Q SCOOP – Un juge ordonne à Minneapolis d’embaucher davantage de policiers face à la hausse de la criminalité.


Un juge ordonne à Minneapolis d’embaucher davantage de policiers face à la hausse de la criminalité

Publié le 4.7.2021 par Isabel van Brugen


Le chef adjoint de la police de Minneapolis, Art Knight, s'adresse aux gens à Minneapolis, Minnesota, États-Unis, le 16 juin 2020. (Stephen Maturen/Getty Images)
Le chef adjoint de la police de Minneapolis, Art Knight, s’adresse aux gens à Minneapolis, Minnesota, États-Unis, le 16 juin 2020. (Stephen Maturen/Getty Images)

Le 1er juillet, un juge s’est prononcé en faveur d’un groupe qui avait intenté une action en justice pour exiger l’embauche d’un plus grand nombre de policiers dans la ville, après que des membres du conseil municipal et des groupes d’activistes avaient préconisé le remplacement du service de police à la suite de la mort de George Floyd.

Le juge de district du comté d’Hennepin, Jamie Anderson, a émis une ordonnance de mandamus (pdf) ordonnant à la ville d’engager davantage d’agents de police, en précisant que Minneapolis devrait compter au moins 730 agents ou 0,17 % de la population du recensement de 2020, selon le chiffre le plus élevé des deux, d’ici la fin de juin 2022.

Un nombre sans précédent d’agents ont démissionné ou sont partis en congé médical prolongé après la mort de George Floyd et les troubles qui ont suivi, dont l’incendie d’un commissariat. Avec les nouvelles classes de recrues, la ville prévoit qu’elle aura 674 officiers disponibles à la fin de l’année, avec 28 autres en cours d’embauche, selon le Star Tribune.

M. Floyd est mort le 25 mai de l’année dernière après avoir été maîtrisé par l’ancien policier de Minneapolis Derek Chauvin. La mort de Floyd a déclenché de vastes émeutes et protestations. D. Chauvin a été condamné le 25 juin à 22 ans et demi de prison pour meurtre au second degré.

La mort de Floyd a déclenché des manifestations d’extrême gauche, des émeutes et des violences dans tout le pays, ainsi que des appels à « supprimer le financement de la police », ce qui, selon certains critiques, a conduit à une augmentation significative de la criminalité dans les principales zones métropolitaines des États-Unis au cours des derniers mois. La ville de Minneapolis a été particulièrement touchée par des semaines d’émeutes, d’incendies criminels, de pillages et de violence à la suite de la mort de George Floyd, causant des dizaines de millions de dollars de dégâts.

Au milieu des appels au démantèlement du département, certains résidents ont supplié la ville d’engager plus d’agents, citant des temps de réponse plus longs et une augmentation des crimes violents.

« Minneapolis est en crise », ont écrit les 8 plaignants liés au centre conservateur de ressources et conseils juridiques Upper Midwest Law Center dans leur action en justice, en soulignant la récente flambée des crimes violents dans la ville, rapporte FOX 9.

Dans sa décision, le juge a écrit que les 8 plaignants, tous résidents de Minneapolis, ont pu démontrer que le manque d’officiers dans la ville est lié à la flambée de la criminalité et a causé des blessures personnelles.

« Il s’agit d’une grande victoire pour les requérants et tous les habitants de Minneapolis, en particulier ceux des quartiers les plus diversifiés qui subissent de plein fouet la hausse des taux de criminalité », a déclaré Doug Seaton, président de l’Upper Midwest Law Center, dans un communiqué en réponse à la décision.

« Nous applaudissons la décision de la Cour et attendons avec impatience une action rapide du conseil municipal et du maire pour financer la police et assurer la sécurité de tous les habitants de Minneapolis. »


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