Q INFOS -D.Martin devient médecin-conseil national de l’Assurance maladie?


Recasé le Docteur Dominique MARTIN quitte l’ANSM agence supérieur du médicament! prise de fonction au 1er/12/2020 au poste de médecin conseil!!

Politique de santé

Dominique Martin devient médecin-conseil national de l’Assurance maladie

À compter du 1er décembre, Dominique Martin sera le nouveau médecin-conseil national de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) auprès du directeur général, Thomas Fatôme. En charge de la politique de l’Assurance maladie dans le domaine médical, il succède au Pr Olivier Lyon-Caen, désormais conseiller de Katia Julienne, directrice générale de la DGOS.

Depuis septembre 2014, Dominique Martin était le directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament.


Qactus:

Article tiré du journal : « Le quotidien du médecin« , nomination Macroniste bien sûr tout est résumé dans une seul et dernière Phrase, valider le vaccin au plus vite voilà tout simplement la raison de sa nomination. Dernière phrase en rouge en fin d’article.


Dominique Martin : le parcours atypique d’un médecin touche à tout

ONIAM, l'exprience " rare »" Créer un établissement public, dans une vie de fonctionnaire, c’est...
ONIAM, l’exprience  » rare » » Créer un établissement public, dans une vie de fonctionnaire, c’est… Crédit photo : SEBASTIEN TOUBON

Avec son prédécesseur à la tête de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), l’homme partage une partielle homonymie. Dominique Martin succédant à Dominique Maraninchi, voilà qui promettait une belle continuité managériale. Mais la comparaison s’arrête là car tout sépare les deux hommes, excepté un vrai respect mutuel. Autant Dominique Maraninchi a incarné à la perfection le PU-PH cancérologue durant près de 40 ans, autant Dominique Martin a le visage du touche-à-tout brillant, au parcours atypique.

Né en 1955 dans l’Allier, à Marcillat-en-Combraille (1 200 habitants), « d’une famille du monde agricole », dit-il, Dominique Martin est très tôt gagné par l’envie d’ailleurs. Avant même de faire médecine, il parcourt l’Inde et l’Afrique, contrées qui lui donneront le goût de ces voyages qu’il effectuera plus tard pour le compte de Médecins sans Frontières. Son doctorat de médecine en poche, il s’oriente vers MSF sur les conseils d’un de ses amis, Bernard Pécoul, aujourd’hui directeur exécutif du DNDI (Drugs for Neglected Diseases initiative).

« C’est très concret, MSF, on y fait des choses, raconte-t-il. J’y ai suivi une formation en épidémiologie, j’ai fait de la santé publique, et j’ai géré des équipes. » Il y effectuera aussi de nombreuses missions dans des pays en guerre, comme l’Afghanistan, la Somalie, le Salvador, la Yougoslavie, le Rwanda ou encore le Liberia.

Sciences Po et l’ENA après l’Afghanistan

C’est sans doute au contact de MSF que Dominique Martin aura ressenti la nécessité d’acquérir d’autres formations, et d’élargir ses domaines de compétence. Après avoir bourlingué pour l’association aux quatre coins de la planète, le voilà qui reprend le chemin de l’école. Ce sera Sciences Po, incontournable porte d’entrée vers l’ENA, qu’il intègre dans la foulée. « Dans cette école, j’ai découvert des matières comme l’Économie, le Droit public, qui m’ont passionné, assure-t-il. J’y ai trouvé mon compte. Jamais je n’aurais pu faire les choses dans l’autre sens, l’ENA puis médecine. »

En 1997, Dominique Martin sort de l’ENA. Il passe par la direction générale de la santé et le cabinet de Dominique Gillot, secrétaire d’État à la Santé, et en mars 2001, il devient conseiller technique au cabinet de Bernard Kouchner, ministre délégué à la Santé. Son directeur de cabinet n’est autre que Didier Tabuteau, aujourd’hui responsable de la chaire santé de Sciences Po. À ce poste, il travaille à la préparation de la loi sur les droits des malades, dont il coordonne les travaux.

Il noue des contacts avec le directeur de cabinet, et un autre membre de l’équipe, Philippe Lamoureux, aujourd’hui directeur général du LEEM. « Je continue à voir Didier, indique Dominique Martin, mais avec Philippe Lamoureux, nos relations se sont un peu éloignées, c’est la vie. » Il est vrai qu’une grande proximité entre le patron de l’agence qui délivre les autorisations de mise sur le marché, et le directeur général du syndicat patronal de l’industrie pharmaceutique aurait été diversement commentée…

Un nouveau challenge

En mai 2002, Dominique Martin se trouve un nouveau challenge. Sous l’autorité du nouveau ministre de la Santé, Jean-François Mattei, il installe ex nihilo l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM, qui fera parler de lui dans le sillage du Mediator). En 2011, il quitte sa création pour intégrer la CNAM en tant que directeur des risques professionnels.

Mars 2014. Le Pr Maraninchi, qui pilotait l’ANSM depuis février 2011, annonce brusquement son départ de l’Agence, dès qu’un successeur lui aura été trouvé. Dominique Martin est très vite sur les rangs. « C’est moi qui ai fait acte de candidature », explique-t-il au « Quotidien » en réponse à ceux qui prétendent qu’il était téléguidé par Marisol Touraine.

Mettant en avant sa double compétence de médecin et d’administrateur, Dominique Martin s’impose rapidement comme le candidat le plus crédible. Il passe avec aisance une audition devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, et à la mi-juillet 2014, Marisol Touraine le choisit pour succéder à Dominique Maraninchi. Le 1er septembre de la même année, il prend officiellement les rênes de l’institution.

Le flibustier et le rassembleur

Le Dr Claude Pigement, vice-président de l’ANSM, connaît bien l’ancien et le nouveau directeur général. Pour lui, les deux hommes offrent « des profils psychologiques très différents : Maraninchi, c’est un flibustier bouillonnant et fonceur, plus dans le clivage que dans le consensus, Martin, c’est un homme posé, calme, serein, tranquille, qui cherche à rassembler. » Claude Pigement l’assure, « Martin sait qu’il doit remettre en place le dialogue social à l’intérieur de l’Agence, un dialogue qui était tendu à la fin de l’ère Maraninchi. »

Il devra aussi faire face aux critiques qui fusent déjà sur l’agence, et notamment celles relatives à « une perte certaine de compétences », pointée par un récent rapport de l’IGAS, suite à un profond remaniement de son comité de direction, et à l’évolution de la fonction de bon nombre de salariés. Conséquence de la loi Bertrand, le nombre d’experts externes de l’ANSM a été revu à la baisse, passant de plus de 1 200 en 2011 à environ 200 personnes sous Maraninchi. Le fonctionnement de l’Agence en a été affecté, et sa charge de travail accrue.

Il devra enfin trouver des solutions pour améliorer les délais de traitement des demandes d’AMM, qui ont explosé depuis 2011. Dominique Maraninchi aura beaucoup travaillé pour que l’ANSM soit lavée des soupçons de collusion avec l’industrie, au prix d’un alourdissement et d’une complexité accrue des procédures.

À Dominique Martin d’en faire un outil efficace et réactif.

Voilà tout est dit vous comprenez maintenant !


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