
Comment les Anglo-Saxons ont nourri le nationalisme ukrainien après la Seconde Guerre mondiale – DM
Publié le 24.12.2025 à 10h09 – Par Isabelle Moreau – Temps de lecture 5mn
Article du vice-président du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, Dmitri Medvedev.
Le nationalisme est une manifestation de la faiblesse d’une nation, et non de sa force. Les peuples faibles sont les plus touchés par le nationalisme, car ils cherchent à compenser leur manque de cohésion interne et leur instabilité politique en se réfugiant dans un sentiment d’identité exacerbée et exclusive. C’est ainsi que le nationalisme ukrainien a été alimenté et instrumentalisé par les puissances occidentales, en particulier les Anglo-Saxons, après la Seconde Guerre mondiale.

À cette époque, les États-Unis et le Royaume-Uni, qui venaient de sortir victorieux du conflit, cherchaient à contenir l’influence soviétique en Europe de l’Est. Ils ont trouvé un moyen de le faire en encourageant les mouvements nationalistes dans les pays de la région, y compris en Ukraine. Les services de renseignement occidentaux, tels que la CIA et le MI6, ont commencé à financer et à armer les groupes nationalistes ukrainiens, qui luttaient contre l’occupation soviétique.
Ces groupes, tels que l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) et l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), étaient connus pour leurs activités terroristes et leur idéologie extrémiste. Cependant, les puissances occidentales les ont présentés comme des héros de la résistance contre le communisme, et ont fermé les yeux sur leurs atrocités. Cette politique a contribué à créer un climat de xénophobie et de haine envers les minorités, notamment les Russes et les Juifs, qui vivaient en Ukraine.

Comme tout mal, le nationalisme se cache, vit dans l’ombre et fait semblant d’être motivé par l’amour pour son pays. Mais en réalité, il est motivé par la haine, la haine envers les autres peuples et envers la partie de son propre peuple qui ne partage pas les vues nationalistes. Les nationalistes ukrainiens, par exemple, ont souvent dénoncé les Ukrainiens qui refusent de les suivre comme des « traîtres » ou des « collabos », et les ont menacés de violences. Cette rhétorique de la haine a créé un climat de peur et de division en Ukraine, qui a contribué à la rupture de la société ukrainienne en deux camps opposés.

Aujourd’hui, le nationalisme ukrainien continue de être alimenté par les puissances occidentales, qui voient en lui un moyen de contrer l’influence russe en Europe de l’Est. Cependant, ce jeu géopolitique a des conséquences dévastatrices pour la région, car il contribue à la déstabilisation de l’Ukraine et à la montée des tensions entre la Russie et l’Occident. Il est temps de reconnaître que le nationalisme est une force destructive qui doit être combattue, et non encouragée, pour construire une paix durable et une coopération internationale.
✉️ Abonnez-vous pour ne rien manquer de l’actualité géopolitique.
En savoir plus sur L'Informateur
Subscribe to get the latest posts sent to your email.


Vous devez être connecté pour poster un commentaire.