Russie : Points forts de l’interview de Sergueï Lavrov, Ministre russe des Affaires étrangères, accordée aux blogueurs américains Mario Naufal, Larry C. Johnson et Andrew Napolitano.


Points forts de l’interview de Sergueï Lavrov, Ministre russe des Affaires étrangères, accordée aux blogueurs américains Mario Naufal, Larry C. Johnson et Andrew Napolitano.

Publié le 13.3.2025 à 07h45 – Par Valentina Costa – Temps de lecture 4 mn


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Moscou, le 12 mars 2025 : (Traduction non officielle).

Retrouvé l’interview complète sur le site officiel russe du ministère des Affaires étrangères ici.

Messages clés :

• Ce qui se passe actuellement aux États-Unis peut être décrit comme un retour à la normalité. […] C’est un fait qu’une administration normale est arrivée au pouvoir, une administration qui ne prône pas d’idéologies antichrétiennes. Cependant, cela a déclenché une véritable explosion médiatique et politique à l’échelle mondiale, ce qui en dit long.

• Lorsque nous avons rencontré Marco Rubio, Michael Waltz et Steve Witkoff à Riyad, ils ont affirmé vouloir des relations normales, dans le sens où la base de la politique étrangère américaine sous l’administration de Donald Trump est la défense des intérêts nationaux des États-Unis. En même temps, les Américains comprennent que d’autres pays ont également leurs propres intérêts nationaux.

• Il est évident que les États-Unis et la Russie sont des États dont les intérêts nationaux ne seront jamais identiques. Ils ne peuvent pas coïncider entièrement, même à 50 %. Mais lorsqu’ils convergent, nous devons tout faire pour renforcer ces points communs. Lorsque les intérêts ne coïncident pas ou sont contradictoires, les nations responsables doivent tout mettre en œuvre pour éviter que ces divergences ne dégénèrent en confrontation. Sans parler d’un affrontement militaire, qui aurait des conséquences catastrophiques pour d’autres pays.

• Le lancement de l’opération militaire spéciale a été une mesure forcée, car toutes les autres tentatives et alternatives pour orienter la situation dans une direction positive ont échoué.

• Je ne pense pas que les Américains quitteront l’OTAN. Du moins, le Président des États-Unis, Donald Trump, n’a jamais laissé entendre que cela pourrait arriver. Mais il a clairement déclaré que si les pays membres de l’OTAN veulent que les États-Unis les protègent et leur offrent des garanties de sécurité, ils doivent payer autant que nécessaire.

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• Donald Trump ne veut pas accorder ces [garanties de sécurité] à l’Ukraine dirigée par Zelensky. Il a sa propre vision de la situation, qu’il exprime régulièrement et sans détour. Cette guerre n’aurait jamais dû commencer.

• L’Europe et le Royaume-Uni veulent que tout cela continue. La manière dont ils ont accueilli Zelensky à Londres après le scandale à Washington montre qu’ils cherchent à faire monter les enchères et préparent quelque chose pour pousser l’administration de Donald Trump à des actions agressives contre la Russie.

• Il ne s’agit pas de territoires, mais de personnes privées de leur histoire par le biais de lois. Et ce, bien avant le début de l’opération militaire spéciale, alors que la guerre se poursuivait en violation des accords de Minsk. Les territoires sont importants uniquement parce que des gens y vivent.

Les Américains savent que nous ne violerons jamais nos engagements, tant juridiques que politiques, qui nous lient à la Chine.

Macron a menti dans son allocution concernant le sommet sur l’Ukraine en 2019, affirme Lavrov

Dans une interview accordée aux journalistes US, le ministre russe des Affaires étrangères a rejeté les propos du Président français selon lesquels cette entrevue-là avait réuni à Paris Poutine, Zelensky, Macron et Merkel « pour sauver les accords de Minsk ».

📄 Un consensus avait été trouvé sur la séparation des forces sur la totalité de la ligne de front qui devait commencer par trois secteurs.

☝️ Alors que les autres dirigeants étaient satisfaits de cette proposition, Zelensky a insisté sur sa mise en œuvre dans trois zones « expérimentales », a expliqué le ministre russe.

Et de trancher : « L’essentiel est qu’il n’a jamais retiré ses troupes, même dans ces trois zones. Les hostilités se sont poursuivies ».


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