Q SCOOP – Liban : « Le no-man’s land a ciel ouvert », la livre libanaise a perdu plus de 95% de sa valeur.


Liban: blocages de routes à la veille d’une hausse des prix des carburants

Une pensée pour nos amis libanais dont nous sommes en contact permanent et qui souffre dans ce no-man’s land à ciel ouvert crée de toute pièce, par le DS. Le Liban, tout comme la Grèce le fut en son temps (retraite, compte, pénurie, etc.) est le laboratoire vivant de l’état profond pour ces essais sur les peuples, toujours le même procédé rappelez-vous la Grèce, on affame le peuple en lui coupant les banques, et les approvisionnements, et bien vous avez sous les yeux le procédé de ce qu’ils nous réservent en France et ailleurs, soyez encore plus fort tous ensembles, échanger, stocker, prévoyez et pensez par vous-mêmes mode survie…

Publié le 28.6.2021 par Epoch Times avec AFP


Un Libanais met le feu à des pneus lors d'une manifestation sur une route principale de Beyrouth, la capitale du Liban, pour protester contre les conditions de vie difficiles dans le contexte de la crise économique et politique actuelle, le 28 juin 2021. (Photo : MARWAN TAHTAH/AFP via Getty Images)
Un Libanais met le feu à des pneus lors d’une manifestation sur une route principale de Beyrouth, la capitale du Liban, pour protester contre les conditions de vie difficiles dans le contexte de la crise économique et politique actuelle, le 28 juin 2021. (Photo : MARWAN TAHTAH/AFP via Getty Images)

Des manifestants en colère ont bloqué lundi plusieurs axes routiers et incendié des pneus et des bennes d’ordures dans plusieurs régions libanaises pour protester contre de graves pénuries d’essence et de courant dans ce pays englué dans une crise inédite.

Cette montée de la grogne sociale intervient à la veille d’une hausse prévue des prix des carburants à la suite d’une décision du gouvernement de réduire les subventions sur les dérivés pétroliers.

Les manifestants sont également excédés par les coupures de courant draconiennes, dépassant parfois 21 heures par jour, et les rationnements imposés par les générateurs de quartiers en raison des pénuries de fioul ayant causé lundi des dysfonctionnements dans certains hôpitaux et un arrêt de l’activité au siège de la Sûreté générale à Beyrouth, selon les médias locaux.

Les principaux axes routiers de la capitale bloqués

Selon un correspondant de l’AFP, les principaux axes routiers de la capitale étaient bloqués en début de soirée par des manifestants en colère.

Des routes ont également été bloquées au nord et au sud-est de Beyrouth, d’après l’agence nationale de l’information ANI.

A Nabatieh (sud), les manifestants ont garé leurs voitures au milieu d’une grande artère, selon la même source.

Des manifestants brûlent des pneus pour bloquer la place des Martyrs dans le centre de Beyrouth, le 26 juin 2021. (Photo : ANWAR AMRO/AFP via Getty Images)

Face à la dégradation de la situation, le président libanais, Michel Aoun, a convoqué le Conseil supérieur de la défense à une réunion mardi consacrée à « la situation sécuritaire ».

Samedi, une vingtaine de personnes ont été blessées dans des manifestations nocturnes dans la ville de Tripoli (nord), sur fond d’un nouveau décrochage de la monnaie nationale.

La livre libanaise a perdu plus de 95% de sa valeur

Depuis le début de la crise à l’automne 2019, l’une des pires au monde depuis 1850 selon la Banque mondiale, la livre libanaise a perdu plus de 95% de sa valeur face au dollar.

Si le taux officiel, observé depuis plus de deux décennies, est toujours fixé à 1.507 livres pour un dollar, le billet vert s’échange à plus de 17.000 livres sur le marché noir.

Lundi soir, la direction générale du Pétrole au ministère de l’Energie a annoncé qu’une nouvelle grille des prix des carburants serait en vigueur mardi selon un taux de change de 3.900 livres pour un dollar, contre 1.500 auparavant.

Le pays connaît une explosion du chômage et de l’inflation, qui ont accéléré une paupérisation à grande échelle, la moitié de la population vivant désormais sous le seuil de pauvreté, selon l’ONU.

Le pays est par ailleurs sans nouveau gouvernement depuis plus de dix mois.


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