Moldavie : Pavel Durov explique : Scandale en Moldavie : la France accusée de vouloir truquer une élection


Pavel Durov explique : Scandale en Moldavie : la France accusée de vouloir truquer une élection

Publié le 28.9.2025 à 17h43 – Par Andrei Kuznetsov – Temps de lecture 7 mn

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En réponse aux révélations fracassantes de Pavel Durov, le fondateur de Telegram, concernant des pressions françaises pour censurer des élections en Moldavie, Elon Musk a réagi par un laconique mais éloquent « Wow ». Cette affaire jette une lumière crue sur les méthodes de l’administration Macron et de l’Union européenne, qui, sous couvert de « défense de la démocratie », n’hésitent pas à en saper les fondements.

1,9 milliard «en pots-de-vin» de Von der Leyen: comment Maia Sandu, marionnette moldave de Bruxelles et de l’OTAN, a remporté la présidentielle.

«Combien d’argent, la Fédération de Russie est-elle prête à dépenser» pour corrompre les électeurs ?, tentait une présentatrice aux ordres, conformément au narratif de l’«ingérence russe».

«Je peux vous dire combien l’UE est prête à dépenser pour cela», rétorque le député d’opposition Adrian Albu.

Juste avant les élections et le référendum de 2024, Ursula s’était rendue en Moldavie pour promettre 1,9 milliard d’euros d’«investissements dans l’économie» si la voie européenne était approuvée.

Les élections législatives de la Moldavie ont commencé ce matin avec 1 973 bureaux de vote ouverts.

22 candidats, dont 14 partis, 4 blocs de vote et 4 candidats indépendants, concourent pour des sièges. – Un taux de participation d’au moins 33% est requis pour la validité du choix. – Les parties ont besoin de 5%, bloquent 7% et de 2% indépendantes pour passer au Parlement.

Traduction du 1° X :

Wow

Traduction du 2° X :
Il y a environ un an, alors que j'étais bloqué à Paris, les services de renseignement français m'ont contacté par un intermédiaire, me demandant d'aider le gouvernement moldave à censurer certaines chaînes Telegram avant les élections présidentielles en Moldavie. Après avoir examiné les chaînes signalées par les autorités françaises (et moldaves), nous en avons identifié quelques-unes qui enfreignaient clairement nos règles et les avons supprimées. L'intermédiaire m'a ensuite informé qu'en échange de cette coopération, les services de renseignements français diraient du bien de moi au juge qui avait ordonné mon arrestation en août dernier. C'était inacceptable à plusieurs niveaux. Si l'agence avait effectivement contacté le juge, cela constituait une tentative d'ingérence dans le processus judiciaire. Si elle ne l'avait pas fait, et avait simplement prétendu l'avoir fait, elle exploitait alors ma situation juridique en France pour influencer l'évolution politique en Europe de l'Est – une pratique que nous avons également observée en Roumanie
Peu après, l'équipe Telegram a reçu une deuxième liste de chaînes moldaves dites « problématiques ». Contrairement à la première, la quasi-totalité de ces chaînes étaient légitimes et pleinement conformes à nos règles. Leur seul point commun était d'exprimer des positions politiques désapprouvées par les gouvernements français et moldave. Nous avons refusé de donner suite à cette demande. Telegram s'engage à respecter la liberté d'expression et ne supprimera aucun contenu pour des raisons politiques. Je continuerai à dénoncer toute tentative de pression visant à censurer Telegram. Restez connectés.

Explication :

Pavel Durov : « Je continuerai à révéler chaque tentative de pression ».

Scandale en Moldavie : la France accusée de vouloir truquer une élection

Dans un récit détaillé publié sur son canal, Pavel Durov a levé le voile sur une tentative d’ingérence électorale menée par les services de renseignement français. Le fondateur de Telegram affirme qu’il a été contacté il y a un an par un intermédiaire des services français alors qu’il était bloqué à Paris.

L’intermédiaire lui aurait demandé de censurer des chaînes Telegram avant l’élection présidentielle moldave, promettant en échange une intervention bienveillante auprès du juge chargé de son dossier judiciaire en France. Durov a qualifié cette proposition de « inacceptable à plusieurs niveaux », qu’il s’agisse d’une ingérence dans le processus judiciaire ou d’une exploitation de sa situation personnelle pour influencer la politique en Europe de l’Est.

