Palestine : Gaza : Netanyahu assure que son plan est le «meilleur moyen de terminer la guerre».


Gaza : Netanyahu assure que son plan est le «meilleur moyen de terminer la guerre».

Publié le 10.8.2025 à 19h00 – Par Pauline Dupont – Temps de lecture 7 mn

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Alors que les critiques de la communauté internationale sont de plus en plus nombreuses contre le gouvernement israélien, le premier ministre a défendu dimanche son plan de prise de contrôle de l’enclave palestinienne.

Quelques minutes avant le début d’une réunion sur Gaza au Conseil de sécurité de l’ONU à New York, Benyamin Netanyahu s’est adressé à la presse internationale ce dimanche 10 août pour défendre son plan de prise de contrôle du territoire palestinien. «C’est le meilleur moyen de terminer la guerre», a-t-il dit, assurant qu’Israël avait déjà le contrôle de «75%» de l’enclave.

Diaporama à l’appui, Benyamin Netanyahu a expliqué que les «cinq principes pour mettre fin à la guerre» sont les suivants : «le démantèlement du Hamas», «la libération des otages», «la démilitarisation de Gaza», «le contrôle de la sécurité [du territoire] assuré par Israël» et, pour terminer, «une administration civile pacifique non-israélienne».

Alors que les critiques de la communauté internationale sont de plus en plus nombreuses contre le gouvernement israélien, le premier ministre a défendu dimanche son plan de prise de contrôle de l’enclave palestinienne.

Quelques minutes avant le début d’une réunion sur Gaza au Conseil de sécurité de l’ONU à New York, Benyamin Netanyahu s’est adressé à la presse internationale ce dimanche 10 août pour défendre son plan de prise de contrôle du territoire palestinien. «C’est le meilleur moyen de terminer la guerre», a-t-il dit, assurant qu’Israël avait déjà le contrôle de «75%» de l’enclave.

Diaporama à l’appui, Benyamin Netanyahu a expliqué que les «cinq principes pour mettre fin à la guerre» sont les suivants :

  • «le démantèlement du Hamas»,
  • «la libération des otages»,
  • «la démilitarisation de Gaza»,
  • «le contrôle de la sécurité [du territoire] assuré par Israël» et, pour terminer,
  • «une administration civile pacifique non-israélienne».

Le but du nouveau plan israélien «n’est pas d’occuper Gaza», réaffirme le premier ministre. «Une fois que les terroristes auront déposé les armes, Gaza sera démilitarisé, des zones de sécurité aux frontières d’Israël seront installées, une administration civile sera mise sur pied».

Protestations en Israël.

Benyamin Netanyahu avait annoncé cette semaine qu’Israël a l’intention de prendre le contrôle de l’enclave palestinienne, en commençant par la ville de Gaza, une agglomération en grande partie détruite dans le nord du territoire. Le plan vise à démilitariser la bande de Gaza et à placer le territoire sous contrôle israélien avant la mise en place «d’une administration civile» qui ne serait «ni le Hamas, ni l’Autorité palestinienne», précisait vendredi le bureau du premier ministre.

Samedi, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Tel-Aviv pour s’opposer à ce plan. Les opposants à Benyamin Netanyahu craignent les représailles du Hamas sur les otages toujours détenus dans la bande de Gaza par le groupe islamiste.

🗣️«Deux millions de personnes ont maintenant accès à l’aide humanitaire (…) sauf les otages qui sont affamés par les monstres du Hamas», poursuit Benyamin Netanyahou, déplorant les «mensonges» au sujet d’Israël. Des propos qui entrent en contradiction avec les terribles images de la famine qui sévit à Gaza. «Le Hamas a toujours des milliers de terroristes à Gaza. (…) Les Gazaouis nous demandent de les libérer du Hamas », a par ailleurs assuré le premier ministre israélien.

«Une nouvelle calamité à Gaza», réagit l’ONU

Par la suite, un haut responsable de l’ONU s’est exprimé sur le sujet lors de l’ouverture de la réunion d’urgence du Conseil de sécurité consacrée au conflit, estimant qu’une prise de contrôle de la ville de Gaza risque de déclencher «une nouvelle calamité» qui aurait des résonances «dans toute la région». «Nous assistons déjà à une catastrophe humanitaire d’une ampleur inimaginable à Gaza», a déclaré Miroslav Jenca, sous-secrétaire général de l’ONU pour l’Europe, l’Asie centrale et les Amériques.

