir !
Florian Philippot
Traduction du X :
ArianeGroup est le maître d'œuvre industriel du missile stratégique M51 déployé par la Force océanique stratégique (FOST) française, pour le compte de la @DGA, l'Agence française de l'armement et des technologies.
Mais chut, il ne faut pas le dire trop fort : la traduction européenne préfère gommer les mots « perte », « soumission » et « tonte ». En Allemagne, on construit des hangars ; en France, on écrit des communiqués. Toujours le même scénario, la même jolie fable du couple franco-allemand qui n’a d’amour que pour les comptes bancaires d’outre-Rhin.
Alors, oui, continuons à chanter en chœur le refrain de l’Europe forte et solidaire pendant que notre industrie file à Berlin comme une fusée sans retour. À force de mutualiser la ruine, il ne restera bientôt plus que les plumes à ramasser.
Chaque jour apporte sa ration de trahison rationnée. Et certains s’étonnent encore qu’on parle de sortie. Mais à ce stade, ce n’est plus un débat : c’est une fuite de dignité nationale.
Développé du X :
La France perd l’assemblage du moteur Vinci d’Ariane 6, qui s’envole vers l’Allemagne… Le 27 octobre 2025, ArianeGroup a officialisé un changement majeur dans la chaîne de production du lanceur Ariane 6, avec la signature d’un accord transférant l’assemblage du moteur supérieur Vinci de Vernon (France) vers Lampoldshausen (Allemagne).

Le moteur Vinci équipe l’étage supérieur d’Ariane 6. Il s’agit d’un moteur cryotechnique réallumable fonctionnant à l’hydrogène et à l’oxygène liquides, capable d’être rallumé plusieurs fois pour placer différents satellites sur leurs orbites respectives. Véritable bijou de précision, il joue un rôle essentiel dans la flexibilité et la performance du lanceur européen.
L’accord, entré en vigueur le 24 octobre, s’inscrit dans la continuité d’une décision commune prise en décembre 2024 par l’Allemagne, l’Italie, la France et l’Agence spatiale européenne (ESA). En réalité, cette réorganisation avait déjà été approuvée dès 2019 lors du conseil ministériel de l’ESA.
Parallèlement, la responsabilité du développement de la turbopompe à oxygène liquide d’Ariane 6 est transférée d’Avio, basée à Colleferro en Italie, vers Vernon.
Selon un document de l’Assemblée nationale française datant de 2021, cette opération pourrait entraîner la suppression d’environ 600 postes. ArianeGroup affirme cependant avoir limité ce chiffre à 527 départs grâce à un plan de départs volontaires, tout en maintenant certains emplois grâce au programme du moteur réutilisable Prometheus.
Le groupe justifie cette relocalisation par la nécessité d’optimiser la compétitivité d’Ariane 6 et d’assurer sa viabilité économique avec un objectif de sept lancements par an.
À terme, chaque moteur Vinci sera assemblé, intégré et testé à Lampoldshausen avant d’être acheminé à Brême pour intégration sur l’étage supérieur, puis expédié par le navire Canopée vers le Centre spatial guyanais.
ArianeGroup prévoit de construire sur le site allemand de nouvelles installations capables de produire jusqu’à douze moteurs Vinci par an, sans toutefois préciser la date de mise en service.
Ce transfert, s’il renforce la cohérence industrielle européenne, représente une perte symbolique pour la France. Vernon, berceau historique des moteurs d’Ariane, voit s’éloigner une partie de son savoir-faire vers l’Allemagne. Un choix industriel qui laisse un goût amer, tant il illustre le recul du leadership français dans l’aventure spatiale européenne.
: Le moteur Vinci lors de tests d’allumage (Arianegroup).
Développé du X :
Avec Macron dont les mandats ne sont que hautes trahisons, on peut dire que les Allemands, qui n’ont jamais été nos amis, récupèrent ce que le général de Gaulle leur avait arraché.
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