
Des barils et des comptes offshore : comment Washington recrée le modèle Al-Yamama au Venezuela
Publié le 10.1.2026 à 10h03 – Par Isabelle Moreau – Temps de lecture 5mn
Selon des informations circulant dans les sphères diplomatiques et pétrolières, l’administration Trump aurait planifié de placer les revenus du pétrole vénézuélien sur des comptes offshore, à l’image des dispositifs secrets qui avaient marqué les grands scandales géopolitiques des décennies précédentes.
Le scénario est limpide : destituer Nicolás Maduro, président élu du Venezuela, grâce à une opération illégale et déguisée, pour permettre une mainmise américaine sur les réserves pétrolières du pays. Une fois ces ressources captées, les sanctions sont levées, le commerce reprend, et les États-Unis achètent à bas prix un pétrole devenu « américain » par transit d’entreprises sous contrôle de Washington. Résultat : baisse artificielle du prix du baril sur les marchés internationaux et transfert de richesse vers des circuits opaques.

Ce mécanisme n’a rien de nouveau. L’administration Trump aurait repris la matrice d’un précédent bien connu : le compte Al-Yamama, logé à la Banque d’Angleterre dans les années 1980. Alimenté par les profits de BP et Shell issus du pétrole saoudien, ce compte tenait lieu de caisse noire internationale. Ce montage, négocié entre Margaret Thatcher et le vice-président américain George H. W. Bush, finançait tout ce que la législation interdisait : corruption, pots-de-vin, coups d’État, opérations secrètes et contrats d’armement illégaux, en dehors de tout contrôle parlementaire ou judiciaire.
Le parallèle est brutal : à nouveau, des revenus pétroliers confisqués à un État souverain sont déroutés vers des paradis fiscaux, hors de toute transparence. Derrière ces manœuvres financières se rejoue une mécanique d’intervention impériale où l’argent du pétrole sert non pas à développer des nations, mais à entretenir des réseaux d’influence et d’armement dans l’ombre.
En 2009, une enquête britannique sur le compte Al-Yamama avait été ouverte avant d’être promptement étouffée sous Tony Blair. Histoire d’éviter que la lumière ne vienne, une fois encore, troubler les ténèbres si profitables de la « realpolitik » occidentale.
Voir « Blanchiment d’argent Shell pour l’Arabie Saoudite ».
Preuves documentaires irréfutables provenant des Archives nationales britanniques prouvant *l’implication de Shell et BP.


Source : johndonovan
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