
Michel Barnier découvre la ruralité : le fossoyeur en bottes de paille
Publié le 13.1.2026 à 10h39 – Par Chloé Fontaine – Temps de lecture 5mn
Il fallait oser. Et bien sûr, Michel Barnier a osé.
Devant les caméras complices de BFM-TV, celui qui a passé une décennie à Bruxelles à signer les traités libéraux qui ont étranglé nos paysans, se redécouvre, soudain, une passion pour la terre, les bottes, et la caméra.
Ce matin, l’ancien commissaire européen à tout ce qui détruit la souveraineté est apparu l’air grave, en train de “défendre” les agriculteurs contre le MERCOSUR. Le même MERCOSUR qu’il a négocié, cajolé, et validé quand il siégeait au cœur du système européen qu’il prétend désormais pourfendre.
Un sketch politique à la fois pathétique et fascinant : Barnier le pyromane déguisé en pompier.
“Il faut protéger nos paysans”, proclame-t-il. Mais, on croirait entendre le loup expliquer aux brebis l’importance de la vigilance. Son indignation sonne comme ces publicités mensongères qu’il a lui-même contribué à réglementer : splendide façade, contenu frelaté.
Ironie suprême : Barnier appelle à “stopper ce traité désastreux avec l’Amérique du Sud”, alors que, quand il était là-haut dans les tours bruxelloises, il en vantait les “opportunités économiques”. Aujourd’hui, il s’indigne de ses propres signatures. Le culot, lui, a franchi la frontière sans quotas.
20/20 sur l’échelle du culot mention “export”.
Les agriculteurs, eux, n’ont rien à espérer de ces conversions tardives. Barnier « les soutient » un peu comme la corde soutient le pendu : en remuant juste assez pour bien serrer le nœud.
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