
Les Services Secrets américains démantèlent un réseau télécom clandestin capable de paralyser New York à proximité du siège de l’ONU
Publié le 23.9.2025 à 19h21 – Par Marc Dufresne – Temps de lecture 4 mn
Article de presse

New York, 24 septembre 2025 – Les autorités américaines ont annoncé mardi avoir démantelé un vaste réseau clandestin de télécommunications, découvert à proximité du siège des Nations Unies à New York. Ce système, sophistiqué et bien financé, était capable de désactiver le réseau cellulaire de la ville, menaçant potentiellement la tenue de l’Assemblée générale de l’ONU qui réunit cette semaine plus de 150 dirigeants mondiaux.
L’opération, menée par le Service Secret américain en collaboration avec plusieurs agences fédérales et locales, a conduit à la saisie de plus de 300 serveurs SIM et 100 000 cartes SIM dans plusieurs sites abandonnés situés dans un rayon de 35 miles (56 km) autour de l’ONU. Les experts décrivent cette saisie comme la plus importante du genre.
Une menace aux multiples facettes
Selon Matt McCool, agent spécial en charge du bureau new-yorkais du Service Secret, ce réseau présentait un danger sans précédent. « Le potentiel de perturbation des télécommunications de notre pays par ce réseau ne peut être surestimé », a-t-il déclaré. Les appareils saisis avaient une capacité opérationnelle stupéfiante, pouvant envoyer 30 millions de SMS par minute. Ils auraient pu être utilisés pour :
- Saturer et faire tomber les réseaux cellulaires, privant la ville de communications vocales et de données, à la manière des pannes survenues après les attentats du 11 septembre.
- Lancer des attaques par déni de service pour bloquer les communications d’urgence des services de police et des secours (EMS).
- Assurer des communications chiffrées et anonymes entre des acteurs malveillants et des organisations criminelles.


Une enquête née de menaces contre de hauts responsables
La découverte de ce réseau est intervenue dans le cadre d’une enquête plus large du Service Secret sur des menaces téléphoniques visant au printemps dernier plusieurs hauts responsables américains, dont un agent du Service Secret et deux membres du personnel de la Maison Blanche. « Cette enquête démontre clairement aux mauvais acteurs que les menaces imminentes contre nos protégés seront immédiatement étudiées, traquées et démantelées », a affirmé le directeur du Service Secret, Sean Curran.

Traduction du X :
Les services secrets américains ont démantelé un vaste réseau de serveurs SIM à New York, juste avant l'Assemblée générale de l'ONU.
Plus de 300 serveurs SIM et 100 000 cartes SIM, capables de faire planter les systèmes de télécommunications et de mener des attaques anonymes, ont été saisis à moins de 60 km de l’ONU.
Les autorités mettent en garde : « La menace potentielle pour nos télécommunications ne doit pas être sous-estimée. Les menaces imminentes seront repérées et neutralisées. » Un coup majeur contre le sabotage des cyber- et des télécommunications alors que les dirigeants mondiaux se réunissent à New York.

Des liens supposés avec des puissances étrangères
Les premières analyses des données indiquent des communications entre des acteurs étatiques (nation-state actors) et des individus connus des autorités fédérales, tels que des membres de cartels, des groupes criminels organisés et des trafiquants d’êtres humains. Bien que le ou les pays concernés n’aient pas été officiellement nommés, des experts en cybersécurité cités par le New York Times estiment que seules une poignée de nations, comme la Russie, la Chine ou Israël, auraient les capacités pour mener une opération d’une telle envergure, qui s’apparenterait à de l’espionnage.
Lors des perquisitions, les agents ont également saisi 80 grammes de cocaïne, des armes illégales, des ordinateurs et des téléphones. Aucune arrestation n’a pour l’instant été annoncée, mais l’enquête se poursuit pour identifier pleinement les responsables et leurs intentions. Les autorités avertissent qu’il serait imprudent de penser qu’il n’existe pas de réseaux similaires dans d’autres villes américaines.
Malgré la gravité de la menace, le Service Secret a assuré que les dispositifs saisis ne représentaient plus aucun danger et qu’il n’existait actuellement aucune menace crédible contre l’Assemblée générale de l’ONU.
Source : New York Times
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