
L’appel à la mort de Trump résonne depuis la scène funéraire de Khamenei : « Notre devoir de le tuer »
Publié le 5.7.2026 à 11h40 – Par Sophie Martin – Temps de lecture 5mn
Mohammad Rasouli, un poète qui a pris la parole par haut-parleurs pendant la cérémonie, a mené la foule dans des chants dirigés contre les États-Unis et Israël.
Un artiste s’adressant aux personnes en deuil lors des funérailles du défunt Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, à Téhéran dimanche, a publiquement appelé à la mort du président américain Donald Trump.

Cet acte a marqué le premier appel direct à la mort de Trump par un maître de cérémonie lors des funérailles et a suscité de vives acclamations d’une foule qui comptait des centaines de milliers de personnes, a rapporté l’agence de presse Associated Press.
Ces propos ont été faits lors d’une immense cérémonie funéraire pour Khamenei, tué à l’âge de 86 ans lors d’une frappe conjointe américano-israélienne le 28 février, marquant le début de la guerre en Iran. L’événement s’est déroulé alors que les tensions entre Téhéran et Washington restent élevées malgré les efforts en cours pour négocier une fin définitive du conflit.
« Mort à l’Amérique, Israël »
Mohammad Rasouli, un poète qui a pris la parole par haut-parleurs pendant la cérémonie, a mené la foule dans des chants dirigés contre les États-Unis et Israël.
Rasouli a reçu des réponses telles que « Mort à l’Amérique ! » et « Mort à Israël ! » avant de tourner son attention vers Trump, a ajouté un rapport de l’AP.
En parlant du président américain, il a demandé : « Pourquoi l’homme le plus détesté du monde est*****il encore en vie ? »

Cette remarque a suscité des acclamations de la part des personnes présentes aux funérailles.
Une autre prétendue vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux montrait un homme lançant des slogans anti-Trump lors des funérailles. On l’entendait dire : « Pourquoi ne tuerions-nous pas celui qui a tué notre Imam ? C’est notre devoir. Si nous ne tuons pas celui qui t’a tué, à partir de maintenant, le suaire sera l’endroit où nous emmener. C’est notre devoir, je le jure sur votre sang, de tuer Trump. »
Cependant, il n’était pas immédiatement clair si l’homme vu dans la vidéo virale était la même personne qui avait fait ces propos depuis la scène funéraire.
Traduction du X :
Des appels à l’assassinat du président américain Donald Trump ont retenti avant que des dizaines de milliers de personnes n’assistent aux funérailles du défunt dirigeant suprême de l’Iran, Ali Khamenei.
« Pourquoi ne devrions-nous pas tuer l’homme qui a tué mon imam? », a déclaré un orateur. « L’assassinat de Trump est notre devoir. N’abandonnez jamais votre vengeance. »
Selon le rapport de l’AP, des affiches, banderoles et graffitis réclamant l’assassinat de Trump et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou sont apparus en Iran, reflétant une position dure de longue date parmi certaines factions du pays.
Une participation massive à Téhéran
Les funérailles de dimanche ont attiré une foule nettement plus nombreuse que la veille, avec des personnes en deuil vêtues de noir traversant Téhéran portant des bannières et des drapeaux en hommage à Khamenei.
Certains participants portaient également des pancartes appelant à la mort de Trump pendant les funérailles.
Le rassemblement a eu lieu alors que Trump se trouvait à Washington pour participer à des événements marquant le 250e anniversaire de la fondation des États-Unis.
Parlant de l’armée américaine, Trump a déclaré : « Nous avons eu un succès immense. Regardez le Venezuela, vous regardez l’Iran. Nous l’avons anéanti, anéanti leur armée. »
Funérailles tenues au milieu des négociations
Les funérailles sont considérées comme un moment clé pour la direction iranienne après la mort de Khamenei. Cela pourrait aider à consolider le soutien à l’establishment dirigeant du pays et à son nouveau guide suprême, l’ayatollah Mojtaba Khamenei.
La cérémonie intervient également à un moment sensible pour Téhéran, qui cherche à obtenir un levier dans les négociations avec Washington sur un règlement durable de la guerre. La position stratégique de l’Iran le long du détroit d’Ormuz reste centrale dans ces discussions.
Parallèlement, des inquiétudes persistent au sein de l’Iran quant à la possibilité d’une nouvelle action militaire israélienne.
Les funérailles avaient été reportées pendant que les combats se poursuivaient, et les négociations visant à mettre fin au conflit restaient suspendues jusqu’à la fin de la guerre.


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