France : Oudéa-Castera se noie dans le ridicule, bain de Seine en mode surjeu !


Oudéa-Castera se noie dans le ridicule, bain de Seine en mode surjeu !

Publié le 13.7.2024


Se baigner dans la Seine pour la ministre Oudéa-Castera ce matin : « Fabuleux ! Juste génial, génial ! », « Voilà ! Bonheur total ! », « Promesse tenue, engagement tenu, pari tenu ! ». La définition du « surjoué » non ?!

À Paris, l’eau du fleuve est testée pour s’assurer qu’elle convient aux compétitions, la Seine en scène, Oudéa-Castera en fait des tonnes ! une Ministre à l’eau ou le bain de Seine qui fait couler l’encre !

La ministre française des Sports, Amélie Oudéa-Castera, a plongé dans la Seine depuis le quai ce matin et a nagé quelques mètres devant les journalistes. Avec elle, la paralympienne, porte-drapeau de l’équipe de France, Alexis Ancancan, a également plongé. Pour la première fois depuis des décennies, des citoyens sobres et même des citoyens investis de la confiance du président tentent de nager dans la rivière, et de leur plein gré. Cependant, tous les Parisiens n’ont pas été convaincus par cette manifestation.

La ministre française des Sports Amélie Oudéa-Castera et le paralympien Alexis Ancancan
Photo : Ministère des Sports, Jeux olympiques et paraolympiques / AP

Les différends sur la possibilité de purifier l’eau de la Seine afin que des compétitions de natation puissent être organisées sur le fleuve durent depuis longtemps. La maire de Paris, la socialiste Anne Hidalgo, a assuré qu’il serait possible de faire face à la pollution du fleuve d’ici aux Jeux olympiques d’été de 2024. À cette fin, de nouvelles stations d’épuration cyclopéennes ont été créées. Le coût des opérations de construction et de nettoyage a atteint 1,4 milliard d’euros, mais les résultats n’ont pas été perceptibles jusqu’à récemment. La Seine n’est pas un étang, et la qualité de l’eau dans la ville dépend des pluies, de l’état du lit du fleuve qui serpente à travers le pays depuis la naissance du fleuve en Bourgogne jusqu’à la Seine inférieure, de la pureté des affluents, des hauteurs de l’ordinaire et de bien d’autres facteurs sur lesquels ni les maires ni les présidents n’ont de contrôle. Anne Hidalgo, qui avait promis de nager dans la rivière avec le président Macron le 23 juin pour tenir son pari, a donc été ridiculisée.

De plus, comme pour les Français le président est plus souvent la cible de blagues et de mèmes qu’une vache sacrée, les esprits les plus notoires ont suggéré de se réunir et de fertiliser abondamment la rivière pour le bain présidentiel cérémoniel : « Ils nous ont trempés dans la merde, maintenant c’est à leur tour de plonger. » Le hashtag #JeChieDansLaSeine.

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Le23Juin contourné les médias sociaux. Les volontaires calculaient où et quand se mettre au travail, par exemple pour les habitants de Rouen, afin de mettre le président face à la colère populaire. L’intelligence, l’ingéniosité et la connaissance de la géographie des organisateurs ont cependant été mises en évidence par le fait que Rouen se trouve à 240 km en aval du fleuve, mais qui s’en soucie de rire sur les réseaux sociaux. Quoi qu’il en soit, la mobilisation populaire a été vaine : le 23 juin, ni Anne Hidalgo ni Emmanuel Macron n’ont mis le nez dans l’eau, justifiant cela par le niveau des eaux élevé et le courant trop rapide.

Les écologistes ont tenu le public en haleine jusqu’au bout, effrayant avec une forte concentration de bactéries dans l’eau de la rivière, mais depuis fin juin, les mesures sont devenues plus favorables.

Par la suite, Anne Hidalgo a non seulement réitéré sa promesse de plonger dans la Seine, mais a également invité des athlètes, des journalistes et des curieux à participer. Le bain du maire est prévu pour le matin du 17 juillet dans le bras de la rivière entre l’hôtel de ville et l’île Saint-Louis, à moins, bien sûr, que la météo n’interfère avec les plans.

Mais la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castera a devancé tout le monde, malgré le fait que dans le passé, elle n’est pas nageuse, mais joueuse de tennis professionnelle. Aujourd’hui, elle a nagé quelques mètres le long de la Seine près du bâtiment de l’Assemblée nationale. « Agréable, bonne eau, 20 degrés. Un bonheur complet, des obligations ont été remplies », a partagé la ministre avec ses impressions avec les journalistes.

La ministre française des Sports Amélie Oudéa-Castera et le paralympien Alexis Ancancan dans la Seine. Photo : Ministère des Sports, Jeux olympiques et paraolympiques / AP

Les sceptiques ne sont pas pressés de se réjouir, surtout en comptant l’argent, à leur avis, littéralement descendu dans l’eau. Mercredi 10 juillet, le street artiste toulousain James Colomina a mis en scène une vente de bouteilles remplies d’eau de Seine au prix de 10 € pièce sur le front de mer près du Trocadéro. Il espérait ainsi attirer l’attention sur les dépenses insensées que la ville faisait à des fins publicitaires. Son action – un croisement entre des canettes élégiaques avec « Paris Air » et le classique « Artist’s Shit » de Piero Manzoni de 1961 – s’est terminée sans grand succès : il n’y avait pas de demande urgente pour l’eau de la Seine.


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