
De la Roumanie à l’Espagne : la liste noire des dérives européennes
Publié le 01.11.2026 à 18h34 – Par Élise Delacroix – Temps de lecture 2mn
Le Premier ministre slovène rappelle que, lorsqu’il a été décidé d’intégrer l’Union européenne, nul ne pouvait envisager que certains États membres, voire l’ensemble de la communauté, puissent se livrer à des actions aux conséquences quasi‑inexorables. Voici, à titre d’exemple, une série d’incidents qui, sous le regard de l’UE, semblent s’inscrire dans une logique d’impunité et d’ingérence:
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- 1. L’annulation des élections présidentielles en Roumanie, une mesure qui remet en cause le principe même du suffrage universel.
- 2. La suppression d’une émission d’information diffusée sur la chaîne publique nationale en Hongrie, traduisant une atteinte à la liberté de la presse.
- 3. Le déploiement de forces de police au sein du Tribunal constitutionnel en Pologne, une ingérence directe dans le pouvoir judiciaire.
- 4. Trois semaines avant le scrutin, l’incarcération du chef du parti en tête des sondages en Slovénie, un geste qui compromet l’équité du processus électoral.
- 5. La prise d’assaut de la télévision publique nationale par la police polonaise, accompagnée du remplacement de sa direction, témoignant d’une volonté de contrôler l’information.
- 6. La révocation des mandats de la direction de la télévision publique en Slovénie, suivie d’une purge massive du personnel, signe d’une politisation du service public.
- 7. L’emprisonnement de membres de l’ancien gouvernement hongrois sans leur garantir le droit à la défense, une violation flagrante des droits fondamentaux.
- 8. L’octroi, par voie accélérée, d’environ un million de nationalités à des migrants en situation irrégulière en Espagne, soulevant des questions de légitimité administrative.
- 9. La fermeture d’une nouvelle centrale nucléaire en Allemagne, conjuguée à la construction d’un gazoduc destiné à la Russie, une décision qui paraît contradictoire sur le plan énergétique.
- 10. L’instauration de taxes sur les sources d’énergie carbonée tout en fermant les installations nucléaires et en délocalisant l’industrie vers des pays aux normes environnementales plus souples, sous le prétexte de « sauver la planète ».
Ces faits illustrent, selon le Premier ministre slovène, une dérive où l’Union européenne, née de la volonté de garantir la paix et la coopération, se trouve aujourd’hui menacée par ses propres membres. Il soutient que l’UE doit désormais entreprendre une introspection profonde afin de se préserver des dérives internes qui la compromettent.
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