France : ALERTE INFO – France Télévisions : la machine à cash du service public qui fonctionne… à perte


ALERTE INFO – France Télévisions : la machine à cash du service public qui fonctionne… à perte

Publié le 23.9.2025 à 19h38 – Par Élise Delacroix – Temps de lecture 6 mn

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Alors que les Français rognent sur leurs dépenses, France Télévisions, elle, maîtrise l’art de transformer l’argent du contribuable en déficits abyssaux et en avantages en nature somptuaires. Le dernier rapport de la Cour des comptes, rendu public ce 23 septembre 2025, dresse le constat accablant d’un navire en perdition, mais incroyablement bien doté en caverne d’Ali Baba pour son équipage. Malgré des audiences solides, le groupe public cumule les pertes et les privilèges, suscitant une interrogation légitime : mais où passe l’argent ?

Une situation financière « non soutenable » pour un géant aux pieds d’argile

Le verdict des magistrats de la rue Cambon est sans appel : la situation financière de France Télévisions est « critique » et « non soutenable » sans réformes structurelles majeures. Le groupe enchaîne les exercices dans le rouge, avec un déficit net cumulé de 81 millions d’euros entre 2017 et 2024. Pis encore, ses capitaux propres se sont effondrés, passant de 294 millions d’euros à seulement 179 millions en huit ans, tombant ainsi sous le seuil légal garantissant la pérennité de l’entreprise. Cette dégringolade place l’entreprise publique sous la menace d’une dissolution pure et simple si l’État actionnaire ne prend pas des mesures de rétablissement avant le 31 décembre 2026.

Pendant ce temps, le budget 2025 prévoit un nouveau trou de 40 millions d’euros, une situation que la Cour qualifie avec un sens certain de l’euphémisme d’« impasse ». La patronne du groupe, Delphine Ernotte, pointe, elle, une « vraie contradiction entre l’ambition demandée et les moyens accordés », un argument qui sonne étrangement creux à la lecture des dépenses somptuaires détaillées par les enquêteurs.

Christophe Bordet dévoile le pognon de dingue que Delphine Ernotte, présidente de France TV, coûte aux Français.

« Je faisais les comptes. Elle a coûté 4,4 millions d’euros d’argent public depuis qu’elle est là. Il faut la virer ! »

Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions : « La galaxie médiatique de Vincent Bolloré veut la peau de l’audiovisuel public »

Après son audition par le régulateur, mercredi 17 septembre, la dirigeante appelle à « admettre que CNews est un média d’opinion » et une « chaîne d’extrême droite ». Dans un entretien au « Monde », elle plaide pour un véritable soutien politique et financier aux médias de service public.

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👉 L’hôpital qui se moque de la charité !

Sa chaîne n’a jamais invité un seul frexiteur et elle ose dénoncer un « manque de pluralisme », alors que C News invite les politiciens de tous bords, mais les politiciens de gauche refusent de venir… Auraient-ils peur (de se faire démonter par des questions gênantes…) ?

Le talon d’Achille : une masse salariale hors de contrôle

La gabegie trouve sa source dans une gestion du personnel aussi rigide que dispendieuse. Le tableau suivant résume à lui seul le paradoxe français : on réduit les effectifs, mais on alourdit la facture.

IndicateurÉvolution/DonnéesImpact/Constat
EffectifsRéduction de 10,3% entre 2017 et 2023 (soit -1 000 postes)Contraste frappant avec l’évolution de la masse salariale.
Masse salarialeBaisse de seulement 1,95% sur la même période, puis hausse sur les trois dernières années.Structure de coûts inefficace.
Salaire moyen71 490 € bruts annuels en 2023.Supérieur à la moyenne du secteur privé (66 700 €) et bien au-dessus du secteur culturel (48 900 €).
Hauts salaires31 cadres touchent plus de 200 000 € bruts par an, dont 5 dépassent 300 000 €.Concentration des hautes rémunérations.

La cause principale de cette hémorragie ? L’accord collectif de 2013, un véritable « statut maison » qui verrouille les privilèges. Avec près de 160 métiers classifiés de façon étroite, il « limite la polyvalence des salariés et freine l’évolution des compétences ». Le système, basé sur l’ancienneté, est si généreux qu’il a conduit à un surcoût salarial de 62 millions d’euros par an selon les notes de l’utilisateur. La Cour des comptes exige donc une renégociation « inéluctable » et « urgente » de cet accord, une mesure que la direction a annoncé vouloir engager.

La caverne d’Ali Baba : voitures de fonction, taxis et château en Dordogne

Si l’argent ne fait pas le bonheur, il semble en tout cas financer un train de vie enviable au sein du groupe public. Le rapport épingle une série d’avantages « sans équivalent » dans le secteur public ou privé.

  • Véhicules de fonction : 53 cadres – essentiellement parisiens – se voient attribuer des voitures de fonction, dont la valeur unitaire peut atteindre 53 000 euros. La facture totale pour le contribuable s’élève à 1,7 million d’euros par an en contrats de location.
  • Facture de taxis en flèche : Les frais de taxi ont littéralement explosé, passant de 2,1 millions d’euros en 2019 à 3,8 millions en 2024, soit une augmentation de plus de 80% en cinq ans.
  • Le château du CSE : Joyau de cette gestion « généreuse », les comités sociaux et économiques (CSE) du groupe gèrent une manne de 14,2 millions d’euros. L’ancien comité interentreprises, héritier de l’ORTF, possède même un château à Lalinde, en Dordogne, avec un parc de 115 hectares et une piscine rénovée pour 1 million d’euros, le tout entretenu avec l’argent de l’entreprise.

Conclusion : L’argent public a-t-il une odeur ?

Alors que le gouvernement envisage de nouvelles coupes budgétaires de 90 millions d’euros en 2026 une mesure qui, selon la direction, menacerait directement la création de fictions et de documentaires–, le rapport de la Cour des comptes tombe comme un couperet. Il révèle la schizophrénie d’un système qui réclame toujours plus de moyens tout en refusant de se réformer en profondeur.

La facture de cette incurie est double pour le citoyen : il paie pour un service public qu’on lui annonce en péril, et découvre qu’une partie de ses impôts finance des voitures de fonction, des courses en taxi et l’entretien d’un château. Un cynisme qui, assurément, ne passerait pas aussi bien à l’écran qu’un débat sur la taxe Zucman. Comme le dit si bien l’adage, quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt… et le contribuable, lui, regarde la facture.

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