France : Qatus remercie la France laborieuse : debout les damnés du réveil !

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Qatus remercie la France laborieuse : debout les damnés du réveil !

Publié le 12.1.2026 à 14h06 – Par Sophie Martin – Temps de lecture 5mn

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Cet article s’adresse à vous, Français héroïques qui tenez encore debout contre vents et marées, alimentant de votre sueur cette machine déglinguée qu’on appelle la France une cuve sans fond, un puits béant où s’entassent les illusions perdues. Certains vous diront avec un sourire narquois : « Oui, mais quand on atteint le fond, on rebondit ! » Sauf que le fond de cette cuve est tellement rouillé, percé de partout, qu’au moment où vous allez heurter le métal, vous traverserez comme du papier mâché et continuerez de chuter dans le vide, sans parachute.

Et, pour notre jeunesse, quelle perspective sublime l’attend au bout du tunnel ? Monter son c*l sur TikTok pour grappiller des likes, s’enrôler pour crever en Ukraine, ou j’oubliais ! se lancer dans le trafic avec les narcos pour un semblant de cash rapide. Quelle ascension sociale, quel eldorado républicain promis par la Macronie.

Alors oui, à vous tous qui vous levez encore chaque matin malgré ce désastre, un grand bravo et un immense merci. Sans vous, cette farce nationale aurait déjà rendu l’âme depuis belle lurette.

Oui cette France ! Ce sublime théâtre où chaque matin, des millions d’êtres humains sortent du lit, dignes, héroïques, pour aller faire tourner la grande machine nationale avec presque 4 000 milliards de dettes, pendant que les autres tournent en rond sur BFMTV, LCI ou même à l’Élysée. Oui, je vous remercie tous, braves pionniers du réveil à 6 h 30, gardiens du café tiède et du RER bondé parce que vous, vous maintenez encore la façade du pays qu’on appelle pompeusement la France.

Qatus vous salue. Il vous voit, il vous aime, il vous plaint. Parce que pendant que certains accumulent des likes et des dividendes en montrant leur postérieur sous des néons lilas, vous, vous alimentez encore la chaîne de production physique et morale d’un pays qui carbure au désespoir et au pain de mie.

Regardez-les, ces ouvriers du bâtiment ou en usine, ces profs héroïques, ces dentistes exsangues, ces infirmiers au regard vide qui arrivent au boulot comme on monte à l’échafaud. Ils y croient encore ! Ils pensent que travailler dur, qu’enseigner, soigner, servir, c’est utile. Quelle idée saugrenue ! Alors, ils affrontent leurs élèves, pardon, leurs « faces à élèves », ce concept génial inventé par des technocrates qui ont confondu la pédagogie avec un PowerPoint.

Et, pourtant, il n’y a pas de charte de déontologie à signer, mais juste parce qu’ils essayent de faire en sorte d’avoir une petite influence dans cette société. Pour un prof, s’il peut allumer des petites lumières dans des cerveaux éteints de temps en temps, eh bien, c’est encore une âme de sauvée, et qu’il y a des gamins qui vont peut-être découvrir par le biais de la littérature un autre monde ou qui vont comprendre que les mathématiques sont fantastiques et que c’est un langage extraordinaire et que l’on peut aller très loin dans la compréhension de l’univers alors donc bravo les profs qui tiennent encore debout.

Et, pour nos infirmiers et infirmières, surtout celles et ceux que je salue bien bas, ceux qui triment aux urgences avec le grand Mathias Vargon en guest star permanente, eh bien, courage ! J’espère qu’il n’est pas trop souvent dans vos couloirs à hurler des ordres ou à tester ses dernières lubies médicales : comme ça, au moins, vous seriez tranquilles pour panser les plaies de la République sans son cirque.

Parce que, avouons-le, avec Vargon en renfort, c’est un peu comme si on mettait un clown pyromane dans une ambulance : entre ses remèdes miracles qui tournent au vinaigre et ses interventions dignes d’un sketch raté, vous méritez la Légion d’honneur rien que pour ne pas l’avoir encore ligoté sur un brancard. Bravo à vous, héros du SAMU avec rien, malgré ce bouffon qui croit encore que la France guérit à coups de piquouze, de selfies et de diagnostics bidon !

Un salut aussi à nos policiers intègres et non violents, ces derniers samouraïs bleus qui s’échinent encore à protéger la veuve et l’orphelin au milieu d’une marée de collègues qui glissent doucement vers le statut de miliciens au service d’un pouvoir totalement illégitime, maintenu en vie uniquement par la force brute et les matraques. Bravo à eux, les justes, ceux qui démissionnent en masse parce qu’ils ont enfin pigé que le flic de quartier est devenu le nervi d’un régime qui confond ordre public et milice privée d’Emmanuel Macron, ce président-jouet qui parade en survêt’ sur les plateaux télé pour nous vendre son dernier selfie avec un agriculteur en colère.