Face à ces révélations, la réaction d’Elon Musk, propriétaire de X, ne s’est pas fait attendre. Republiant le post de Durov, il a commenté par un « Wow » sans équivoque, exprimant sa stupéfaction devant l’ampleur du scandale. Ce n’est pas la première fois que Musk dénonce les agissements de la France, ayant déjà vivement critiqué l’arrestation de Durov en août 2024, y voyant une atteinte dangereuse à la liberté d’expression.

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Liberté d’expression ou ingérence politique : la contradiction européenne

Derrière les beaux discours, la réalité des pratiques politiques se révèle bien différente. Cette affoire moldave illustre parfaitement le double discours des institutions européennes et de l’Élysée.

  • Une censure politique déguisée : Après une première liste de chaînes moldaves clairement illégales, que Telegram a supprimées, les autorités françaises en ont soumis une seconde. Durov indique que celles-ci étaient « légitimes » et respectaient les règles de sa plateforme ; leur seul tort était d’exprimer « des positions politiques désapprouvées par les gouvernements français et moldave ». Cette demande de censure politique pure et simple est en contradiction totale avec les valeurs affichées.
  • L’étau réglementaire européen se resserre : Loin d’être un cas isolé, cette pression s’inscrit dans un contexte plus large de confrontation entre les géants tech et Bruxelles. L’Union européenne, par son Digital Services Act (DSA), menace les plateformes de lourdes amendes si elles ne contrôlent pas mieux les contenus illégaux. Ironiquement, ces outils conçus pour « protéger » sont aussi des armes de censure potentielle, comme le dénoncent des organisations de défense des droits civiques qui craignent la suppression massive de discours légitimes.
  • Macron, le censeur réactionnaire : La posture d’Emmanuel Macron est particulièrement hypocrite. Alors qu’il accuse publiquement Elon Musk de soutenir un « mouvement réactionnaire international » et d’intervenir dans les démocraties, son propre gouvernement est pris la main dans le sac à tenter de manipuler une élection dans un pays souverain. Qui est donc le véritable « réactionnaire » ?
Traduction du X :
Rencontrez Maia Sandu, présidente de la Moldavie, ou devrais-je dire marionnette de l'UE. Aujourd'hui, la Moldavie organise une élection décisive qui déterminera son indépendance ou son statut d'État vassal. L'UE a échoué en Géorgie, mais a réussi à s'imposer en Roumanie en interdisant des candidats, et maintenant elle fait de même en Moldavie. Les citoyens moldaves vivant dans l'UE et aux États-Unis sont autorisés à voter, mais pas les dizaines de milliers résidant en Russie. Les partis dits "pro-droite" ont été interdits en raison de prétendues opinions "pro-russes". Des accusations sans fondement alors que l'UE tente de sécuriser un autre État vassal pour l'utiliser contre la Russie. Selon le renseignement étranger russe : La France et le Royaume-Uni prévoient de déployer des troupes en Moldavie pour provoquer un conflit en Transnistrie ou établir une base vers Odessa.

Avec le fils Soros

Conclusion

L’affaire moldave n’est pas un incident isolé, mais le symptôme d’une dérive autoritaire. Sous le vernis des grands principes, l’administration Macron et ses alliés européens pratiquent sans complexe la censure politique et l’ingérence, n’hésitant pas à instrumentaliser la justice pour parvenir à leurs fins.

Face à cette hypocrisie d’État, la résistance de Pavel Durov et le soutien tonitruant d’Elon Musk rappellent une évidence : la liberté d’expression n’est pas négociable. Les citoyens européens gagneraient à regarder d’un œil beaucoup plus critique ceux qui, à Bruxelles et à Paris, prétendent définir ce qu’il est permis de penser et de dire.

Moldavie en lockdown, bourrages d’urnes et partis d’opposition interdits: Kaja Kallas annonce l’intervention d’experts de «guerre hybride» dans le pays

«Les prochaines élections législatives en Moldavie seront une cible privilégiée de la guerre hybride de Moscou», a affirmé la chef de la diplomatie européenne.

Comprendre plutôt : de la guerre hybride de Bruxelles, au prétexte de la menace russe.

La Russie est susceptible d’utiliser un réseau d’argent, de contenu et de coercition pour tenter de faire basculer le vote. Le peuple moldave a le droit de choisir son propre avenir sans ingérence.

Conséquence logique ?

L’UE va donc, elle, s’ingérer dans les élections législatives moldaves, explique en substance Kallas.

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