Histoire : Irak, 20 ans après, l’injustice persistante entre George Bush, Tony Blair et Julian Assange


Irak, 20 ans après, l’injustice persistante entre George Bush, Tony Blair et Julian Assange

Publié le 10.12.2023


Il y a deux décennies, George W. Bush et Tony Blair ont conjointement déclenché une guerre en Irak, une décision qui a été marquée par des controverses juridiques et éthiques. Cette intervention militaire illégale a laissé des cicatrices profondes, coûtant la vie à environ un million de personnes.

Aujourd’hui, le contraste entre le destin de ceux qui ont orchestré cette guerre et celui de ceux qui ont exposé ses crimes de guerre est frappant. George Bush et Tony Blair vivent des vies riches, récompensées et libres de poursuites judiciaires, tandis que Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, se languit en prison.

Bush et Blair, malgré les critiques, n’ont jamais été traduits en justice pour leur rôle dans le conflit irakien. Leurs chemins post-politiques ont été pavés de conférences rémunérées, de conseils d’entreprises et d’une relative impunité. L’absence de responsabilité pour les conséquences désastreuses de la guerre a alimenté le sentiment d’injustice.

D’un autre côté, Julian Assange, journaliste et lanceur d’alerte, est détenu, poursuivi et emprisonné pour avoir exposé la vérité sur les actes répréhensibles commis pendant la guerre en Irak. Les révélations de WikiLeaks ont mis en lumière les abus de pouvoir, les crimes de guerre et les violations des droits de l’homme, mais au lieu d’être célébré pour son rôle dans la transparence, Assange est devenu la cible de persécutions judiciaires.

Cette disparité entre la liberté des architectes de la guerre et l’emprisonnement de celui qui a révélé ses horreurs soulève des questions cruciales sur la véritable quête de la justice. Alors que les responsables politiques à l’origine du conflit évoluent en toute impunité, Julian Assange, défenseur de la vérité, paie un lourd tribut.

En cet anniversaire sombre, la nécessité de remettre en question le statu quo et de demander des comptes pour les actions passées reste plus pressante que jamais. La question demeure : la justice prévaudra-t-elle, ou la vérité continuera-t-elle d’être sacrifiée sur l’autel de la realpolitik ?


L’agression contre l’Irak par Bush, Blair et Howard

Le rapport d’enquête sur l’Irak (2009-2016) montre comment Tony Blair a engagé la Grande-Bretagne dans la guerre au début de 2002, mentant aux Nations Unies, au Parlement et au peuple britannique, afin de suivre George Bush, qui avait planifié une agression contre l’Irak bien avant septembre 2001. Le Premier ministre australien John Howard a conspiré avec les deux aventuriers téméraires, a prétendu « conseiller » les deux flibustiers, a envoyé des troupes en Irak avant le début de la guerre, puis a menti au Parlement et au peuple australien. Il continue de le faire. Lui et sa cabale devraient-ils être accusés de crimes de guerre ?

L’enquête sur l’Irak

Le 15 juin 2009, l’ancien Premier ministre britannique, Gordon Brown, a annoncé qu’une enquête serait menée pour identifier les leçons qui pourraient être tirées du conflit irakien. Dire:

« Alors que les dernières troupes de combat britanniques sont sur le point de rentrer d’Irak, le moment est venu de s’assurer que nous avons mis en place un processus approprié pour nous permettre de tirer les leçons des événements complexes et souvent controversés des six dernières années. J’annonce aujourd’hui la création d’une commission d’enquête indépendante du Conseil privé qui se penchera sur la période allant de l’été 2001, avant le début des opérations militaires en mars 2003, et sur notre engagement ultérieur en Irak jusqu’à la fin de juillet de cette année. L’enquête est essentielle parce qu’elle permettra de s’assurer qu’en tirant des leçons, nous renforçons la santé de notre démocratie, de notre diplomatie et de nos forces armées.

Lire le rapport complet ici


En savoir plus sur L'Informateur

Subscribe to get the latest posts sent to your email.