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Les cinq pays européens siégeant au Conseil de sécurité de l’ONU ont exhorté Israël à « inverser » son plan pour Gaza

À l’issue de la réunion extraordinaire qui s’est tenue dimanche, le Royaume-Uni, la France, le Danemark, la Grèce et la Slovénie ont publié une déclaration commune mettant en garde contre le risque d’une aggravation de la crise humanitaire.

L’Espagne et sept autres nations européennes ont condamné dimanche le plan d’Israël, avertissant qu’il allait «aggraver» la crise humanitaire et mettre «davantage en péril la vie des otages» israéliens. Dans une déclaration commune, les ministres des Affaires étrangères de huit pays ont indiqué que ce projet «ne ferait qu’aggraver la crise humanitaire et mettre davantage en péril la vie des otages». Outre celui de l’Espagne, les ministres des Affaires étrangères de l’Islande, de l’Irlande, du Luxembourg, de Malte, de Norvège, du Portugal et de la Slovénie sont également signataires.

Benjamin Netanyahu a déclaré que l’objectif d’Israël « n’est pas d’occuper la bande de Gaza », ben voyons comme si nous allions le croire ?

Images des destructions massives à Gaza après une puissante attaque israélienne : parmi les décombres, les civils évaluent les dégâts subis

✔️Dans le même temps, une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sur les plans d’Israël pour Gaza était prévue ce samedi.

NYT : Le plan de Netanyahu visant à prendre le contrôle de Gaza suscite des doutes au sein de l’armée israélienne

Le cabinet de sécurité israélien a approuvé le plan visant à prendre le contrôle de Gaza, mais les dirigeants militaires expriment de sérieux doutes. Le commandant en chef de l’armée, Eyal Zamir, s’inquiète de la fatigue des réservistes après près de deux ans de guerre et préfère un cessez-le-feu à une escalade.

Ils ont estimé que cette opération pourrait entraîner «une mortalité inacceptable et le déplacement forcé de près d’un million de civils palestiniens», selon une déclaration publiée par le ministère des Affaires étrangères espagnol. Selon eux, l’offensive planifiée et l’occupation de Gaza constitueraient «un obstacle majeur à la mise en oeuvre de la solution à deux États, la seule voix vers une paix globale, juste et durable».

« Depuis mai, 1 500 Gazaouis ont été tués alors qu’ils cherchaient de la nourriture. »

Le porte-parole adjoint de l’ONU, Farhan Haq, affirme que les quantités actuelles de nourriture et de carburant entrant à Gaza restent bien en deçà de ce qui est nécessaire pour pallier les graves pénuries.

« Israël a tué plus de membres du personnel des Nations Unies au cours des 22 derniers mois que dans n’importe quelle guerre depuis la création de l’ONU. »

Le rapporteur spécial de l’ONU Michael Fakhry a déclaré à Channel 4 que les actions d’Israël contre les Nations Unies sont passées de la critique à des attaques directes, visant notamment les soldats de la paix et les travailleurs humanitaires.

Il a souligné comment les responsables israéliens ont ouvertement mis en œuvre une campagne de famine à Gaza, entraînant une famine, des mandats d’arrêt internationaux et des avertissements d’occupation totale de tous les territoires palestiniens.

Bien qu’il ait indiqué vouloir mettre fin à la guerre le plus rapidement possible, il n’a pas fixé de date pour la conclusion de la nouvelle phase offensive, se contentant de dire que le calendrier « est assez rapide » et que la première étape sera d’installer des zones sûres pour évacuer les civils, comme cela s’est produit à Rafah.

Netanyahu a souligné que sa proposition de mettre fin au conflit est basée sur le désarmement du Hamas, la libération de tous les otages, la démilitarisation de Gaza, le contrôle absolu de la sécurité par Israël et la mise en place d’une administration civile pacifique non israélienne. Il a conclu que, face au refus du Hamas de déposer les armes, Israël « n’a pas d’autre choix que de terminer la tâche et d’achever la défaite du Hamas ».

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