
Le grand remaniement : Sébastien Lecornu triomphe de son successeur, Sébastien Lecornu sous l’œil admiratif de Sébastien Lecornu et promet de se succéder avec dignité, de collaborer étroitement avec lui-même
Publié le 11.10.2025 à 08h00 – Par Sarah Müller – Temps de lecture 6 mn
Quand Emmanuel Macron annonce un tournant historique, les Français savent désormais qu’il s’agit d’un virage à 360 °. Après des jours d’attente, de rumeurs, de pseudo-suspense haletant dans les couloirs de l’Élysée, le verdict est tombé : Sébastien Lecornu succède à… Sébastien Lecornu. Une révolution politique digne d’un sketch d’absurde théâtral, version République en roue libre.
Pas bête de le (re)nommer un vendredi soir, il va pouvoir tenir au moins 48 heures, mais chez Panini, il va manquer des doubles de Lecornu…


Macron, stratège de haute volée, a encore frappé. Il a réussi à faire patienter tout un pays pour finalement réinventer la continuité en la présentant comme du changement. Il fallait oser : remanier sans remuer, nommer sans changer, simuler sans innover. Le miracle managérial, sauce technocratique.
Les communicants parlent de stabilité, les ministres d’expérience, les humoristes de recyclage. La seule chose qui change, c’est la formule de politesse dans le communiqué de presse. Pendant ce temps, le peuple, éternel figurant du théâtre présidentiel, regarde la scène en se demandant s’il n’a pas accidentellement zappé sur Les Guignols version live.
Cette nomination, c’est un peu comme repeindre un mur fissuré sans enlever la moisissure : c’est neuf, tant qu’on ne regarde pas de trop près.
Et si vous deviez donner un nom de film au naufrage politique que l’on vit depuis plusieurs jours, voire semaines, ça serait quoi ?
- La Folie des Glandeurs
- La chute
- Titanic
- L’histoire sans fin
- Le dîner de cons
- Les Tuche à l’Élysée
- La septième compagnie
- La cage aux folles
- Y’a-t-il un pilote dans l’avion
À l’Élysée, l’attente fut insoutenable : qui allait être le prochain Premier ministre ? Les Français ont transpiré, les journalistes ont spéculé, les insiders ont tout su sans rien dire — bref, la grande comédie nationale battait son plein. Et soudain, le soufflé est tombé : Sébastien Lecornu remplacera donc Sébastien Lecornu, sous la supervision éclairée d’Emmanuel Macron, visiblement ravi de son tour de magie administrative.

Le Président, maître du suspense façon BFM, aurait confié à ses proches : « Il fallait un changement fort dans la continuité du vide. » Mission accomplie. On recycle désormais les ministres comme les bouteilles en plastique : on les vide, on les secoue, et hop, on les repose au même endroit, mais avec un communiqué neuf.
Dans les couloirs du pouvoir, on jubile : « Macron a pris tout le monde de court ! » C’est vrai. Personne n’avait imaginé qu’il oserait parodier lui-même la politique française. Certains parlent de coup de génie, d’autres de coup de fatigue. La France, elle, hésite entre rire jaune et fou rire nerveux.
Les éditorialistes, eux, se ruent déjà sur la métaphore : « Un choix de raison… ou d’auto-hypnose collective ? » On attend encore le porte-parole de l’Élysée pour confirmer que le pays n’est pas tombé dans une boucle temporelle.
D’après des sources proches du dossier, Sébastien Lecornu se dit honoré de succéder à un homme d’une telle compétence : lui-même. Quant à Macron, il prépare déjà une allocution solennelle pour expliquer que ce remaniement marque « un nouveau souffle » probablement celui du ventilateur qui tourne à vide depuis 2017.
À ce rythme, la prochaine réforme pourrait confier le portefeuille de la nouveauté à la stagnation, sous le haut patronage du bon sens disparu.
Conclusion : « le remaniement qui tourne en rond »
À Paris, on appelle ça un séisme politique… mais à l’échelle d’un tremblement de terre en maquette réduite. Après une attente digne de la finale de Coupe du monde, après des plateaux télé saturés de « selon nos informations » et de « ils y pensent sérieusement », Emmanuel Macron a donc bien tranché dans le vif, énorme suspense : le nouveau Premier ministre sera… Sébastien Lecornu. Coup de théâtre ! Ou plutôt coup de copier-coller.
Macron, toujours en quête de modernité, a donc inventé le concept de remaniement circulaire : on garde la même tête, on change la photo officielle. Une innovation qui fera sans doute école dans les monarchies de poche où la succession se fait généralement par héritage, sauf qu’ici, elle se fait… à soi-même. Les coulisses du vide.
Le nouveau–ancien Premier ministre a salué le sens aigu de l’anticipation présidentielle : « C’est un honneur de pouvoir poursuivre l’œuvre entamée hier, en reprenant exactement au point où je suis aujourd’hui. » L’homme promet de se succéder avec dignité, de collaborer étroitement avec lui-même, et de régler les désaccords intérieurs en conseil interministériel… probablement devant un miroir.
Macron, le faux illusionniste
En réalité, Emmanuel Macron semble avoir adopté la stratégie du fait semblant : faire attendre, agiter des noms improbables, laisser les éditorialistes se chamailler… puis laisser tomber comme une vieille casserole sur le carrelage. Dans les couloirs du pouvoir, on parle déjà d’un style « Macron 3D » : Délais, Drame, Déception.
Une vieille main du Palais commente : « Il aurait pu tenter un casting surprise, mais il sait que ça ne sert à rien : il se moque des Français comme d’un bouchon de champagne déjà ouvert. Tant qu’ils regardent ailleurs, il gagne du temps. »Le peuple en spectateur blasé
Dans la rue, la réaction oscille entre le haussement d’épaules et la grimace ironique. « Pourquoi changer ? Tant que ça tourne en rond, on ne se perd pas ! » lâche un passant. De toute façon, à force de prendre les Français pour des imbéciles, il faudrait beaucoup d’imagination pour que ça choque encore.
Ce remaniement est surtout une performance artistique : un happening politique où rien ne bouge sauf la poussière médiatique. Si l’absurde avait un drapeau, il flotterait aujourd’hui sur Matignon.
Complément :
LA RÉALITÉ DES FAITS
Retour du convoi de Macron suite à la cérémonie d’entrée au panthéon de Robert Badinter.
Une bagnole pour le corps, 25 pour l’ego… et tout ça pour quelques kilomètres…
L’ÉTAT OBÈSE
La démonstration de l’État obèse en mouvement. (Ça montre surtout combien Macron, à la grandeur de sa peur du peuple… a peur de se faire b*ter)
COMÉDIE
Le taux d’émission de Macron en CO2, c’est quelque chose pour quelqu’un qui impose la fin du thermique en 2035 en France… avec 3 millions pour un mec qui n’est même pas dans le cercueil. Ça fait cher la comédie !
De rappeler que l’ex président français, François Hollande, faisait cela en scooter avec casque sans garde du corps.
Une simplicité d’une autre époque qui ne coûtait pas cher !… En plus c’était pour rendre heureux une femme à défaut de pouvoir le faire pour son pays !
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