France : Nous vous avions supputé l’idée d’une Allemagne intégrant les BRICS ? J. Attali nous le confirme à demi-mot avec un titre sans équivoque : « La guerre entre la France et l’Allemagne redevient possible ».


Nous vous avions supputé l’idée d’une Allemagne intégrant les BRICS ? J. Attali nous le confirme à demi-mot avec un titre sans équivoque : « La guerre entre la France et l’Allemagne redevient possible ».

Publié le 13.11.2022


Rappelez-vous, nous vous avions supputé l’idée peut être proche que l’Allemagne souhaiterait intégrer les BRICS ? J. Attali nous le confirme-t-il à demi-mots avec un titre sans équivoque : « La guerre entre la France et l’Allemagne redevient possible ».

Pas mal sont restés dubitatifs, d’autres nous ont dit qu’effectivement cela pourrait être envisagé, et d’autres que c’était totalement faux, ok, a ce jour « c’est faux, elle n’est pas intégrée », mais notre article est très explicite à comprendre et surtout comment et pourquoi elle le ferait, merci de le relire ici pour ceux qui n’ont pas bien compris !!!.

Mais nous étions loin de pensée qu’une autre personne nommé J. Attali, pas du tout recommandable pour nous, responsable de tous les malheurs connu en France pour l’avoir détruite par sa volonté d’imposer le WEF en influençant les présidents de la cinquième république Française depuis 50 ans, allait nous donner raison, à demi-mot. Avec une cassure que nous avions décelée, mais au combien importante entre l’Allemagne et la France, soit deux semaines auparavant dans son article que nous venons de découvrir aujourd’hui, nous vous le mettons en ligne, à vous de juger !!


La guerre entre la France et l’Allemagne redevient possible

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Jacques Attali Écrivain, Président de Attali Associates

Publié le 27 oct. 2022

Rien n’est plus grave, pour l’avenir de la France, que ce qui se passe en ce moment avec l’Allemagne. Rien n’est plus grave, pour l’Allemagne, que ce qui se passe en ce moment avec la France.

Il ne s’agit en rien d’une dispute de personnes, ni même d’une différence d’appréciation d’un même enjeu, celui de l’accès à l’énergie. Il s’agit d’une différence profonde d’intérêts stratégiques à long terme.

Pour la France, qui dispose de l’arme nucléaire, la question de la défense ultime de son territoire ne se pose pas. Et celle de son accès à l’énergie se pose en termes moins extrêmes que pour d’autres, en raison des formidables efforts des générations précédentes pour doter le pays d’une véritable puissance nucléaire civile. Mais la compétitivité du pays est trop faible pour lui permettre de survivre seul dans un monde ultra-compétitif : la France a absolument besoin de l’Euro pour ne pas s’enfoncer dans la spirale mortelle qu’elle a connue dans le passé, que connait aujourd’hui l’Argentine, et qui vient de menacer la Grande-Bretagne. Elle dispose donc d’une souveraineté stratégique, mais pas d’une souveraineté économique. Et aujourd’hui, elle est inquiète : elle n’a plus d’autonomie énergétique ; son armée est très faible ; elle sent bien qu’à terme, elle est perdue. Pour elle, qui ne veut pas faire dépendre sa souveraineté du bon vouloir d’un allié dominateur, il n’y a pas d’autre avenir qu’une Europe intégrée et stratégiquement autonome. Ce que Paris vient de proposer de nouveau.

Pour l’Allemagne, dont la compétitivité reste exceptionnelle, la question de la puissance économique ne se posait pas, aussi longtemps qu’elle pouvait exporter ses voitures et ses machines-outils en Chine, et importer son énergie de Russie. Cependant, pour sa défense, elle ne peut que s’en remettre aux États-Unis. Elle dispose d’une souveraineté économique ; pas d’une souveraineté stratégique. Et aujourd’hui, elle est inquiète : elle n’a plus accès à l’énergie russe ; et le marché chinois est en train de se fermer à ses produits ; elle sent bien qu’à terme, elle est perdue. Et pour elle, qui ne peut compter sur un appui inconditionnel de la France pour défendre son intégrité territoriale, il n’y a pas d’autre avenir que de se jeter plus encore dans les bras des Américains. Ce que Berlin vient d’entreprendre, en projetant de se doter d’une protection antimissile américaine, sans concertation avec la France.

Cette divergence dans les intérêts fondamentaux des deux nations n’est pas nouvelle. Elle a toujours été présente, dans toutes les discussions entre les dirigeants français et allemands. De plus, ces deux pays n’ont jamais réussi à s’intégrer culturellement, démographiquement, socialement : ces deux nations se connaissent encore très mal.

 Ce qui a empêché, pendant soixante ans, ces divergences de devenir des sources de rupture, c’est que les hommes et femmes politiques de ces deux pays avaient, dans leur chair, la marque de ce à quoi avait conduit une rupture franco-allemande : trois guerres en un siècle. Trois guerres de plus en plus abominables. Et ils savaient faire les concessions nécessaires pour que jamais cela ne recommence.  Ils n’oubliaient pas les leçons de leurs vies, si bien résumées par François Mitterrand dans son dernier discours au Parlement européen : « le nationalisme, c’est la guerre. »

Aujourd’hui, les dirigeants de ces deux pays n’ont pas le même passé. Aucun n’a vécu de près les malheurs, ni même les conséquences des malheurs, de la seconde guerre mondiale. Beaucoup d’entre eux pensent d’ailleurs que la paix entre nos deux nations est une donnée garantie pour les siècles à venir. Et qu’ils peuvent allégrement prendre des voies divergentes sans rien risquer d’essentiel.  

C’est dramatiquement faux. Si nous ne reprenons pas au plus vite le chemin du progrès dans l’intégration européenne, en faisant chacun des concessions à l’autre, toute la construction des soixante dernières années s’effondrera. Très précisément : si on ne construit pas une armée européenne, c’est la Banque Centrale Européenne qui sera remise en cause. Une nouvelle guerre franco-allemande, redeviendra possible, avant la fin de ce siècle.

On peut compter sur nos ennemis, ou nos concurrents, à Washington, à Londres, à Moscou, à Pékin, pour souffler sur ces braises.

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Qactus, notre conclusion : « L’affaire est dans le sac », l’Allemagne a plus que besoin des BRICS, et elle se relèvera très rapidement grâce à ce marché exponentiel. Quant à la France, cher J. Attali ne nous faites pas croire encore à l’enfer futur que nous vivons déjà grâce à vous actuellement, et surtout ne pleurez pas sur son sort, ne perdez plus de temps à nous l’expliquer, nous l’avions déjà constaté il y a fort longtemps. Car elle n’aura que la politique et la misère que vous avez su diluer, disperser et enclencher depuis 50 ans, à savoir sa mort et celle du Peuple Français. Alors votre analyse maintenant dépassée ne nous laisse plutôt penser que vos écrits d’insatisfaction de voir la France dans cet état seul sans l’Allemagne ne sont que votre mode inversé et est certainement votre satisfaction finale qui n’a d’égal, qu’avec vos mensonges de Luciférien heureux.

Prenez le temps d’écouter ci-dessous le très court passage de 4:25 du live jusqu’au bout du 11.11.2022 sur « Qactus », chez Antoine et l’AH2020 (Live complet ici)