France : Macron, mollusque suprême : l’art de coller au rocher du pouvoir pendant que les Premiers ministres s’évaporent plus vite qu’un discours de réforme


Macron, mollusque suprême : l’art de coller au rocher du pouvoir pendant que les Premiers ministres s’évaporent plus vite qu’un discours de réforme

Publié le 9.10.2025 à 08h28 – Par Julien Morel – Temps de lecture 5 mn

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Macron la Moule : Chroniques d’un Rocher Glissant vers l’Abîme

Telle une moule obstinée s’accrochant à son rocher battu par les vagues de l’opinion publique, Macron s’impose en champion intergalactique de la procrastination politique. Loin d’être une huître plus raffinée, mais trop onéreuse pour l’Élysée. Macron adopte la stratégie sans faille de la moule : s’accrocher coûte que coûte, même quand la marée emporte tout autour de lui, préférant multiplier les acrobaties politiques pour repousser l’inévitable : sa chute finale dans les abysses de la destitution, des procès et des condamnations qui l’attendent avec un sourire sadique. Voilà un an que les Premiers ministres se succèdent comme des moules cuites dans les casseroles politiques, chacun plus éphémère que le précédent, culminant avec le chef-d’œuvre absolu : Sébastien Lecornu, ce météore gouvernemental qui a illuminé Matignon pendant… 14 heures ! Un record qui fait passer les feux de paille pour des brasiers éternels.

Dans le panier de crabe de politique national, nos Chefs de gouvernement jouent la version IV du “Qui veut perdre sa dignité en moins de 14 heures ?”, ou du « Je brade !! avec la « Suspension de la réforme des retraites par E. Borne », tandis que l’hôte de l’Élysée s’invente chaque semaine des “projets de stabilité” plus éphémères qu’une bisque de homard.

Voilà que Macron, dans sa sagesse infinie (ou son désespoir pathétique), s’apprête à nommer un nouveau pantin dans les prochaines 48 heures. Parce que, bien sûr, changer de marionnette va miraculeusement stabiliser le plateau de crustacés qu’est devenu l’Élysée. Lecornu, ce pauvre mollusque qui a aggravé la crise en claquant la porte plus vite qu’un amant déçu, ose déclarer à la télé : « Je pense qu’il y a un moyen possible. » Ah oui ? Un moyen pour quoi ? Pour prolonger l’agonie d’un mandat qui pue déjà la naphtaline et le scandale ? Il recommande à Macron de nommer un remplaçant, arguant qu’une majorité de députés s’oppose aux élections anticipées, comme si ces députés n’étaient pas eux-mêmes des mollusques collés à leurs sièges, terrorisés à l’idée d’affronter les urnes. Le budget ? À présenter lundi ou mardi, selon l’humeur du matin. Selon Macron, migrer les problèmes aussi loin que possible dans le calendrier, c’est déjà gouverner.

Les élections anticipées ? Non, trop risqué. La démission ? Jamais voyagé sur ce tronçon de ligne. Le peuple ? Il saura patienter, comme toujours, suspendu au bon vouloir du mollusque qui s’accroche à sa roche présidentielle.

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Macron « a pris acte » des conclusions : pas d’élections, une « plateforme de stabilité » (traduction : un radeau de la Méduse fait de bric et de broc), et un budget adopté avant le 31 décembre pour éviter le chaos. Bravo ! Quel génie stratégique ! Au lieu de dissoudre l’Assemblée et risquer une éjection collective, on impose un nouveau gouvernement minoritaire, technocratique de préférence, avec des ministres sans « aucune ambition » pour 2027, parce que, franchement, qui voudrait succéder à ce cirque ? Lecornu l’admet lui-même : « J’ai tout essayé… Ce soir, ma mission est terminée. » Mission accomplie, en effet, si la mission était de transformer la Ve République en une farce interminable où les Premiers ministres sont jetables comme des coquilles vide.

Et pendant ce temps, on rouvre le débat sur l’âge de la retraite, cette réforme chérie de Macron qui a déjà mis la France en feu. Lecornu avertit que suspendre ça coûterait 3 milliards d’euros en 2027, comme si l’argent était le problème, et non le fait que Macron s’accroche à son rocher pour éviter les vagues judiciaires qui déferlent. Édouard Philippe, l’ex-PM recyclé en oracle, suggère que Macron démissionne et appelle à des présidentielles anticipées. Réponse de Lecornu : « Ce n’est pas le moment de changer de président. » Bien sûr que non ! Pourquoi changer le capitaine quand le Titanic coule si gracieusement ? « Ne faisons pas croire aux Français que c’est le président qui vote le budget, » ajoute-t-il. Ah, l’ironie : c’est précisément Macron qui tire toutes les ficelles, nommant son huitième PM en un mandat « de plus en plus controversé » euphémisme pour « catastrophique ». Le clou de girofle des Moules Frites sont les écologistes et la gauche avec Olivier Faure hier matin sur Jean-Noël Barrot et Sébastien Lecornu. « Ça ne serait pas absurde de dire que ces deux-là pourraient rester et que nous gouvernerions ». À 12h00 : « C’est inimaginable d’être dans un gouvernement en commun avec des macronistes »… ! Pas Mieux..

Non, Emmanuel, continue à t’agripper, moule tenace ! Nomme ton prochain fusible, repousse l’échéance, impose ton « nouveau système » pour « garantir la stabilité ». Les Français adorent ce spectacle : un président qui évite la sentence finale comme un enfant fuit les légumes. Mais attention, le rocher s’effrite, les marées montent, et bientôt, même les moules les plus collantes finissent en fricassée. Tic-tac, Jupiter ton heure de gloire éphémère approche sa fin comique.

Et si demain, la marée montait enfin ? Les Français trouveront sans doute une nouvelle recette de moules, car la coquille, elle, commence à se fendre.

Mission accomplie : Macron reste. Les Premiers ministres passent. Le rocher, lui, fatigue.


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