
Vous voulez que les vaisseaux traversent Hormuz en toute sécurité ? Payez un péage. Un rapport indique que l’Iran envisage une nouvelle loi
Publié le 26.3.2026 à 11h17 – Par Pauline Dupont – Temps de lecture 5mn
Le parlement iranien rédige un projet de loi facturant des frais aux navires pour le passage du détroit d’Ormuz, invoquant la sécurité et la surveillance de cette voie navigable vitale.
Alors que les tensions continuent de perturber les flux énergétiques mondiaux, l’Iran explore désormais une démarche qui pourrait encore impacter les opérations dans l’un des corridors maritimes les plus critiques au monde le détroit d’Ormuz.

Le parlement iranien rédige un projet de loi qui introduirait une redevance pour les navires passant par cette voie navigable étroite, facturant effectivement la sécurité et la surveillance, a rapporté Bloomberg citant l’agence de presse semi-officielle Fars.
Ce que propose l’Iran
L’idée, toujours en développement, devrait bientôt prendre une forme plus claire. Le rapport suggère que le projet pourrait être finalisé dès la semaine prochaine.
« Nous poursuivons une proposition dans laquelle la souveraineté, le contrôle et la surveillance de l’Iran dans le détroit d’Ormuz sont formellement reconnus par la loi, et qui, par la collecte des péages, crée également une source de revenus pour le pays », a cité Fars le député.
Pourquoi cela compte maintenant
Le moment choisi par cette décision est important. Le conflit au Moyen-Orient est désormais entré dans sa quatrième semaine, et le détroit par lequel circule près d’un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole a subi de graves perturbations.
Seul un nombre limité de navires, principalement liés à la Chine et à l’Iran, passent actuellement par là. La ligne fonctionne effectivement à une fraction de sa capacité habituelle. Ce point d’étranglement a eu un effet d’entraînement sur le marché de l’énergie.
Impact sur l’approvisionnement et les prix du pétrole
Avec la restriction du transport maritime, la production pétrolière dans le golfe Persique a été contrainte de ralentir. Les raffineries de la région ont également subi des dommages en raison du conflit en cours, ce qui a encore renforcé l’approvisionnement.
Le résultat a été une forte hausse des prix du pétrole. Le pétrole Brent de référence mondial a dépassé les 114 $ le baril plus tôt cette semaine. On s’inquiète également de la hausse des prix potentiels, l’administration de Donald Trump examinant apparemment les implications économiques d’une possible hausse à 200 $ le baril.
La proposition iranienne ajoute une couche supplémentaire d’incertitude à une situation déjà volatile.
(Avec des contributions de Bloomberg)
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