Q SCOOP – Le nouveau fournisseur d’hébergement de Parler interdit tout « propos haineux ».


« Pour la liberté d’expression » Le député Parler interdit le provocateur de droite Milo Yiannopoulos pour ses blagues offensantes. Les nouvelles orientations communautaires du Parler sont entrées en vigueur lundi.

Le nouveau fournisseur d’hébergement de Parler interdit tout « propos haineux », ouvrant la voie à une censure massive. Parler n’a pas appris leur leçon. Parler ne sera plus comme avant et redevient une big-tech a censure, laissons leur une petite chance mais de notre avis, la vitesse plus la censure fera que nous devrions rester sur nos plateformes non censurée, comme Vk, Gab, Mewe, Telegram, Anonup, etc. Même Freedom la nouvelle est sous censure…

Publié le 15.02.2021 par  Shane Trejo


Le fournisseur alternatif de médias sociaux Parler est de retour en ligne après avoir inexplicablement compté sur Amazon pour son hébergement web initial, mais apparemment les agents derrière la plateforme n’ont pas appris leur leçon pour la relance.

Le nouveau fournisseur d’hébergement de Parler, SkySilk, a une interdiction générale de tout « Propos haineux » sans préciser ce que ce terme signifie exactement.

« Nous nous réservons spécifiquement le droit de refuser de fournir le Service aux clients ou aux Utilisateurs finaux engagés dans la diffusion de propos qui pourrait nous faire subir des attaques sur notre réseau, ou qui, bien que techniquement légal, va à l’encontre de nos principes d’entreprise », a écrit SkySilk dans ses conditions de service.

Tendance : Le New York Times rétracte l’histoire en affirmant que l’officier du Capitole Brian Sicknick a été tué lors d’une émeute

Parler, tout en se présentant comme une plateforme de liberté d’expression, sera donc en réalité une entreprise de technologie d’extrême gauche, dont le fonctionnement dépendra des « principes d’entreprise ».

La Big League Politics a fait état des difficultés de Parler après avoir pris de l’ampleur en raison de la soudaine déploration de l’ancien président Donald Trump :

Après avoir fait les frais d’un boycott de son opérateur de services cloud AWS, le réseau social Parler, très populaire auprès de l’extrême-droite américaine, est prêt à revenir dans la lumière. Le réseau social, qui avait pratiquement disparu après l’émeute du Capitole, a été relancé ce lundi, ses dirigeants affirmant que la nouvelle plateforme était cette fois-ci construite sur « une technologie durable et indépendante ».

Exit le directeur général par intérim de Parler John Matze, licencié par le conseil d’administration ce mois-ci. Celui-ci a été remplacé par Mark Meckler, le cofondateur du Tea Party, une frange de l’aile conservatrice des Républicains, confirmant le positionnement toujours aussi marqué de la plateforme. Si celle-ci peut désormais aller de l’avant, elle n’est toujours pas disponible sur les magasins d’application d’Apple et d’Android, qui avaient auparavant interdit l’application.

Boycottée par AWS, celle-ci semble aujourd’hui utiliser CloudRoute LLC comme nouvel hébergeur, et Ceph comme plateforme logicielle open source, selon les déclarations d’un programmeur informatique interrogé par l’agence Reuters. De quoi permettre au réseau social de ne plus dépendre des « grosses technologies » pour ses opérations.
Parler, qui affirmait avoir déjà atteint la barre des 20 millions d’utilisateurs, explique qu’il remettra en ligne ses utilisateurs actuels la première semaine et qu’il sera ouvert à de nouveaux utilisateurs la semaine suivante.

Fondée en 2018, l’application s’est présentée comme un espace de « liberté d’expression » et a largement attiré les conservateurs américains qui ne sont pas d’accord avec les règles relatives au contenu des autres sites de médias sociaux.

Google et Apple ont pourtant retiré l’application Parler de leurs magasins d’applications respectifs, invoquant une violation des conditions générales d’utilisation et un manque de modération du contenu.

Pour rappel, le rôle du réseau social a été pointé du doigt ces dernières semaines, alors que de nombreux utilisateurs se sont servis de cette plateforme pour appeler à la violence et glorifier l’attaque du 6 janvier sur le Capitole américain. Parler n’est pas encore revenu sur Internet après un effort coordonné de déploration de la part de Big Tech au début de ce mois, une prédiction du PDG de la plateforme selon laquelle Parler serait de retour en ligne d’ici la fin janvier semblant peu probable.

Après que Parler ait été rapidement déplaté par Amazon Web Services après l’émeute du Capitole américain, les administrateurs des services ont poursuivi la société en justice, pointant l’arrêt des services web de Parler comme une violation du contrat de la société avec Amazon. Le procès contre le monopole s’est avéré infructueux jusqu’à présent, un juge ayant refusé d’émettre une injonction préliminaire exigeant qu’Amazon rétablisse les services d’hébergement et fournisse un préavis de 30 jours avant de couper l’accès.

L’URL de Parler est en ligne, mais seulement avec quelques messages du PDG John Matze et des investisseurs associés à la plateforme de libre expression. L’équipe de Parler a souligné à plusieurs reprises qu’elle prévoit de revenir à la fonctionnalité après s’être d’abord demandé si elle le pouvait.

La plateforme de libre expression Gab reste en ligne et fonctionnelle, les administrateurs du concurrent de Parler ayant augmenté les capacités de leur serveur et de leur hébergement ces dernières semaines pour faire face à un afflux d’utilisateurs cherchant à s’exprimer librement, après avoir été rebutés par les pratiques de censure de Twitter et la déplatorisation de Parler.

Toute l’infrastructure de serveurs de Gab est détenue et exploitée en interne. Cela immunise la société de libre expression contre les tactiques d’annulation de Big Tech, ne lui fournissant aucun moyen de fermer sa plateforme.

La disparition de Parler montre que les alternatives aux médias sociaux doivent être véritablement anti-establishment, et non pas soutenues par des influenceurs conservateurs motivés par le profit et des oligarques dans des tours d’ivoire, afin de vaincre la mainmise de Big Tech sur le marché.


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