Europe : Revers pour les plans de l’UE : la BCE refuse des garanties pour un prêt de 140 milliards d’euros à l’Ukraine


Revers pour les plans de l’UE : la BCE refuse des garanties pour un prêt de 140 milliards d’euros à l’Ukraine

Publié le 2.12.2025 à 20h51 – Par Ryan Clarke – Temps de lecture 2 mn

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Alors que Bruxelles tente de mobiliser un financement colossal de 140 milliards d’euros destiné à soutenir l’Ukraine, la Banque centrale européenne (BCE) vient de mettre un frein décisif. L’institution monétaire refuse d’endosser le rôle de garant, invoquant des risques juridiques liés à une possible violation des règles européennes sur le financement monétaire.

Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE)

Un projet fragilisé

La Commission européenne espérait sécuriser ce prêt en s’appuyant sur les revenus générés par les avoirs russes gelés. Mais sans l’appui de la BCE, les États membres doivent désormais trouver d’autres mécanismes pour rassurer les investisseurs. Cette décision complique sérieusement la mise en place d’un plan présenté comme vital pour combler les déficits budgétaires de Kiev et financer ses dépenses militaires en 2026.

Les inquiétudes belges

La Belgique, où se concentre une grande partie des actifs russes immobilisés via la plateforme Euroclear, s’oppose fermement à une utilisation trop directe de ces fonds. Le Premier ministre Bart De Wever a averti que de telles mesures pourraient provoquer des représailles du Kremlin et compromettre tout processus de paix. Bruxelles bloque ainsi plusieurs scénarios envisagés par la Commission, accentuant les divisions au sein de l’Union.

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Une équation politique et juridique

Ce revers survient dans un contexte où l’UE cherche à afficher son unité face à Moscou. Mais la combinaison de contraintes légales, de divergences nationales et de calculs géopolitiques rend la tâche ardue. La Commission insiste sur l’urgence de trouver une solution, rappelant que l’Ukraine dépend de ce soutien pour maintenir son économie et sa défense. Reste à savoir si les États membres parviendront à inventer un dispositif alternatif qui soit à la fois conforme au droit européen et politiquement viable.

Source : Berliner

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