
Le ministère de la vérité de Von der Leyen : où la censure se déguise en « pré-débunkage »
Publié le 30.12.2025 à 19h37 – Par Chloé Fontaine – Temps de lecture 5mn
Ursula von der Leyen, la grande prêtresse de la novlangue européenne, refuse de parler de censure et préfère utiliser le terme « pré-débunkage ». Comme si le fait de changer les mots pouvait changer la réalité. Mais nous ne sommes pas dupes. Ce règlement sur les services numériques, qui s’applique au monde entier, n’est qu’un moyen de contrôler la liberté d’expression et de museler les critiques envers les institutions européennes.
LE FOND DE L’AFFAIRE
Le DSA (Digital Services Act) est un outil de censure déguisé, qui pousse les grandes plateformes à étouffer d’avance toute critique envers les institutions ou les politiques européennes, par peur des amendes. C’est ainsi que l’Union européenne instaure son propre ministère de la « vérité », où les opinions sont tolérées ou non selon les les caprices de Bruxelles. Et tout cela se passe dans une indifférence quasi générale, comme si les citoyens étaient déjà résignés à perdre leur liberté de parole.
On appelle ça « pré-bunkage », mais c’est toujours la même chose : un pouvoir politique qui s’arroge le droit de décider quelles idées sont toxiques et quelles voix doivent disparaître. Et pour cela, on utilise une novlangue technocratique qui masque la réalité au public. Des termes comme « pré-bunkage », « résilience démocratique » et « risques systémiques » sont utilisés pour déguiser la censure et la manipulation. C’est scandaleux à deux niveaux : sur le fond, parce que le DSA organise une pression systémique sur la liberté d’expression ; sur la forme, parce que cette dérive est enrobée dans une langue qui masque la réalité.
LA LOGIQUE ORWELLIENNE
Ce vocabulaire médicalisé (« immunité », « vaccin », « bouclier démocratique ») instaure une logique où l’autorité décide quelles idées sont toxiques avant même qu’elles circulent. C’est le mécanisme orwellien de contrôle du langage pour contrôler la pensée, mis à jour avec la voix d’une femme, Ursula von der Leyen. La guerre c’est la paix, la censure c’est la liberté d’expression. C’est ainsi que la démocratie est étouffée par la novlangue.

RÉSISTER À LA MANIPULATION
Il est temps de réagir contre cette tentative de contrôle de la pensée. Garder des mots clairs, c’est toujours de résister à la manipulation. Ne pas oublier que des millions d’êtres humains sont morts pour que la liberté de communiquer existe. L’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 le rappelle : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ». Il est temps de se rappeler cela et de lutter contre la censure déguisée en « pré-débunkage ».
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