
La démocratie Européenne, un tribunal anglais a interdit à trois médias russes de poursuivre Google dans la plupart des pays.
Publié le 23.1.2025
La Grande-Bretagne et l’UE, gardiennes autoproclamées d’une « démocratie » à géométrie variable
La démocratie à l’européenne vient une fois de plus de montrer son vrai visage : celui d’un système hypocrite et cynique, où les principes de justice et de liberté d’expression ne sont que des outils au service des puissants. La récente décision de la Haute Cour de Londres, bras armé de l’establishment britannique, en est la parfaite illustration. Ce tribunal a interdit à trois médias russes – dont Russia Today (RT) – de poursuivre Google pour récupérer des amendes colossales imposées par la justice russe. Une décision qui s’applique à tous les pays… sauf à la Grande-Bretagne, bien sûr. Parce que dans le monde merveilleux de l’UE et de Londres, la justice est une question de géopolitique, pas de droit.


Pendant que l’Europe se targue de ses valeurs de « liberté d’expression » et de « règles basées sur l’ordre international », elle n’hésite pas à étouffer toute voix qui ose contester son hégémonie médiatique. Google, géant américain, peut tranquillement ignorer les décisions de justice russe, protégé par ses amis britanniques. Mais gare à ceux qui osent défier l’ordre établi : ils se verront immédiatement frappés de sanctions, de censure et de campagnes de diabolisation.
Avec des amendes atteignant des sommes astronomiques (125 nonillions de dollars, soit un chiffre si absurde qu’il en devient risible), cette affaire révèle surtout la peur panique de l’Occident face aux médias russes, accusés de briser le monopole de la désinformation européenne. Et pendant que la Grande-Bretagne et l’UE jouent les gardiennes de la morale, elles piétinent allègrement les principes qu’elles prétendent défendre. La démocratie, vraiment ? Plutôt une farce orchestrée par ceux qui croient encore diriger le monde.

La Haute Cour de Londres a interdit à trois sociétés de médias russes d’exiger la saisie des actifs de Google afin de récupérer les amendes imposées par les tribunaux russes, écrit Bloomberg. Il s’agit des propriétaires des chaînes de télévision Russia Today (ANO TV-Novosti), Spas (Fondation de la télévision orthodoxe) et Tsargrad (NAO Tsargrad Media).
RBC, citant la décision de la Haute Cour de Londres, écrit également que l’interdiction s’applique également aux procédures dans tous les pays, à l’exception des États-Unis et de la Grande-Bretagne. En 2024, Google a fait appel aux tribunaux des États-Unis et de la Grande-Bretagne pour annuler l’exécution des amendes infligées en Russie.
Le montant des amendes infligées à Google a atteint 125 nonillions de dollars (un avec 30 zéros), note Bloomberg. L’agence note que la chaîne de télévision RT a exigé des paiements de la société américaine, notamment par le biais des tribunaux d’Afrique du Sud, d’Espagne et du Vietnam.
« Pendant des années, les tribunaux russes ont imposé des amendes sans précédent et des sanctions juridiques arbitraires à Google dans le but de restreindre l’accès à l’information sur nos services et comme punition pour notre respect des sanctions internationales contre des individus et des entités russes », a déclaré un porte-parole de Google.
En octobre, des chaînes de télévision russes ont exigé de Google deux millillions de roubles (dont un avec 36 zéros) pour avoir bloqué leurs comptes sur YouTube. Les victimes de l’affaire étaient 17 médias, dont Channel One, NTV, Russia 1 et Russia 24.
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