
La véritable raison pour laquelle l’Iran ferme le détroit d’Ormuz : un choc pour l’économie mondiale
Publié le 8.3.2026 à 19h15 – Par Valentina Costa – Temps de lecture 5mn
L’Iran redessine le nouvel ordre économique mondial, ce n’est pas simple une question de pétrole sur la fermeture du détroit d’Ormuz.
Avant d’y arriver,on peut constater que, perdus les États-Unis lancent une guerre de l’eau contre l’Iran.
Erreur bête, parce que, Israël et les pays du Golfe tirent 85 % de leur eau potable du dessalement. L’Iran, quant à lui, n’en tire que 3 %. Toutes ces usines sont facilement accessibles aux drones et missiles iraniens.

Le nouvel ordre économique mondial
Le détroit d’Ormuz est fermé depuis huit jours. seuls Chine et Russie on le droit de traverser.
Naïvement la majorité croit souvent que c’est une question de pétrole. Mais en réalité, c’est une question de transformation du pétrole.
92 % du soufre mondial provient du raffinage du pétrole et du gaz.
Fermer le détroit d’Ormuz, ce n’est pas seulement perdre 20 millions de barils de pétrole brut par jour.
C’est aussi la matière première pour l’acide sulfurique, le produit chimique le plus fabriqué au monde. L’acide sulfurique est indispensable à l’extraction du cuivre et du cobalt.
Sans lui, impossible de fabriquer des transformateurs, des batteries de véhicules électriques ou les substrats de tous les centres de données de la planète.

Le cas taiwan et les occidentaux
Les conséquences se font sentir encore plus loin : le Qatar achemine 30 % du gaz naturel liquéfié taïwanais via Ormuz.
Taïwan dispose de réserves pour seulement 11 jours. TSMC, l’entreprise qui fabrique 90 % des puces électroniques de pointe au monde, consomme 8,9 % de l’électricité taïwanaise. Sans gaz, pas d’électricité, pas de puces. Et donc, pas de nourriture.

AZOTE DE SYNTHÈSE POUR L’AGRICULTURE
33 % des matières premières azotées utilisées dans la production mondiale d’engrais transitent par le détroit d’Ormuz.
La moitié de l’humanité existe aujourd’hui grâce à l’azote de synthèse.

Soufre, semi-conducteurs, alimentation
Soufre, semi-conducteurs, alimentation : autant d’éléments qui constituent trois chaînes d’approvisionnement, un point de passage stratégique de 21 milles nautiques et aucune alternative nationale à grande échelle.
La chine et l’iran redessinent le nouvel ordre maritime international
Pendant qu’on vocifère en occident, au lieu de supplier L’IRAN,
Les navires dans le golfe Persique modifiaient leurs transpondeurs pour diffuser « Propriétaire chinois » et « Équipage entièrement chinois » afin d’éviter une attaque iranienne.
Découvrons Le Liaowang-1

Un navire de renseignement chinois de 30 000 tonnes se trouve désormais dans le golfe d’Oman
Le Liaowang-1 est un navire de renseignement électromagnétique et de surveillance spatiale de nouvelle génération, mis en service en 2025.
Il déplace 30 000 tonnes. Il embarque au moins cinq dômes radar et des antennes à gain élevé capables de suivre simultanément 1 200 cibles aériennes et de missiles avec une précision d’identification supérieure à 95 % grâce à des algorithmes de réseaux neuronaux profonds.
Sa portée de détection atteint environ 6 000 kilomètres. Il est escorté par des destroyers de type 055 et 052D.
Il est stationné dans les eaux internationales près d’Oman, observant le conflit.
La Chine décrit officiellement ces navires comme des navires de suivi de satellites et de télémétrie de fusées. C’est exact. Ils suivent les lancements spatiaux et les essais de missiles.
Les mêmes capteurs qui suivent un satellite chinois peuvent suivre un porte-avions américain. Les mêmes algorithmes qui identifient une ogive balistique peuvent identifier un F-35 décollant de l’USS Gerald Ford.
Le Liaowang-1 collecte des renseignements électromagnétiques en temps réel sur les opérations navales et aériennes américaines et israéliennes.
Le navire chinois doté de capteurs d’une portée de 6 000 kilomètres, stationné dans le golfe d’Oman, observe chaque mouvement de porte-avions, chaque ravitaillement en vol, chaque couloir de lancement de missiles et chaque apparition de sous-marin en surface dans la zone.
La Chine n’a tiré aucune arme. Elle n’a violé aucun droit international. Elle n’a pas pénétré dans les eaux territoriales iraniennes. Elle a déployé une plateforme de surveillance dans les eaux internationales, où toute nation a le droit d’opérer.
Pendant la Guerre froide, on appelait cela un soutien en matière de renseignement à un belligérant sans implication directe dans les combats. La Chine le fait avec un navire dont le traitement par réseau neuronal dépasse tout ce que les Soviétiques avaient imaginé.
Conclusion
Le nouvel ordre maritime est déjà là. Il s’agit de 30 000 tonnes de dômes radar et de réseaux neuronaux, ancrées dans le golfe d’Oman, qui observent tout.
Les navires usurpent une identité chinoise pour survivre. Le navire de renseignement chinois surveille la situation pour être au courant de tout ce qui se passe.
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