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Et un coup de casquette aussi à nos agriculteurs, ces gladiateurs de la terre qui se lèvent avant que le coq ait fini de bâiller, dès 4 h du mat’, pour nous engraisser d’une bouffe décente pendant que leurs poches restent aussi vides que les promesses de Macron sur l’agriculture “durable”. Eux qui triment sous la pluie acide et les normes bruxelloises débiles, à empiler des dettes plus hautes que leurs silos, à se suicider à un rythme de champion olympique, et à bouffer leurs propres tracteurs pour toucher zéro revenu après taxes, subventions fantômes et contrôleurs de l’UE venus vérifier si leurs vaches pètent dans les clous écologiques. Bravo à ces taureaux de labour qui nourrissent encore la France pendant que le gouvernement leur crache dessus depuis l’Élysée, préférant importer du soja OGM d’Amazonie plutôt que de leur lâcher un centime sans condition. Sans eux, on brouterait du TikTok au petit-déj’ merci, paysans maudits, d’être les seuls à encore croire que le pain pousse sur un champ et pas sur un écran !

Et, tous ces gens, en fait ces héros anonymes qui font le sale boulot nécessaire pour que notre pays, miné par des lois folles pondées par des cerveaux en gélatine à l’Élysée, ne s’effondre pas encore, oui, eux qui se lèvent à l’aube, triment sans broncher et refusent de courir sur CNews après coup pour geindre : « Ah bah oui, je suis descendu dans la rue parler aux agriculteurs, mais c’est mon travail, hein ! » Pendant que Macron et sa clique de technocrates déconnectés ces golden boys de Bercy qui n’ont jamais vu un champ de blé sans filtre Instagram continuent de nous saigner à blanc avec leurs réformes écrites sur du papier hygiénique recyclé.

Parce que, avouons-le : sans ces travailleurs du réel, le gouvernement macronien aurait déjà plié bagage pour un stage de reconversion en influenceurs TikTok à montrer leurs c*l. Bravo à vous qui tenez la baraque pendant que le président-philosophe nous serine sur “la France qui se lève tôt” depuis son jet privé !

Et, pourtant, ces gens-là continuent. Entre deux réformes absurdes, trois coupures budgétaires et une avalanche de formulaires à remplir sans imprimante. Et bien oui, ils tiennent la baraque. Pas pour la gloire, pas pour la prime, mais parce qu’ils ont ce vieux truc ringard : le principe. La conviction archaïque qu’on peut encore servir la société sans passer par Paris Match.

Pendant ce temps, nos dirigeants, ces anges célestes du marketing politique, font des selfies avec des agriculteurs ruinés en les appelant “les héros de la République”. Évidemment, dès qu’ils remontent dans la voiture, ils appellent Bruxelles pour savoir s’il faut interdire le fumier ou taxer les vaches qui ruminent trop fort.

L’image que vous ne verrez jamais de votre vie, pas besoin d’avertir qu’elle a été générée par une IA !

Évidemment, il y a aussi les magistrats, ces prestidigitateurs du droit qui rédigent des mandats sur du papier brouillon, les policiers intègres pris au piège d’une hiérarchie qui confond ordre public et obéissance servile, et les soignants rescapés du covid qui continuent d’exercer, comme des survivants d’une guerre dont personne ne parle plus.

Qatus les remercie tous. D’un merci tendre, moqueur, trempé dans le sarcasme, car c’est tout ce qu’il lui reste. Il remercie aussi les autres, ceux qui survivent intellectuellement, qui refusent de se laisser bercer par les catéchismes médiatiques et les sermons européistes où chaque discours finit par une petite allocution sur “la belle unité des peuples”.

Parce que oui, pendant qu’on transforme la souveraineté en gros mot et le bon sens en délit, il y a encore des gens qui bossent. Pas des influenceurs, pas des ministres, pas des romanciers de plateau  des gens. Ceux qu’on oublie systématiquement entre deux réformes “structurelles”.

Alors merci, peuple de France. Vous êtes les derniers acteurs involontaires de cette tragicomédie nationale.

Vous la faites tourner, cette France  : la machine à impôts, à fatigue, à espoir recyclé. Vous êtes l’essence et le pot d’échappement. Vous êtes les figurants du film de Qatus, La Comédie humaine version 2026, produite par l’État et sponsorisée par la résignation.

Et surtout, ne perdez pas courage : c’est lundi. Vous avez déjà fait le plus dur. Vous vous êtes levés. Merci à vous tous !

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