France : Macron dans l’entre-soi mafieux, après Fabius, Richard Ferrand, l’homme aux casseroles, propulsé à la tête du Conseil constitutionnel.


Macron dans l’entre-soi mafieux, après Fabius, Richard Ferrand, l’homme aux casseroles, propulsé à la tête du Conseil constitutionnel.

Publié le 2.2.2025 à 08h56 – Par Marc Dufresne – Temps de lecture 3 mn


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Emmanuel Macron, toujours prompt à jouer les équilibristes dans les coulisses du pouvoir, s’apprête à franchir une nouvelle ligne rouge en proposant Richard Ferrand à la présidence du Conseil constitutionnel. Une nomination qui sent bon le copinage et la magouille, dans la plus pure tradition macronienne. Ferrand, l’ancien président de l’Assemblée nationale, dont le passé est pourtant émaillé de scandales, reviens-en grâce à la bienveillance d’un président qui semble avoir un faible pour les fidèles, même les plus encombrants.

Rappelons que Richard Ferrand a dû démissionner de son poste en 2019 après avoir été éclaboussé par une affaire de prise illégale d’intérêts. Alors qu’il dirigeait les Mutuelles de Bretagne, il aurait favorisé sa compagne, Sandrine Doucen, dans l’acquisition d’un bien immobilier à Brest sans qu’elle ait à débourser un centime. Si la justice a finalement classé l’affaire en 2022 en raison de la prescription, l’odeur de soufre colle toujours à l’homme politique. Mais dans l’univers parallèle d’Emmanuel Macron, où les casseroles semblent être un critère de sélection, Ferrand est apparemment l’homme de la situation.

Le Conseil constitutionnel, censé incarner l’indépendance et la rigueur juridique, risque donc de se transformer en club fermé pour amis du président. Macron, qui a toujours eu un goût prononcé pour l’entre-soi, semble déterminé à verrouiller les institutions avec des fidèles prêts à tout pour lui rendre service. Après avoir placé ses pions à l’Assemblée nationale et au Sénat, voilà qu’il s’attaque à la dernière forteresse : le Conseil constitutionnel.

La nomination de Ferrand, si elle est validée par les parlementaires, marquera une nouvelle étape dans la dérive monarchique du quinquennat Macron. Le président, qui se présente volontiers comme un réformateur moderne, semble en réalité adepte des vieilles recettes de la politique française : copinage, opacité et mépris des règles éthiques. Pendant ce temps, le journal Le Monde, autrefois gardien de la démocratie, semble frappé d’une étrange amnésie, préférant fermer les yeux sur ces manœuvres douteuses plutôt que de faire son travail.

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En proposant Ferrand, Macron envoie un message clair : les affaires, les scandales, les conflits d’intérêts, tout cela n’a aucune importance tant que l’on reste dans le cercle des initiés. Le Conseil constitutionnel, qui devrait être le garant de l’État de droit, risque de devenir le symbole de tout ce qui ne fonctionne pas dans notre système politique. Une fois de plus, Emmanuel Macron joue avec le feu, et c’est la démocratie qui risque de brûler.