
Le Venezuela ordonne l’arrêt des personnes qui soutiennent l’attaque américaine.
Publié le 7.1.2026 à 23h15 – Par Clara Lefevre – Temps de lecture 5mn
Le Venezuela a ordonné à la police de traquer et d’arrêter toute personne impliquée dans la promotion ou le soutien de l’attaque militaire américaine qui a conduit à l’expulsion de Maduro.
Le décret a été adopté en vertu d’un état d’urgence national imposé après les frappes américaines.
Les autorités disent que l’ordre s’applique à l’échelle nationale et est en vigueur depuis samedi.
Décret d’urgence vénézuélien : « La police a reçu l’ordre de commencer immédiatement la recherche et la capture nationale de tous ceux qui participent à la promotion ou au soutien de l’attaque armée des États-Unis. ”

Source : Reuters
Les nouvelles autorités du Venezuela ont ordonné à la police d’arrêter toute personne ayant soutenu l‘attaque américaine ayant abouti à l’arrestation de Nicolas Maduro.

La nouvelle présidente du Venezuela, Delcy Rodríguez, pose une ligne rouge sans ambiguïté : « Nous ne redeviendrons jamais esclaves. Jamais une colonie. D’aucun empire. »
Message clair à Washington comme ailleurs : sanctions, pressions, saisies ou “médiations” ne feront pas plier Caracas.
AU NOM D’UNE « GUERRE CONTRE LA DROGUE » SAISIR LES RESSOURCES VENEZUELIENNES. Ne pas admettre cette réalité c’est mentir géopolitiquement.
La déclaration de Delcy Rodríguez dépasse la simple rhétorique : elle décrit une réalité tangible. « Nous ne serons jamais plus des esclaves, jamais plus une colonie d’aucun empire. »
Ce message s’adresse directement à Washington, mais aussi à tous les autres acteurs mondiaux.
L’affaire vénézuélienne n’a jamais été une « guerre contre la drogue ». Cette justification masque d’autres priorités.
Les faits sont établis :
- Le Venezuela ne figure pas parmi les principaux acteurs du narcotrafic international
- L’objectif véritable visait la destitution du gouvernement
- Les ressources stratégiques, notamment pétrolières, constituaient la véritable cible
La « légitimité judiciaire » n’est qu’un prétexte fragile. En arrière-plan se dessinent :
- Le contrôle des richesses naturelles
- L’affaiblissement de l’influence chinoise dans la région
- Le sauvetage du Pétrodollars
- L’affaiblissement des Brics
- Une démonstration de puissance à l’échelle mondiale
Les conséquences ne se limitent pas au Venezuela. Les institutions internationales se retrouvent cantonnées au rôle de témoins passifs. ONU, droit international, médiations diplomatiques : tout cède devant la loi du plus fort.
Le signal envoyé au monde est sans équivoque : nous sommes revenus à une logique de jungle où seule la force fait loi.
Ce précédent, par son impact systémique, équivaut à un séisme géopolitique. Il redéfinit ce qui est désormais toléré, et par qui.
Il ne s’agit ni d’une transition démocratique, ni d’une opération de justice. C’est la fin officielle de l’ordre mondial post-1945.
Maduro a engagé l’un des meilleurs avocats au monde !
Nicolás Maduro a engagé Barry Pollack, l’avocat américain connu pour avoir défendu Julian Assange lors de l’un des procès les plus explosifs et médiatisés de la dernière décennie.
Pollack n’est pas un avocat ordinaire : expert en droits civiques, en extraditions et en affaires politiquement explosives, il est habitué à se battre contre le système judiciaire américain et à gérer des conflits aux répercussions internationales.
Cette décision n’est pas le fruit du hasard. Avec quelqu’un comme Pollack, tout porte à croire que la stratégie de Maduro consiste à bâtir une défense internationale fondée sur les droits de l’homme, la persécution politique et la pression médiatique mondiale.
Cette signature ouvre un nouveau chapitre juridique et politique qui pourrait avoir des répercussions au-delà du Venezuela.

NOUVEAU : 16 pétroliers des membres des BRICS, le Brésil, la Russie, la Chine, l’Inde, plus le Mexique et d’autres prennent du pétrole du Venezuela. – Reuters
Je pense que ce n’était pas à propos du pétrole. Et il ne s’agissait pas de fermer les BRICS.

Le président de la Colombie adresse un message à Trump : Au lieu d’arrêter le président du Venezuela pour des affaires de pétrole, vous auriez dû arrêter Netanyahu, le responsable du génocide recherché par la Cour pénale internationale.


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